Dr H. SRV

Fiches › Pédiatrie

Migraine pédiatrique

Pédiatrie⚠︎ Points à vérifier

⚠️ Fiche en cours de révision : certains points, dont des doses, n'ont pas encore été validés par l'auteur (voir la liste). Confirmer avec une source officielle ou le guide de votre établissement.

En bref : Chez l'enfant, la migraine est souvent bilatérale (frontale ou temporale) et plus courte que chez l'adulte (≥ 2 h). Le diagnostic est clinique. On fait une imagerie seulement s'il y a des drapeaux rouges. En crise, on donne l'ibuprofène 10 mg/kg tôt ; un triptan est une option chez l'adolescent. Si échec du traitement PO, vomissements incoercibles ou drapeaux rouges : urgence, où le métoclopramide IV est le traitement de 1re ligne ; pas d'opioïdes. Pour la prévention, l'essai CHAMP (NEJM 2017) n'a montré aucune supériorité de l'amitriptyline ni du topiramate sur le placebo. On mise donc d'abord sur les habitudes de vie et la TCC.

🩺 Au chevet

🚩 Signaux d'alarme : diriger vers l'urgence ou consulter rapidement

  • Céphalée nouvelle et sévère (« la pire »), avec fièvre et méningisme ou altération de l'état de conscience : urgence.
  • Examen neurologique anormal, œdème papillaire, ataxie ou aura atypique (motrice, prolongée) : urgence.
  • Réveils nocturnes par la céphalée, vomissements matinaux répétés ou céphalée qui s'aggrave progressivement : imagerie et consultation rapide.
  • Céphalée positionnelle ou déclenchée par la toux, ou enfant de moins de 6 ans : consultation rapide ; porteur de shunt qui vomit : urgence.
  • Échec du traitement PO, vomissements incoercibles ou incapacité de boire : urgence.

📨 Référer : CRDS pédiatrie générale (priorités A à E) · 🚩 Alertes cliniques : urgence

Diagnostic (ICHD-3, adapté à l'enfant)

⚠️ Drapeaux rouges → imagerie (IRM de préférence) : - Céphalée nouvelle et sévère (« la pire »), ou qui s'aggrave progressivement. - Réveils nocturnes par la céphalée, ou vomissements matinaux répétés. - Examen neurologique anormal, œdème papillaire, ataxie, changement de personnalité ou baisse scolaire. - Enfant de < 6 ans ; céphalée occipitale isolée. - Céphalée positionnelle ou déclenchée par la toux ou la manœuvre de Valsalva. - Aura atypique (motrice, prolongée). - Fièvre et méningisme. - Ralentissement de la croissance (craniopharyngiome) ; neurofibromatose ou shunt.

Traitement de la crise

Contexte Médicament Dose
Domicile, 1re ligne Ibuprofène PO 10 mg/kg (max 600 mg), dès le début de la crise
Domicile Acétaminophène PO 15 mg/kg (max 1 g)
Adolescent (≥ 12 ans) Triptan : almotriptan, rizatriptan, zolmitriptan nasal, sumatriptan-naproxène Selon la monographie. Plus efficace s'il est pris dans les 2 h. Peut être associé à un AINS
Nausées Ondansétron ODT 0,15 mg/kg (max 8 mg)
Échec du traitement PO, vomissements Urgence Métoclopramide IV (1re ligne à l'urgence) ; pas d'opioïdes
Urgence, 2e ligne Bloc du nerf grand occipital (lidocaïne 2 %, 1–2 mL de chaque côté) ou lidocaïne intranasale 20 mg Selon l'expertise et la préférence du patient
Hydratation Orale (petites gorgées fréquentes) ; urgence si incapacité de boire ou déshydratation Le bolus IV systématique n'améliore pas la douleur

⚠️ Mis à jour (SCP, 2025) : à l'urgence, le métoclopramide IV seul est le traitement de choix. Le bolus liquidien, le kétorolac, le magnésium et le valproate n'ajoutent pas de bénéfice démontré, et les opioïdes sont à proscrire. On surveille l'akathisie sous métoclopramide ; la diphénhydramine se donne au besoin si l'akathisie survient.

Prévention

Pièges et perles

Références