Cardiologie et vasculaire
⚠️ Alertes cliniques — Cardiologie adulte (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger l’usager à l’urgence (liste non exhaustive) :
- Syndrome coronarien aigu suspecté, angine de repos
- Insuffisance cardiaque décompensée
- Fibrillation auriculaire rapide ≥ 110 bpm au repos ou mal tolérée
- Syncope brutale (sans prodrome)
- Bradycardie symptomatique avec FC < 40 bpm ou pauses diurnes > 3 secondes documentées
⚠️ Alertes cliniques — Chirurgie vasculaire (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger l’usager vers l’urgence :
- Suspicion d’ischémie aiguë avec déficit moteur ou sensitif du membre supérieur, inférieur
- Ischémie mésentérique aiguë
- Tout anévrisme douloureux ou rompu (aortique, viscéral ou des membres)
- Suspicion d’une infection vasculaire (artère native ou prothèse vasculaire)
- Hémorragie aiguë ou menace d’hémorragie, externe ou interne d’origine vasculaire (traumatisme vasculaire, hémorragie d’un accès vasculaire pour hémodialyse, dissection aortique aiguë, hématome expansif, etc.)
- Gangrène humide ou suspicion d’infection nécrosante du pied
- Abcès plantaire avec sepsis chez un usager avec insuffisance artérielle connue ou suspectée
- Suspicion d’un AIT/AVC avec parésie unilatérale ou trouble de la parole persistant, fluctuant ou transitoire depuis < 48 h ou Référer à l’Accueil clinique si disponible et selon l’état de l’usager
- Contacter le chirurgien vasculaire de garde : Pour toutes situations que vous identifiez de priorité A incluant les conditions cliniques suivantes, communiquer avec le chirurgien vasculaire de garde de votre région :
- Suspicion d’ischémie récente (< 14 jours) sans déficit moteur ou sensitif
- Sténose carotidienne documentée > 50 % avec AIT(ICT) ou amaurose fugace ou AVC récent < de 14 jours
- Anévrisme de l’aorte abdominale > 70 mm
🚩 Douleur thoracique et SCA
- 6 causes mortelles : SCA, dissection aortique, EP, pneumothorax sous tension, tamponnade, rupture œsophagienne.
- IMO : STEMI, Sgarbossa, postérieur (sus-ST V7–V9), De Winter, T hyperaiguës ; Wellens.
- Douleur déchirante dorsale, écart de TA > 20 mm Hg, déficit neurologique : dissection (pas d'anticoagulation ni de fibrinolyse).
- Post-IM : nouveau souffle, OAP brutal, choc, BAV.
🚩 Dyslipidémie et statines
- C-LDL ≥ 5,0 mmol/L : suspicion d'hypercholestérolémie familiale.
- TG > 10 mmol/L : risque de pancréatite.
- Symptômes musculaires avec CK > 10 × N : rhabdomyolyse ; ALT > 3 × N persistante.
- Interactions : gemfibrozil + statine contre-indiqué ; simvastatine max 20 mg avec amlodipine ; CYP3A4 (clarithromycine, azolés).
🚩 ECG et ECG d'urgence
- Occlusion coronarienne (STEMI ou équivalent : postérieur, de Winter, T hyperaiguës, Sgarbossa modifié positif).
- Hyperkaliémie : T pointues, QRS large, onde sinusoïdale.
- QRS > 100 ms avec R terminal en aVR > 3 mm : bloqueurs Na.
- BAV 2 Mobitz II ou BAV 3 ; tachycardie à QRS large (TV jusqu'à preuve du contraire) ; FA pré-excitée.
- QTc > 500 ms ; Wellens chez un patient sans douleur.
🚩 Fibrillation auriculaire et arythmies
- Instabilité : hypotension, ischémie, OAP, altération de l'état de conscience.
- QRS larges et irréguliers : FA préexcitée (WPW), pas de bloqueur du nœud AV.
- Syncope, douleur thoracique, palpitations à l'effort, cardiopathie structurale, mort subite familiale.
- FC ≈ 150 régulière : flutter 2:1.
🚩 Hypertension artérielle
- PA souvent ≥ 180/120 + atteinte aiguë d'organe cible : encéphalopathie, AVC ou HIC, SCA, OAP, dissection, IRA, MAT, rétinopathie III–IV.
- Grossesse ≥ 160/110 : prééclampsie, traiter en 30–60 min.
- Créatinine ↑ > 30 % ou K > 5,5 sous IECA/ARA/diurétique.
- Personne âgée : hypotension orthostatique, chutes.
🚩 Hypotension et hypotension orthostatique
- TAS < 90, PAM < 65 ou baisse > 40 mmHg + hypoperfusion (lactate > 2, oligurie, confusion, marbrures, remplissage capillaire > 3 s) : choc.
- Fièvre, GB anormaux : choc septique.
- TVC élevée : cardiogénique ou obstructif (tamponnade, EP, pneumothorax).
- Saignement ; syncope ou chutes.
🚩 Insuffisance cardiaque
- Hypoperfusion (extrémités froides, oligurie, confusion, lactate ↑) ou TAS < 90 : choc cardiogénique.
- Détresse respiratoire, FR > 40 ou SpO₂ < 90 %.
- SCA, arythmie significative, chocs répétés du DCI.
- Diurèse < 100–150 mL/h ou Na urinaire < 50–70 à 2 h : réponse insuffisante.
🚩 Maladie vasculaire athérosclérotique et MAP
- Ischémie aiguë (6 P) : douleur, pâleur, absence de pouls, froideur, paresthésies, paralysie : urgence en heures.
- Rutherford IIb (déficit sensitif au-delà des orteils, faiblesse) : revascularisation immédiate.
- Ischémie chronique menaçante : douleur de repos ≥ 2 sem, plaie qui ne guérit pas, gangrène.
- Après revascularisation : syndrome des loges, hyperkaliémie, rhabdomyolyse, IRA.
🚩 Péricardite
- Tamponnade : péricardiocentèse urgente.
- Haut risque majeur : fièvre > 38, évolution subaiguë, gros épanchement, échec des AINS à 1 semaine.
- Haut risque mineur : troponine ↑ (myopéricardite), immunosuppression, anticoagulation (hémopéricarde), trauma.
- Sus-ST localisé avec image en miroir : SCA jusqu'à preuve du contraire.
- Origine d'un pays endémique, épanchement important ou subaigu : tuberculose.
🚩 Syncope
- Syncope sans prodrome, à l'effort ou en position couchée ; palpitations
- Histoire familiale de mort subite < 40 ans ; cardiopathie connue ; souffle (SA, CMH)
- ECG : BAV de haut degré, bloc bifasciculaire, bradycardie < 40, QTc > 480 ms, Brugada, préexcitation
- Dyspnée, douleur thoracique, méléna, céphalée : EP, dissection, hémorragie, HSA
🚩 Urgence et poussée hypertensives
- Atteinte d'organe aiguë : confusion, convulsions, troubles visuels (encéphalopathie, PRES), déficit focal (AVC, HIC).
- PA ou pouls asymétriques aux deux bras : dissection aortique.
- OAP, SCA, IRA, schistocytes (MAT), œdème papillaire.
- Grossesse ou post-partum ≤ 6 sem avec PA ≥ 160/110 : prééclampsie, même sans protéinurie.
🚩 Œdème
- Angiœdème (lèvres, langue, visage) : urgence des voies respiratoires.
- Unilatéral aigu (< 72 h) : TVP jusqu'à preuve du contraire ; aussi cellulite, kyste poplité rompu, syndrome des loges.
- Dyspnée, orthopnée, TVC élevée, crépitants : insuffisance cardiaque.
- Bilatéral : penser aussi à une TVP bilatérale (cancer, compression pelvienne).
Pneumologie
⚠️ Alertes cliniques — Pneumologie adulte (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger l’usager vers l’urgence (liste non exhaustive) :
- PNEUMONIE : Tableau clinique de pneumonie avec signes de sévérité (désaturation < 90 %, confusion, hypotension, etc.) ou fièvre persistante (> 48 h) sous traitement antibiotique
- MPOC : Détérioration grave AVEC somnolence ou désaturation < 90 %
- HÉMOPTYSIE IMPORTANTE (100 ml ou +) ou répétée (20 ml à quelques reprises dans la même journée)
- ASTHME : Exacerbation d’asthme aiguë sévère ou sans réponse à la corticothérapie orale depuis 24 h
- DYSPNÉE : Au repos, rapidement progressive (< 1semaine)
- SUSPICION D’EMBOLIE PULMONAIRE
- ÉPANCHEMENT PLEURAL significatif AVEC fièvre associée ou suspicion d’infection (empyème) ou désaturation < 90 %
🚩 Apnée du sommeil (SAHS)
- Désaturations sous opioïdes ou sédatifs, surtout en postopératoire (pire aux nuits 2–3).
- Syndrome obésité-hypoventilation : IMC ≥ 30, HCO₃ veineux ≥ 27 mmol/L, SpO₂ éveillé < 90 % ; décompensation sous O₂ à haut débit et sédatifs.
- Apnée centrale (Cheyne-Stokes) : IC, post-AVC, opioïdes.
🚩 Asthme et bronchospasme (adulte)
- Thorax silencieux, somnolence, confusion, épuisement, bradycardie.
- PaCO2 normale ou haute pendant une crise.
- Parle en mots, FR > 30, FC > 120, SpO2 < 90 %, DEP ou VEMS ≤ 50 %.
- Antécédent d'épisode quasi fatal.
🚩 Dyspnée
- SpO2 < 90 %, FR > 30, tirage, respiration paradoxale, incapacité à parler, cyanose.
- Altération de la conscience, stridor, hypotension, silence auscultatoire.
- Apparition brutale : EP, pneumothorax, corps étranger, OAP flash.
- Poumons clairs + hypoxémie : EP ; poumons clairs + tachypnée : acidose métabolique.
🚩 Imagerie thoracique
- Médiastin élargi (> 8 cm en AP), perte du bouton aortique : syndrome aortique, trauma.
- Pneumothorax (en décubitus : signe du sillon profond).
- Air libre sous-diaphragmatique.
- Tube endotrachéal trop près de la carène (ou trop haut ; viser ≈ 5–7 cm au-dessus, cou neutre) ; TNG pas dans l'estomac.
🚩 MPOC
- pH < 7,35 et PaCO₂ > 45 : VNI ; pH < 7,25, épuisement ou coma : intubation selon niveau de soins
- Hyperoxie : aggrave l'hypercapnie
- Dyspnée sans changement des expectorations : EP ou IC ; fièvre élevée : pneumonie
- Ottawa ≥ 3 points : risque élevé, favorise l'admission
🚩 Nodule pulmonaire et dépistage du cancer du poumon
- Symptômes suspects : hémoptysie, toux ou dyspnée nouvelle persistante, douleur thoracique, perte de > 5 kg en 12 mois : investigation, pas dépistage.
- Nodule solide > 8 mm, contour spiculé, lobe supérieur, croissance.
- Composante solide ≥ 6 mm dans un nodule partiellement solide.
- Lung-RADS 4B ou 4X.
🚩 Spirométrie
- Maladie neuromusculaire : CVF < 1 L ou < 50 % du prédit, ou chute de > 25 % en décubitus : risque d'insuffisance respiratoire.
- Plateau expiratoire et inspiratoire : obstruction fixe des voies aériennes supérieures (sténose trachéale).
- Contre-indications relatives : IM ou AVC récent, pneumothorax, hémoptysie, EP aiguë.
🚩 Toux subaiguë et chronique
- Hémoptysie ; fumeur avec toux nouvelle ou modifiée.
- Perte de poids, fièvre, sueurs nocturnes (néoplasie, tuberculose).
- Dysphagie ou toux aux repas (aspiration) ; voix rauque persistante.
- Pneumonies récidivantes, crépitants, hippocratisme.
- Enfant : étouffement brutal (corps étranger), toux grasse > 4 sem.
Gastro-entérologie et chirurgie générale
⚠️ Alertes cliniques — Gastroentérologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger l’usager à l’urgence :
- Hémorragie digestive aiguë
- Impaction alimentaire ou corps étranger
- Cholangite
- Pancréatite aiguë
- Encéphalopathie hépatique de novo (1er épisode)
- Ascite (1er épisode ou fébrile)
- Hépatite aiguë sévère (ALT > 500)
- Utiliser le formulaire de l’Accueil clinique si disponible
⚠️ Alertes cliniques — Chirurgie générale (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger l’usager vers l’urgence :
- Douleur abdominale aiguë (ex. : appendicite, cholécystite, diverticulite compliquée ou sans réponse au traitement initial, ulcère perforé, etc.)
- Abcès ischiorectal
- Hémorragie digestive aiguë
- Hernie incarcérée
- Occlusion intestinale
- Abcès cutané / mammaire
🚩 Côlon irritable et constipation
- Perte de poids, rectorragies ou méléna, anémie ferriprive, début après 50 ans
- Douleur, vomissements ou distension aiguës : occlusion ou Ogilvie avant tout laxatif
- Fuites liquides chez la personne âgée : fécalome jusqu'à preuve du contraire
- Pédiatrie : retard du méconium, fossette sacrée, botulisme infantile
🚩 Diarrhée aiguë
- Hypovolémie, altération de l'état mental, sepsis.
- Diarrhée sanglante afébrile : ECEH, risque de SHU.
- C. difficile fulminant : hypotension, iléus, mégacôlon, perforation.
-
Douleur disproportionnée chez un vasculaire : colite ou ischémie mésentérique.
🚩 Diarrhée chronique et malabsorption
- Début après 45–50 ans, perte de poids, rectorragies, anémie ferriprive, symptômes nocturnes.
- Fièvre, calprotectine élevée, antécédent familial de cancer colorectal ou de MII.
- Hypovolémie, hypokaliémie, acidose.
- Patient hospitalisé : C. difficile, fécalome avec diarrhée de débordement.
🚩 Douleur abdominale aiguë (adulte)
- Instabilité, syncope, douleur irradiant au dos : AAA rompu, dissection
- Douleur disproportionnée à l'examen avec FA ou athérosclérose : ischémie mésentérique (lactate normal ne l'exclut pas)
- Défense, rigidité, douleur à la décompression : péritonite
- Vomissements, distension, arrêt des gaz : occlusion
- Femme en âge de procréer : grossesse ectopique ; personne âgée ou sous corticoïdes : signes atténués
🚩 Dysphagie
- Impaction alimentaire ou corps étranger : incapacité d’avaler la salive, hypersalivation, douleur rétrosternale → urgence (endoscopie ; immédiate si obstruction complète, pile bouton, aimants ou objet pointu).
- Dysphagie rapidement progressive, perte de poids, anémie ferriprive, hématémèse ou méléna, odynophagie importante, âge > 50 ans.
- Dysphagie oropharyngée aiguë avec déficit neurologique (AVC), voix nasonnée, ptose ou faiblesse fluctuante (myasthénie) → urgence.
- Fausses routes avec fièvre ou toux productive (pneumonie d’aspiration), déshydratation, prise PO impossible → urgence.
🚩 Hémorragies digestives
- Hypotension, tachycardie, syncope, index de choc (FC/TAS) > 1.
- Hématémèse + méléna ; hématochézie massive instable (10–15 % source haute).
- Cirrhose : varices probables.
- Antécédent de chirurgie aortique : fistule aorto-entérique (angio-CT).
🚩 Hépatites virales (A, B, C)
- Ictère avec RNI élevé, confusion, ascite : insuffisance hépatique, urgence.
- Signes de cirrhose (plaquettes basses, angiomes stellaires, ascite) chez un patient porteur du VHB ou du VHC.
- Hépatite aiguë chez une femme enceinte.
🚩 Ictère de l'adulte
- Fièvre + douleur de l'HCD + ictère (Charcot) ; confusion et choc (Reynolds) : cholangite.
- RNI ↑ avec encéphalopathie (astérixis) : insuffisance hépatique aiguë.
- Ictère indolore progressif, perte de poids, vésicule palpable (Courvoisier) : néoplasie.
- Transaminases > 1000 : virus, ischémie, acétaminophène.
🚩 Nausées et vomissements
- Distension, absence de gaz, vomissements fécaloïdes, péritonisme : occlusion.
- Céphalée avec signes neurologiques ou œdème papillaire : HTIC.
- Douleur thoracique (SCA inférieur), acidocétose, hématémèse.
- Grossesse, hypercalcémie, insuffisance surrénalienne, toxicité (digoxine, lithium).
🚩 Perte de poids involontaire
- Dysphagie, saignement digestif, masse, adénopathies dures ou fixes.
- Fièvre, sueurs nocturnes, toux chronique ou hémoptysie (cancer, tuberculose, VIH).
- Perte rapide (plus de 10 % en 6 mois), cachexie, déshydratation, chutes.
- Personne âgée seule, qui ne mange plus, avec dépression ou troubles cognitifs.
🚩 Probiotiques
- Contre-indiqués : immunosuppression importante (neutropénie, greffe, chimiothérapie), cathéter veineux central (fongémie à S. boulardii), pancréatite aiguë sévère.
- Prudence : valvulopathie ou prothèse valvulaire, soins intensifs, intestin court.
- ICD active : le probiotique n'a aucun rôle thérapeutique.
🚩 RGO, dyspepsie et ulcère peptique
- Méléna, hématémèse ; anémie ferriprive prouvée.
- Dysphagie, odynophagie, perte de poids, satiété précoce, vomissements persistants, masse épigastrique.
- Dyspepsie nouvelle à ≥ 60 ans ; ATCD familial de cancer digestif haut.
- Douleur épigastrique : ne pas manquer SCA, pancréatite, cholécystite ; perforation (air libre).
🚩 Stéatose et lésions hépatiques
- ALT > 1000 U/L : ischémie, acétaminophène, hépatite virale aiguë, calcul migré, auto-immune.
- Cirrhotique avec ascite admis : PBS (neutrophiles ≥ 250/mm³) ; encéphalopathie (chercher infection, saignement, constipation, hypoK).
- Nodule sur foie cirrhotique : CHC jusqu'à preuve du contraire.
- Adénome avec douleur aiguë et choc : rupture.
- Plaquettes basses, AST > ALT, albumine ↓, INR ↑ : fibrose avancée.
Neurologie et neurochirurgie
⚠️ Alertes cliniques — Neurologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger l’usager à l’urgence :
- Suspicion d’un IAT/AVC avec parésie unilatérale et/ou trouble de la parole persistant, fluctuant ou transitoire depuis < 48 heures
- Céphalée à début subit ou qui s’accompagne d’indice d’alarme (température, déficit neurologique, altération du sensorium, papilloedème, suspicion d’artérite temporale, etc.)
- Altération de l’état de conscience ou état confusionnel aigu
- Status épileptique ou crises convulsives à répétition
- Suspicion d’une atteinte médullaire rapidement progressive
- Suspicion d’un syndrome de Guillain-Barré
⚠️ Alertes cliniques — Neurochirurgie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Alertes cliniques et raisons de consultation de priorité A ou B (liste non exhaustive) :
- Communiquer avec le neurochirurgien de garde :
- Hémorragie intracrânienne
- Syndrome d’hypertension intracrânienne avec ou sans altération de l’état de conscience
- Apparition soudaine ou rapidement progressive d’un déficit neurologique (localisation cérébrale, médullaire ou queue de cheval ou radiculopathie aiguë avec déficit moteur significatif)
- Myélopathie aiguë ou subaiguë (compression médullaire) avec évolution rapide des symptômes
- Sténose carotidienne symptomatique
- Traumatisme cranio-cérébral (TCC) ou spino-médullaire aigu modéré et sévère
- Fracture du crâne ou du rachis
- Tumeurs cérébrales intraparenchymateuses : métastases, gliomes ou autres
- Tumeurs du rachis intra-durales ou extra-durales (primaires ou métastatiques)
🚩 AVC et ICT
- Déficit focal aigu : noter l'heure « vu normal » ; FAST/VITE.
- Faiblesse + trouble visuel, aphasie ou négligence : occlusion de gros vaisseau.
- Altération de conscience, diplopie, dysarthrie, déficits bilatéraux : penser basilaire.
- Déficit fluctuant ou « en escalier » ; ICT < 48 h = risque très élevé.
🚩 Convulsions et état de mal épileptique
- Crise ≥ 5 min ou crises répétées sans récupération = EME
- Pas de retour à l'éveil en 15–20 min : EME non convulsif jusqu'à preuve du contraire
- Fièvre, méningisme, déficit focal, trauma, anticoagulation, éclampsie (≤ 6 sem post-partum)
🚩 Céphalées et migraine
- Début brutal (maximal en quelques minutes), à l'effort ou à la toux : HSA, SVCR, dissection, apoplexie hypophysaire.
- Déficit « dur » (motricité, nerfs crâniens, ataxie) : traiter comme un AVC.
- Fièvre, raideur de nuque, immunosuppression : méningite ; > 50 ans + claudication de la mâchoire : ACG.
- Grossesse/post-partum (TVC, prééclampsie), trauma ou anticoagulant (HSD), plusieurs personnes du domicile (CO).
🚩 Paralysie faciale et névralgies crâniennes
- Front épargné ou autre déficit (hémiparésie, aphasie) : atteinte centrale, protocole AVC.
- Paralysie bilatérale (Guillain-Barré, Lyme, sarcoïdose, VIH), progressive > 72 h, récidivante, masse, autres NC.
- Vésicules, otalgie intense (Ramsay Hunt) ; zona V1 avec atteinte de l'œil.
- Œil rouge, douloureux ou baisse de la vision (kératite d'exposition).
🚩 Parkinson et troubles du mouvement
- Arrêt brusque de la lévodopa : syndrome d'hyperpyrexie-parkinsonisme (rigidité, fièvre, CK élevée, dysautonomie).
- Délirium : doses de lévodopa manquées, halopéridol ou métoclopramide donnés la nuit.
- Chutes, pneumonie d'aspiration, rétention urinaire, HTO.
-
Corps de Lewy : sensibilité aux neuroleptiques potentiellement fatale.
🚩 Syndrome des jambes sans repos
- Augmentation dopaminergique : symptômes plus tôt dans la journée, plus intenses, étendus aux bras.
- Carence en fer même sans anémie (chercher la cause) ; IRC terminale, grossesse.
- Agitation nocturne à l'hôpital : distinguer SJSR, akathisie et délirium.
- Claudication (aggravée à la marche) : ne pas confondre.
🚩 Traumatisme crânien
- Baisse du Glasgow (signe cardinal), pupilles asymétriques, signe focal, convulsion.
- Triade de Cushing (HTA, bradycardie, respiration irrégulière), mydriase unilatérale : herniation.
- Fracture de la base (hémotympan, raton laveur, Battle, LCR), fracture ouverte ou enfoncée, ≥ 2 vomissements.
- Anticoagulant ou antiplaquettaire ; hypotension = chercher une hémorragie ailleurs.
- Enfant : penser à la maltraitance.
🚩 Vertiges et étourdissements
- Incapacité de marcher ou de s'asseoir sans aide : AVC jusqu'à preuve du contraire.
- HINTS central : impulsion normale, nystagmus qui change de direction, skew ; surdité aiguë (AICA).
- Signes focaux, dysarthrie, diplopie, dysphagie, céphalée brutale ou douleur cervicale (dissection).
- Âge > 60 ans, HTA, diabète, FA, 1er épisode. Un TDM normal n'exclut pas un AVC.
Néphrologie et électrolytes
⚠️ Alertes cliniques — Néphrologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Communiquer avec le néphrologue de garde ou diriger l’usager à l’urgence :
- IRA : Baisse du DFGe à moins de 15 ET symptômes urémiques ou atteintes à d’autres organes
- Augmentation de la créatinine > 200 %
- Augmentation de la créatinine > 100 % avec hématurie et protéinurie
- Glomérulonéphrite avec hémoptysie (exemple : vasculite)
- Troubles électrolytiques sévères et/ou symptomatiques
- Troubles acido-basiques sévères
- HTA sévère symptomatique
🚩 Analyse d'urine, hématurie et protéinurie
- Hématurie + protéinurie + créatinine qui monte en jours : GN rapidement progressive (urgence ; chercher une hémorragie alvéolaire).
- Hématurie macroscopique : risque de cancer 10–20 %.
- Bandelette + sang mais 0 GR : myoglobinurie (rhabdomyolyse) ou hémolyse.
- Protéinurie néphrotique (> 3–3,5 g/j) : thrombose, infection.
- Hématurie sous anticoagulant : n'est pas « expliquée » par l'anticoagulant.
🚩 Insuffisance rénale chronique
- IRA sur IRC : hypovolémie, IECA/ARA, AINS, diurétiques, contraste, obstruction.
- Baisse rapide du DFGe (> 25 % avec changement de stade, > 5 mL/min/an).
- Hyperkaliémie persistante ; acidose (HCO₃⁻ < 18) ; hématurie glomérulaire, cylindres.
🚩 Lithiase urinaire
- Fièvre ou sepsis avec calcul obstructif : urgence urologique (drainer).
- Rein unique obstrué, obstruction bilatérale, IRA.
- Homme > 60 ans avec « première colique néphrétique » : AAA fissuré.
- Douleur ou vomissements réfractaires ; grossesse.
Urologie et santé masculine
⚠️ Alertes cliniques — Urologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger l’usager à l’urgence :
- Hématurie macroscopique active (non infectieuse)
- Colique néphrétique non soulagée par la médication — Utiliser le formulaire de l’Accueil clinique si disponible
- Hyperthermie d’origine urinaire
- Suspicion de torsion testiculaire
- Rétention urinaire aiguë
- Fracture du pénis ou priapisme
🚩 Andropause et hypogonadisme masculin
- Céphalées, troubles visuels ou atteinte des champs visuels avec testostérone basse et LH/FSH basses (tumeur hypophysaire) : consultation rapide en endocrinologie.
- Céphalée brutale avec trouble visuel ou état de choc (apoplexie hypophysaire) : urgence.
- Testostérone < 5,2 nmol/L avec LH/FSH basses ou normales, ou prolactine élevée : IRM hypophysaire et consultation rapide en endocrinologie.
- Sous testostérone : dyspnée, douleur thoracique ou mollet tuméfié (embolie pulmonaire, TEV), palpitations (FA) : urgence.
- Hématocrite > 0,54 sous testostérone : consultation rapide pour ajustement ; céphalées ou symptômes neurologiques associés : urgence.
- APS en hausse de > 1,4 µg/L en 12 mois, APS > 4 µg/L ou toucher rectal anormal : consultation rapide en urologie.
🚩 Balanite et phimosis
- Paraphimosis (prépuce rétracté coincé derrière le gland) non réductible : urgence (urologie de garde).
- Rétention urinaire ou impossibilité d'uriner sur phimosis ou balanite : urgence.
- Cellulite pénienne extensive, fièvre, crépitants ou douleur périnéale disproportionnée, surtout chez un diabétique sous iSGLT2 (gangrène de Fournier) : urgence.
- Lésion persistante > 4–6 semaines malgré le traitement, plaque blanche, ulcère induré ou masse : biopsie, consultation rapide en dermatologie ou urologie.
- Balanite récidivante avec polyurie, polydipsie, perte de poids ou atteinte de l'état général (diabète décompensé) : glycémie le jour même, urgence si hyperglycémie sévère.
🚩 Dysfonction érectile
- Priapisme (érection > 4 h), après une injection ou spontané : urgence (urologie de garde).
- Douleur thoracique pendant l'activité sexuelle ou après un iPDE5 : 911, en signalant la prise d'iPDE5 (nitrates contre-indiqués).
- Perte de vision brutale sous iPDE5 (NOIAN) : urgence.
- Craquement, détumescence brutale et hématome du pénis (fracture du pénis) : urgence (urologie de garde).
- DE d'apparition aiguë avec anesthésie en selle, troubles sphinctériens ou déficit neurologique : urgence.
- Hypogonadisme avec céphalée, troubles visuels ou galactorrhée (tumeur hypophysaire) : consultation rapide en endocrinologie.
Endocrinologie
⚠️ Alertes cliniques — Endocrinologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger l’usager vers l’urgence :
- Acidocétose diabétique
- Apoplexie hypophysaire
- Hypercalcémie avec calcium corrigé > 3,5 mmol/l
- Hypocalcémie très symptomatique ou calcium corrigé < 1,6 mmol/l
- Insuffisance surrénalienne avec instabilité hémodynamique
- Suspicion de phéochromocytome avec instabilité hémodynamique
- Tempête thyroïdienne
- Pour la condition clinique suivante, communiquer avec l’endocrinologue de garde de votre région :
- Diabète de novo, type 1 soupçonné, sans acidose mais avec acétonurie
🚩 Diabète de type 2 et hypoglycémiants
- Sous iSGLT2 : nausées, douleur abdominale, tachypnée avec glycémie < 14 = ACD euglycémique (doser le BHB).
- Hyperglycémie symptomatique ou décompensation métabolique : insuline ; exclure un type 1.
- Perte de poids involontaire : LADA ou atteinte pancréatique.
- Hypoglycémies prolongées : sulfonylurées (glyburide), âgé, IR.
🚩 Incidentalomes
- Nodule pulmonaire > 8 mm, ou partiellement solide avec composante solide ≥ 6 mm
- Thyroïde : invasion locale, adénopathies anormales, captation focale à la TEP-FDG
- Surrénale > 20 UH, ≥ 4 cm ou hétérogène ; hormone en excès
- Rein : Bosniak III–IV ou masse solide rehaussée
- Hypophyse : macroadénome en contact avec le chiasma
🚩 Obésité
- Post-bariatrique : vomissements persistants, perte de poids rapide, alcool, œdèmes ou neuropathie → thiamine parentérale sans attendre le dosage.
- Après bypass : douleur abdominale = hernie interne (TDM, avis chirurgical) ; ulcère marginal ; hypoglycémie post-prandiale tardive.
- GLP-1 : ATCD de cancer médullaire de la thyroïde ou NEM2, pancréatite, grossesse.
🚩 Ostéoporose
- Fracture de la hanche, vertébrale ou ≥ 2 fractures de fragilisation : traiter sans attendre la DMO.
- Très haut risque : fracture vertébrale récente sévère, > 1 vertébrale avec T < −2,5.
- Douleur à l'aine ou à la cuisse sous bisphosphonate : fracture fémorale atypique.
- Arrêt ou retard > 1 mois du dénosumab : rebond de fractures vertébrales.
- DFGe < 30 : TMO-IRC ; dénosumab et hypocalcémie sévère.
🚩 Syndrome métabolique et risque cardiovasculaire
- TG > 5,6 mmol/L : risque accru de pancréatite ; > 20 mmol/L : risque important, traiter en priorité.
- LDL ≥ 5,0 mmol/L : statine d'emblée (penser à l'hypercholestérolémie familiale).
- ATCD familial de MCV précoce (H < 55, F < 65 ans) : FRS doublé (30–59 ans, sans diabète).
- Lp(a) ≥ 50 mg/dL (≈ 100 nmol/L) : facteur de risque majeur.
- Patient jeune avec 5 critères et FRS faible : risque à vie élevé.
🚩 Thyroïde
- Fièvre + tachycardie, FA, délirium, IC chez un hyperthyroïdien : tempête (Burch-Wartofsky ≥ 45)
- Hypothermie, altération de conscience, hypoventilation, bradycardie, hyponatrémie : coma myxœdémateux
- Fièvre ou mal de gorge sous antithyroïdien : agranulocytose (FSC)
- Patient hospitalisé : TSH faussée (maladie non thyroïdienne, corticoïdes, dopamine, biotine)
Hématologie et oncologie
⚠️ Alertes cliniques — Hématologie et néoplasie hématologique adulte (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Considérer diriger l’usager vers l’urgence (liste non exhaustive) :
- Anémie sévère (Hb < 70 g/L)
- Thrombocytopénie sévère < 20 x 10⁹/L ou avec saignement significatif
- Suspicion de leucémie aiguë
- Neutropénie < 1,0 x 10⁹/L et T° ≥ 38,3 °C
- Thrombose aiguë
- Utiliser le formulaire de l’Accueil clinique si disponible
⚠️ Alertes cliniques — Oncologie médicale / hémato-oncologie adulte (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger ou garder l’usager à l’hôpital (urgence ou hospitalisation) :
- Symptômes de compression médullaire
- Hypercalcémie maligne Ca corrigé > 3 mmol/L
- Neutropénie fébrile (T° ≥ 38,3 °C et neutrophiles < 1,0 X 10⁹/L)
- Symptômes neurologiques rapidement progressifs d’une lésion primaire ou métastatique
- Syndrome de la veine cave supérieure
🚩 Anémie
- Instabilité, saignement actif (méléna, hématochézie), angor, syncope, signes d'IC.
- Schistocytes + thrombopénie : microangiopathie thrombotique (urgence).
- Pancytopénie ou blastes au frottis.
- Atteinte neurologique avec B12 basse.
🚩 FSC et hémogramme : anomalies de la formule sanguine
- Neutrophiles < 0,5 × 10⁹/L avec T ≥ 38,3 °C (ou ≥ 38,0 °C 1 h) : neutropénie fébrile → urgence immédiate (antibiotiques IV dans l'heure).
- Plaquettes < 20 × 10⁹/L, ou < 50 avec saignement ; Hb < 70 g/L sans saignement.
- Frottis : blastes, érythroblastes, leucoérythroblastose, schistocytes (MAT : PTT, SHU, CIVD, HELLP).
- Hémolyse, hyperleucocytose > 100 × 10⁹/L (leucostase), pancytopénie inexpliquée.
- Héparine : chute des plaquettes > 50 % entre J5 et J10 (TIH).
🚩 Thrombocytopénie et diathèses hémorragiques et thrombotiques
- Schizocytes + thrombopénie : PTT/MAT (PLASMIC 6–7 = risque élevé).
- Chute > 50 % à J5–10 sous héparine : TIH.
- Sepsis avec INR ↑, plaquettes ↓, D-dimères ↑ : CIVD.
- Grossesse + HTA : HELLP ; blastes : leucémie aiguë.
- Saignement SNC ou GI majeur ; PTT isolé ↑ non corrigé (hémophilie acquise).
🚩 Thromboembolie veineuse (TVP et EP)
- PAS < 90, choc ou arrêt : EP catégorie E.
- Lactate ou créatinine ↑ chez un normotendu : défaillance débutante (catégorie D).
- Dysfonction VD, troponine ou BNP élevés (C2–C3).
- EP sous anticoagulant bien pris : cancer, SAPL, TIH.
- Ischémie menaçant le membre (phlegmatia).
🚩 Électrophorèse des protéines
- IRA + hypercalcémie + anémie : myélome jusqu'à preuve du contraire
- CRAB : Ca > 2,75, clairance < 40 ou créatinine > 177, Hb < 100, lésion lytique
- Protéinurie néphrotique, IC à FEVG préservée avec parois épaisses et microvoltage : amylose AL
- Hypogammaglobulinémie + IR : myélome à chaînes légères (l'électrophorèse seule le manque)
- Pseudohyponatrémie ou trou anionique bas : paraprotéine
Infectiologie
⚠️ Alertes cliniques — Microbiologie médicale et infectiologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Conditions cliniques nécessitant une prise en charge < 24 h (liste non exhaustive) — Utiliser le formulaire d’Accueil clinique (si disponible) ou rejoindre le microbiologiste de garde ou diriger l’usager vers l’urgence :
- Cellulite nécessitant un traitement IV ou réfractaire au traitement PO
- Bursite nécessitant un traitement IV ou réfractaire au traitement PO
- Morsure animale ou humaine surinfectée
- Diriger ou garder l’usager à l’hôpital (urgence ou hospitalisation) :
- Fièvre post retour de voyage, suspicion de malaria ou de maladie respiratoire sévère (MRS)
- Sepsis
- Méningite
- Endocardite
- Arthrite septique
- Ténosynovite infectieuse
- Cellulite rapidement progressive
- Exposition accidentelle à un liquide biologique
- Morsure animale autre que chien et chat
- Infection sévère chez un usager immunosupprimé
🚩 Bronchite aiguë
- Indices de pneumonie : FC > 100, FR > 24, T° > 38 °C, crépitants focaux, matité
- Personne âgée : confusion, chute ou déclin fonctionnel
- Dyspnée, douleur thoracique, hémoptysie
- Toux en quintes, vomissements post-tussifs : coqueluche
- MPOC connue : c'est une EAMPOC, pas une bronchite
🚩 Fièvre chez le voyageur et médecine du voyage
- Fièvre ≤ 21 j après une zone d'éclosion + exposition à risque (malade, funérailles) : FHV, isolement immédiat.
- Paludisme grave : parasitémie ≥ 5 %, altération de la conscience, convulsions, détresse respiratoire, choc, Hb ≤ 70, glucose < 2,2, pH < 7,25, créatinine > 265.
- Dengue : douleur abdominale, vomissements, saignement muqueux, hématocrite ↑ et plaquettes ↓ (J3–J7).
- Rougeole, tuberculose, MERS : isolement aérien ou gouttelettes.
🚩 Herpès et antiviraux
- Fièvre, confusion, convulsions, signes focaux : encéphalite herpétique.
- Zona disséminé (> 3 dermatomes, lésions à distance), viscéral ou chez l'immunosupprimé.
- Zona V1, signe de Hutchinson : atteinte oculaire.
- Confusion, myoclonies sous acyclovir chez un patient en IR : neurotoxicité.
🚩 Infection urinaire et cystite
- Sepsis, vomissements, IRA ; pas d'amélioration à 72 h : obstruction ou abcès (pyélonéphrite obstructive = urgence urologique).
- Homme : prostatite (fièvre, toucher rectal douloureux), orchi-épididymite.
- Grossesse : hospitaliser la pyélonéphrite.
- Délirium ou urine trouble seul chez l'aîné : chercher une autre cause, ne pas traiter la bactériurie asymptomatique.
🚩 Infections de la peau et cellulite
- Fasciite nécrosante : douleur disproportionnée, induration ligneuse, bulles hémorragiques, crépitants, anesthésie cutanée, choc
- Atteinte orbitaire (douleur aux mouvements oculaires, diplopie, proptose), Fournier, centrofaciale
- Instabilité hémodynamique, membre ischémique
- Rougeur bilatérale : dermite de stase, pas cellulite
🚩 Infections du SNC (méningite, encéphalite)
- Fièvre, céphalée, raideur de nuque, altération de l'état de conscience.
- Purpura pétéchial : méningocoque.
- Confusion, comportement, convulsions, déficit focal : encéphalite.
- GCS < 10, œdème papillaire ; âgé, immunosupprimé, grossesse, alcool : Listeria.
🚩 Pneumonie
- PAC sévère ATS/IDSA : choc avec vasopresseurs, ventilation, ou ≥ 3 critères mineurs (FR ≥ 30, P/F ≤ 250, multilobaire, confusion, urée ≥ 7, T < 36 °C…).
- CURB-65 ≥ 3 ; SMART-COP ≥ 3.
- Pas d'amélioration à 72 h : empyème, abcès, germe non couvert, autre diagnostic.
- Personne âgée sans fièvre : délirium, chute, tachypnée.
🚩 Sinusite bactérienne aiguë
- Œdème ou rougeur périorbitaire, diplopie, ophtalmoplégie, baisse de vision.
- Céphalée intense, raideur de nuque, altération de l'état de conscience, déficit neurologique.
- Fièvre persistante > 38 °C avec atteinte de l'état général.
- Immunosupprimé avec nécrose de la muqueuse ou du palais : sinusite fongique invasive.
- Patient intubé ou avec TNG et fièvre inexpliquée : sinusite nosocomiale.
🚩 Syphilis
- Neurosyphilis (tout stade) : méningite, AVC du jeune, démence rapide, psychose, tabès.
- Syphilis oculaire (vision floue, uvéite) ou otique (surdité, acouphènes, vertige).
- Grossesse : syphilis congénitale ; Jarisch-Herxheimer (détresse fœtale, travail prématuré).
- Éruption des paumes et des plantes : syphilis secondaire.
🚩 Varicelle et zona
- Zona V1, signe de Hutchinson ; baisse de vision, œil rouge douloureux, photophobie
- Paralysie faciale + vésicules auriculaires : Ramsay Hunt
- Zona disséminé (≥ 3 dermatomes ou lésions à distance), immunodépression grave
- Pneumonie varicelleuse (adulte, fumeur, grossesse), encéphalite, AVC après un zona V1
- Prodrome fébrile + lésions profondes au même stade : mpox (isoler, TAAN)
🚩 VIH
- Pneumonie qui désature à la marche avec LDH élevées : PPJ.
- Céphalée avec CD4 < 100 : cryptococcose (antigène, PL avec pression d'ouverture) ; toxoplasmose cérébrale.
- CD4 < 50 : CMV, MAC disséminé, lymphome du SNC.
- Aggravation paradoxale après le début de la TAR : IRIS.
- Exposition au sang ou sexuelle : PPE idéalement < 2 h, au plus tard 72 h.
Médecine interne
⚠️ Alertes cliniques — Médecine interne (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger l’usager vers l’urgence :
- Thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire suspectée non traitée – Pour la thrombose veineuse: Utiliser le formulaire de l’Accueil clinique si disponible
- Ischémie périphérique aiguë
- HTA sévère symptomatique
- Dyspnée au repos, rapidement progressive (< 1 semaine)
- Syndrome coronarien aigu suspecté ou angine de repos
- Insuffisance cardiaque décompensée
- Fibrillation auriculaire rapide > 110 bpm au repos ou mal tolérée
- Syncope brutale sans prodrome
- Bradycardie symptomatique avec FC < 40 bpm ou pause diurnes > 3 secondes documentées
- Acidocétose diabétique
- Hépatite aiguë sévère (ALT > 500) Utiliser le formulaire de l’Accueil clinique si disponible
- Anémie sévère (Hb < 70 g/L)
- Thrombocytopénie sévère < 20 x 10⁹/L ou avec saignement significatif
- IRA: Baisse du DFGe à moins de 15 ET symptômes urémiques ou atteintes à d’autres organes
- Augmentation de la créatinine > 200%
- Augmentation de la créatinine > 100% avec hématurie et protéinurie.
- Hémoptysie importante (> 100ml) ou répétée (20ml à quelques reprises dans la même journée)
- Artérite temporale avec symptômes (céphalée nouvelle, perte visuelle ou diplopie, douleur au cuir chevelu, claudication de la mâchoire)
- Vasculite ou collagénose avec atteinte d’organe sévère
Allergie et immunologie
⚠️ Alertes cliniques — Immunologie clinique et allergie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger ou garder l’usager à l’hôpital (urgence ou hospitalisation) :
- Anaphylaxie aiguë
- Exacerbation d’asthme aiguë sévère ou sans réponse à la corticothérapie orale depuis 24 h
Musculosquelettique, rhumatologie et orthopédie
⚠️ Alertes cliniques — Orthopédie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger l’usager à l’urgence :
- Fracture ouverte avec ou sans compromis neurovasculaire
- Luxation non réduite
- Syndrome compartimental
- Arthrite septique
- Syndrome de la queue de cheval
⚠️ Alertes cliniques — Rhumatologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Rejoindre le rhumatologue de garde ou diriger l'usager vers l'urgence (liste non exhaustive) :
- Arthrite septique
- Arthrite avec fièvre
- Artérite temporale avec symptômes (céphalée nouvelle, perte visuelle ou diplopie, etc.)
- Vasculite ou collagénose avec atteinte d'organe sévère
⚠️ Alertes cliniques — Physiatrie – médecine physique et réadaptation (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger l’usager vers l’urgence (liste non exhaustive) :
- Syndrome de la queue de cheval
- Pied tombant de moins de 48 h
- Myélopathie rapidement progressive
- Arthrite septique
- Incapacité fonctionnelle complète aiguë (incapacité totale de se mobiliser et d’assurer ses activités de la vie quotidienne)
🚩 Arthrose
- Articulation chaude, rouge et douloureuse, surtout avec fièvre (arthrite septique ou microcristalline) : urgence.
- Douleur articulaire avec fièvre ou frissons chez un porteur de prothèse articulaire : urgence (orthopédie de garde).
- Douleur nocturne importante, perte de poids ou symptômes systémiques (néoplasie, infection) : consultation rapide.
- Progression rapide de la douleur à la hanche ou au genou (nécrose avasculaire, fracture de stress) : consultation rapide en orthopédie.
- Incapacité soudaine de mise en charge après une chute chez une personne âgée (fracture de la hanche) : urgence.
🚩 Cervicalgie et radiculopathie cervicale
- Trauma récent important, ou trauma mineur chez une personne âgée ou ostéoporotique.
- Fièvre, frissons, utilisation de drogues IV, immunosuppression, corticothérapie prolongée.
- Antécédent de cancer, perte de poids inexpliquée, douleur nocturne ou au repos.
- Signes de myélopathie :
- maladresse des mains, trouble de la marche ;
- Hoffmann, Babinski, hyperréflexie, clonus ;
- atteinte sphinctérienne.
- Céphalée brutale ou signes neurologiques centraux, qui évoquent une dissection (souvent après une manipulation ou un trauma mineur).
- Âge > 50 ans avec raideur des ceintures et VS ou CRP élevée (pseudopolyarthrite rhizomélique, artérite temporale).
🚩 Examen musculosquelettique : manœuvres spéciales
- Plaie de la main avec déficit d'un fléchisseur ou de la sensibilité d'un doigt : urgence (chirurgie de la main).
- Douleur disproportionnée, loge tendue ou paresthésies après un traumatisme (syndrome du compartiment) : urgence.
- Articulation chaude, rouge et douloureuse avec fièvre (arthrite septique) : urgence.
- Hémarthrose précoce (< 2 h) après un pivot, ou genou bloqué : consultation rapide en orthopédie.
- Faiblesse franche post-traumatique de l'épaule chez un patient < 60 ans, ou drop arm positif (déchirure aiguë de la coiffe) : consultation rapide en orthopédie.
- Thompson positif (rupture du tendon d'Achille) ou fracture du scaphoïde confirmée : consultation rapide en orthopédie.
🚩 Exercices de physiothérapie
- Rétention urinaire, incontinence, anesthésie en selle ou faiblesse bilatérale des jambes (syndrome de la queue de cheval) : urgence.
- Déficit neurologique progressif (faiblesse, perte de sensibilité) : urgence ou consultation rapide en neurochirurgie plutôt que des exercices.
- Douleur avec fièvre, perte de poids ou antécédent de cancer (infection, métastase) : évaluation médicale urgente.
- Douleur après un traumatisme majeur (fracture possible) : urgence avant tout programme d'exercices.
🚩 Fibromyalgie, fatigue chronique et EM/SFC
- Fatigue avec fièvre, sueurs nocturnes, perte de poids ou adénopathies : investigation rapide (infection, néoplasie).
- Déficit neurologique, faiblesse objectivée ou diplopie fluctuante (myasthénie, SEP) : consultation rapide ; déficit aigu ou atteinte respiratoire : urgence.
- Patient d'apparence malade, dyspnée d'effort nouvelle ou fatigue récente après 50 ans : investigation rapide.
- Idées suicidaires ou dépression sévère associée à la douleur chronique : urgence.
- Hypotension, vomissements et faiblesse (insuffisance surrénalienne) ou hypercalcémie symptomatique : urgence.
🚩 Genou : gonalgie et traumatismes
- Instabilité multiligamentaire, luxation du genou même réduite, IPS < 0,9 ou pouls absents (atteinte de l'artère poplitée) : urgence.
- Genou chaud, épanchement aigu, douleur intense ± fièvre (arthrite septique jusqu'à preuve du contraire) : urgence (ponction, orthopédie).
- Incapacité d'extension active ou de lever la jambe tendue (rupture de l'appareil extenseur) : consultation rapide en orthopédie.
- Genou bloqué (anse de seau) ou fracture : consultation rapide en orthopédie.
- Douleur intense, tension du mollet ou de la jambe après trauma (syndrome du compartiment) : urgence.
- Fièvre, perte de poids ou douleur nocturne (infection, néoplasie) : investigation rapide.
🚩 Hanche et sacro-iliaque
- Personne âgée qui a chuté et ne peut plus porter de poids, même avec une radiographie normale (fracture occulte du col) : urgence.
- Fièvre et refus de mobiliser la hanche, ou prothèse douloureuse avec fièvre (arthrite septique) : urgence.
- Enfant qui boite avec fièvre, ou adolescent avec douleur de hanche ou de genou et boiterie (glissement épiphysaire) : urgence.
- Douleur à l'aine avec facteurs de risque (corticoïdes, alcool, drépanocytose) de nécrose avasculaire : consultation rapide (IRM, orthopédie).
- Douleur nocturne, perte de poids ou antécédent de cancer : investigation rapide (néoplasie).
- Déficit neurologique progressif, anesthésie en selle ou rétention urinaire : urgence (syndrome de la queue de cheval).
🚩 Infiltrations
- Articulation chaude, rouge, fièvre ou douleur croissante après 24 h (arthrite septique) : urgence.
- Arthrite septique soupçonnée avant l'infiltration : ne pas infiltrer, ponction et urgence.
- Douleur ou épanchement d'une prothèse articulaire : ne pas infiltrer, consultation rapide en orthopédie.
- Rupture tendineuse soupçonnée après infiltration (perte de fonction soudaine) : consultation rapide en orthopédie.
- Réaction allergique grave après l'injection (urticaire diffuse, dyspnée, hypotension) : 911.
🚩 Épaule
- Douleur à l'épaule gauche à l'effort, avec dyspnée ou diaphorèse (ischémie myocardique) : 911.
- Douleur à l'épaule avec douleur abdominale, hypotension ou grossesse possible (rupture splénique, grossesse ectopique rompue) : urgence.
- Luxation, fracture déplacée ou déficit neurovasculaire (nerf axillaire, pouls) après un traumatisme : urgence (orthopédie).
- Faiblesse franche après un traumatisme chez un patient actif (déchirure aiguë de la coiffe) : consultation rapide en orthopédie.
- Fumeur avec douleur d'épaule et syndrome de Horner (tumeur de Pancoast) : consultation rapide (radiographie pulmonaire).
- Patient âgé avec raideur bilatérale des ceintures et céphalée ou troubles visuels (artérite temporale) : urgence.
Dermatologie et chirurgie plastique
⚠️ Alertes cliniques — Dermatologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Alertes cliniques (liste non exhaustive) – Référer l’usager vers l’urgence :
- Éruption pan-corporelle aiguë avec atteinte de l’état général
- Éruption pustuleuse, bulleuse ou érosive avec atteinte de l’état général ou atteinte des muqueuses
- Purpura aigu et progressif
- Urticaire aiguë avec angio-œdème
⚠️ Alertes cliniques — Chirurgie plastique (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger l’usager vers l’urgence :
- Fracture déplacée ou ouverte ou immobilisation impossible (carpe, métacarpe, phalange)
- Compromis vasculaire digital
- Arthrite septique ou ténosynovite infectieuse
- Luxation non réductible
- Amputation digitale
- Lacérations avec perte de substances très étendue des tissus mous (ex. : dégantement d’un doigt ou dos de la main) ou plaie très contaminée
- Fracture du visage (os malaire, nez, mandibule, orbite)
- Brûlure aiguë répondant aux critères d’un centre d’expertise
- Syndrome du compartiment
- Lacération complexe difficile à refermer
- Communiquer avec le plasticien de garde de votre région :
- Lacération refermée non compliquée avec atteinte tendineuse ou du nerf digital sans compromis vasculaire
- Lacération main et doigt avec perte de substance > 1 cm² des tissus mous ou exposition des structures (voir aussi alertes cliniques)
🚩 Acné et rosacée
- Acné fulminans : nodules ulcérés ou hémorragiques avec fièvre, arthralgies ou atteinte de l'état général : consultation rapide en dermatologie.
- Humeur dépressive marquée ou idées suicidaires sous isotrétinoïne : urgence.
- Céphalée intense, vomissements ou troubles visuels sous isotrétinoïne ou cycline (hypertension intracrânienne) : urgence.
- Fièvre, éruption étendue, œdème facial ou adénopathies sous minocycline (DRESS) : urgence.
- Rosacée oculaire avec douleur, photophobie, kératite ou baisse de la vision : consultation rapide en ophtalmologie.
- Grossesse découverte sous isotrétinoïne (tératogène majeur) : consultation rapide en dermatologie et en obstétrique.
🚩 Cancers cutanés
- Lésion pigmentée ABCDE ou « vilain petit canard », nouvelle ou qui change (mélanome possible) : consultation rapide en dermatologie.
- Nodule pigmenté ou amélanotique à croissance rapide (mélanome nodulaire) : consultation rapide en dermatologie.
- Nodule kératosique ou ulcéré à croissance rapide, surtout lèvre, oreille ou patient greffé (CSC à haut risque) : consultation rapide en dermatologie.
- Adénopathie palpable dans le territoire d'un CSC ou d'un mélanome : consultation rapide (dermatologie ou oncologie).
- Douleur, paresthésie ou faiblesse faciale près d'un cancer cutané (invasion périneurale) : consultation rapide en ORL ou dermatologie.
🚩 Cryothérapie à l'azote liquide
- Lésion pigmentée atypique ou mélanome possible : ne pas geler, biopsie ou consultation rapide en dermatologie.
- Lésion de diagnostic incertain, ulcérée ou évoquant un carcinome : ne pas geler, biopsie ou consultation rapide en dermatologie.
- Lésion qui récidive ou persiste au même site après cryothérapie : biopsie ou consultation rapide en dermatologie.
- Rougeur croissante, chaleur, pus ou fièvre après le traitement (cellulite) : consultation rapide, urgence si atteinte de l'état général.
🚩 Dermatologie : généralités
- Fièvre avec pétéchies ou purpura (méningococcémie possible) : 911.
- Éruption avec décollement cutané, bulles étendues ou atteinte des muqueuses (SJS/NET) : urgence.
- Urticaire avec œdème de la langue ou de la gorge, dyspnée ou hypotension (anaphylaxie) : 911.
- Fièvre ≥ 5 jours avec yeux rouges, lèvres fissurées ou mains enflées chez l'enfant (Kawasaki) : urgence.
- Rougeole soupçonnée (toux, conjonctivite, Koplik) : appeler avant l'arrivée, isolement et urgence si atteinte de l'état général ; déclaration obligatoire.
- Éruption chez la femme enceinte exposée à la rubéole, au parvovirus B19 ou à la varicelle : consultation rapide en obstétrique.
🚩 Eczéma, dermatite de contact et corticostéroïdes topiques
- Vésicules ombiliquées, érosions et fièvre sur un eczéma (eczéma herpétiforme) : urgence.
- Eczéma surinfecté étendu avec fièvre, cellulite ou atteinte de l'état général : urgence.
- Érythrodermie (atteinte de presque toute la surface cutanée) : urgence (dermatologie de garde).
- Œdème marqué du visage ou des paupières avec gêne respiratoire ou à la déglutition : urgence.
- Dermatose rebelle chez l'adulte âgé (lymphome T cutané possible) : consultation rapide en dermatologie.
🚩 Onychomycose
- Bande pigmentée qui s'élargit ou touche le repli unguéal (signe de Hutchinson, mélanome acral) : consultation rapide en dermatologie (biopsie).
- Cellulite ou ulcère du pied chez un diabétique ou immunosupprimé : urgence si fièvre ou atteinte de l'état général.
- Ictère, urine foncée ou nausées persistantes sous terbinafine ou itraconazole (hépatotoxicité) : urgence.
- Dyspnée ou œdème sous itraconazole (insuffisance cardiaque) : urgence.
🚩 Psoriasis
- Psoriasis érythrodermique ou pustuleux généralisé (von Zumbusch) : urgence (dermatologie de garde le jour même).
- Poussée pustuleuse après arrêt brusque de corticoïdes systémiques : urgence (dermatologie de garde).
- Psoriasis étendu avec fièvre, frissons ou hypothermie (sepsis) : urgence.
- Arthrite psoriasique soupçonnée (dactylite, enthésite, IPD) : consultation rapide en rhumatologie.
🚩 Verrues et condylomes
- Condylome ou lésion anogénitale pigmentée, indurée, ulcérée ou fixée (néoplasie possible) : biopsie ou consultation rapide.
- Lésions périanales chez une personne HARSAH ou vivant avec le VIH : anuscopie et consultation rapide.
- Condylomes volumineux obstruant le canal vaginal en grossesse : consultation rapide en obstétrique.
- Condylomes anogénitaux chez un enfant (abus sexuel à évoquer) : consultation rapide (pédiatrie, DPJ selon le contexte).
- Verrue atypique ou rebelle chez un immunosupprimé (carcinome possible) : consultation rapide en dermatologie.
🚩 Éruptions cutanées : médicamenteuses, infectieuses, exanthèmes
- Atteinte des muqueuses, vésicules/bulles, Nikolsky, décollement épidermique : SJS/NET.
- Œdème facial, fièvre, adénopathies, éosinophilie, ALT ou créatinine anormales : DRESS (2–6 semaines, jusqu'à 8, après le médicament).
- Peau douloureuse plus que prurigineuse, fièvre > 38,5 °C.
-
Enfant avec fièvre + purpura ou pétéchies : méningococcémie jusqu'à preuve du contraire.
ORL et ophtalmologie
⚠️ Alertes cliniques — ORL (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Communiquer avec l’ORL de garde :
- Épistaxis majeure non contrôlée
- Fracture du nez avec hématome septal² (diriger vers l’urgence)
- Abcès péri-amygdalien
- Otite externe avec sténose complète du conduit auditif externe ou cellulite
⚠️ Alertes cliniques — Ophtalmologie (adulte et enfant) (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Pour toutes urgences cliniques de priorités A (≤ 3 jours), communiquer directement avec l’ophtalmologiste de garde :
- Œil rouge douloureux aigü : ulcère aigu, uvéite, glaucome aigu
- Corps étranger de la cornée — Prescrire pommade antibiotique QID
- Sidérose — Prescrire pommade antibiotique QID
- Corps flottant du vitré avec flash aigu récent (< 7 jours)
- Trauma oculaire ou orbitaire ou perforation oculaire ou hyphéma
- Perte subite de vision < 24 heures ou amaurose fugace
- Diplopie avec atteinte pupillaire
- Cellulite orbitaire
🚩 Bouche, ATM et glossodynie
- Ulcère induré ou indolore depuis plus de 3 semaines, ou plaque rouge ou blanche non détachable : consultation rapide en ORL (biopsie).
- Trismus, engourdissement, mobilité dentaire inexpliquée ou adénopathie cervicale dure, surtout chez un fumeur ou buveur : consultation rapide en ORL.
- Infection dentaire avec œdème du plancher buccal (angine de Ludwig), extension au cou, trismus, dysphagie ou atteinte respiratoire : urgence.
- Claudication de la mâchoire après 50 ans, céphalée temporale ou trouble visuel (artérite temporale) : urgence si atteinte visuelle, sinon évaluation le jour même.
- Candidose avec dysphagie ou douleur rétrosternale (atteinte œsophagienne), fièvre ou lésion unilatérale non détachable : consultation rapide.
🚩 Dysphonie
- Stridor ou détresse respiratoire : 911 ou urgence (voies aériennes, ORL de garde).
- Hémoptysie, dysphagie, odynophagie ou otalgie référée avec dysphonie : consultation rapide en ORL (laryngoscopie).
- Masse cervicale ou adénopathie, perte de poids, tabac ou alcool importants : consultation rapide en ORL.
- Dysphonie après une chirurgie du cou ou du thorax, ou après une intubation : consultation rapide en ORL.
- Dysphonie avec autres symptômes neurologiques (dysphagie, faiblesse, ptose) : urgence si début brutal (AVC), sinon consultation rapide.
- Dysphonie qui persiste plus de 4 semaines, surtout chez un fumeur : laryngoscopie rapide en ORL.
🚩 Masse cervicale et cancers ORL
- Stridor, dyspnée ou incapacité d'avaler sa salive (obstruction des voies aérodigestives) : urgence ; 911 si détresse respiratoire.
- Abcès cervical, trismus ou adénite qui ne s'améliore pas après 48–72 h d'antibiotique : urgence (ORL de garde).
- Masse avec paralysie faciale, rétraction cutanée ou fistule : urgence (ORL).
- Masse ≥ 2 semaines, ferme, fixée, > 1,5 cm ou ulcérée, surtout après 40 ans ou si tabac-alcool : consultation rapide en ORL.
- Dysphonie, dysphagie, otalgie unilatérale à otoscopie normale ou ulcère buccal > 3 semaines : consultation rapide en ORL.
- Adénopathies multiples avec symptômes B ou splénomégalie (lymphome) : consultation rapide pour biopsie-exérèse.
🚩 Otalgie et otites
- Mastoïdite : rougeur et décollement du pavillon, douleur rétro-auriculaire : urgence.
- Paralysie faciale, vertige important ou atteinte neurologique avec otite : urgence.
- Otite externe chez un diabétique ou immunosupprimé avec douleur intense et tissu de granulation (otite externe maligne) : urgence.
- Céphalée intense, raideur de nuque ou altération de l'état de conscience : 911.
- Otalgie persistante avec tympan normal chez un fumeur ou buveur, ou otite séreuse unilatérale chez l'adulte : consultation rapide en ORL.
🚩 Perte auditive et acouphènes
- Baisse auditive subite (≤ 72 h) avec otoscopie normale et Weber vers l'oreille saine : ORL en urgence.
- Surdité subite ou vertige avec déficit neurologique ou signes centraux (AVC vertébrobasilaire, AICA) : 911.
- Paralysie faciale, mastoïdite, méningite ou labyrinthite : urgence (ORL de garde).
- Acouphène soudain non pulsatile inexpliqué : audiogramme en moins de 48 h et consultation rapide en ORL.
- Acouphène pulsatile, ou unilatéral avec asymétrie auditive : imagerie et consultation rapide en ORL.
- Acouphène très incommodant avec idées suicidaires : urgence.
🚩 Rhinite et congestion nasale
- Atteinte de l'œil (cellulite, diplopie, proptose, perte de vision) : urgence (ORL et ophtalmologie de garde).
- Signes neurologiques ou méningés avec rhinosinusite : urgence.
- Hématome septal après un traumatisme nasal : urgence (drainage).
- Obstruction unilatérale fixe qui progresse vite, épistaxis unilatérale récidivante, masse faciale ou déficit d'un nerf crânien : consultation rapide en ORL.
- Otite séreuse unilatérale chez l'adulte avec obstruction nasale (carcinome nasopharyngé) : consultation rapide en ORL.
- Anosmie isolée ou polypes unilatéraux : consultation rapide en ORL.
Gynécologie et santé sexuelle
⚠️ Alertes cliniques — Gynécologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger l’usager vers l’urgence :
- Grossesse ectopique soupçonnée ou confirmée
- Ménorragie aiguë importante
- Hyperemesis gravidarum avec déshydratation
- Abcès de la glande de Bartholin
- Infection pelvienne aiguë avec ou sans abcès
- Prolapsus génital complet en rétention urinaire
- Avortement avec saignement actif important ou fièvre
- Saignement du 1er trimestre ou Orienter la femme vers les ressources disponibles dans la région : Accueil clinique (utiliser formulaire approprié), clinique du 1er trimestre
🚩 Agression sexuelle
- Blessures, saignement, douleur importante : urgence.
- Altération de la conscience ou soupçon de soumission chimique (GHB, alcool, sédatifs).
- Idées suicidaires, détresse aiguë, dissociation.
- Danger persistant : agresseur dans l’entourage, violence conjugale ; victime mineure.
🚩 Aménorrhée et SOPK
- Aménorrhée avec β-hCG positive et douleur pelvienne ou saignement (grossesse ectopique possible) : urgence.
- Céphalées, troubles visuels ou atteinte du champ visuel avec prolactine élevée (adénome hypophysaire) : consultation rapide en endocrinologie (IRM hypophysaire).
- Céphalée brutale, troubles visuels ou hypotension évoquant une apoplexie hypophysaire : urgence.
- Virilisation rapide ou testostérone très élevée (plus de 2 fois la normale), tumeur virilisante suspectée : consultation rapide en endocrinologie ou gynécologie.
- Aménorrhée fonctionnelle avec TCA : bradycardie, hypotension, syncope ou IMC très bas : urgence.
- Saignements anormaux ou endomètre épaissi chez une patiente avec SOPK (hyperplasie ou cancer) : consultation rapide en gynécologie (biopsie de l'endomètre).
🚩 Contraception
- Douleur ou œdème unilatéral d'un mollet, dyspnée ou douleur thoracique sous CHC (TEV) : urgence.
- Céphalée inhabituelle et sévère, aura nouvelle ou déficit neurologique sous CHC : urgence.
- Douleur abdominale aiguë ou saignement avec test de grossesse positif, surtout sous stérilet ou progestatif (grossesse ectopique) : urgence.
- Fils du stérilet absents ou douleur pelvienne intense après l'insertion (perforation, expulsion) : consultation rapide ; urgence si fièvre ou signes péritonéaux.
- TA ≥ 160/100 découverte sous CHC (catégorie 4) : consultation rapide.
🚩 Cytologie anormale et dépistage du col
- Saignement postcoïtal ou col d'aspect anormal à l'examen, même si le test VPH est négatif : consultation rapide en colposcopie.
- Cytologie évoquant un cancer, ou HSIL, ASC-H, AGC ou AIS : consultation rapide en colposcopie (idéalement en 4 à 6 semaines).
- AGC chez une femme ≥ 35 ans ou avec saignement anormal, ou cellules endométriales atypiques : consultation rapide en gynécologie (biopsie de l'endomètre).
- Lésion de haut grade découverte pendant la grossesse : consultation rapide en colposcopie pour exclure un cancer.
- Saignement vaginal abondant avec étourdissements ou instabilité hémodynamique : urgence.
🚩 Dysménorrhée et douleur pelvienne
- Douleur pelvienne avec β-hCG positive sans grossesse intra-utérine connue, saignement ou douleur à l'épaule (grossesse ectopique) : urgence.
- Instabilité hémodynamique, défense ou signes de péritonite : 911.
- Douleur brutale avec nausées et masse annexielle (torsion, même si Doppler normal) : urgence (gynécologie de garde).
- Fièvre, sensibilité annexielle ou à la mobilisation du col avec atteinte de l'état général ou masse (abcès tubo-ovarien) : urgence.
- Douleur migrant en fosse iliaque droite avec anorexie (appendicite) : urgence.
- Masse annexielle complexe ou chez la femme ménopausée : consultation rapide en gynéco-oncologie.
🚩 Infertilité
- Test de grossesse positif avec douleur pelvienne ou saignement (grossesse ectopique) : urgence.
- Pendant une induction de l'ovulation : douleur abdominale, ballonnement marqué, dyspnée ou oligurie (hyperstimulation ovarienne) : urgence.
- Douleur pelvienne aiguë brutale avec vomissements (torsion ovarienne) : urgence (gynécologie de garde).
- Galactorrhée avec céphalées ou troubles visuels (adénome hypophysaire) : consultation rapide en endocrinologie.
- Masse testiculaire découverte à l'examen : consultation rapide en urologie.
🚩 ITSS
- AIP avec fièvre, atteinte de l'état général, grossesse, abcès soupçonné ou échec du traitement : urgence.
- Douleur testiculaire aiguë et soudaine (torsion à exclure) : urgence (urologie de garde).
- Arthrite, ténosynovite ou lésions cutanées pustuleuses avec fièvre (gonococcie disséminée) : urgence.
- Syphilis avec symptômes neurologiques, visuels ou auditifs (neurosyphilis, syphilis oculaire) : urgence.
- Exposition sexuelle à risque élevé de VIH depuis moins de 72 h : urgence ou clinique désignée pour la PPE.
- Syphilis ou autre ITSS chez une femme enceinte : consultation rapide en obstétrique.
🚩 Leucorrhées et infections vaginales
- Pertes avec douleur pelvienne, fièvre ou sensibilité à la mobilisation du col (infection pelvienne, abcès) : urgence si atteinte de l'état général.
- Pertes ou saignement chez la femme ménopausée, ou lésion vulvaire ou cervicale focale (cancer) : consultation rapide en gynécologie (biopsie).
- Pertes anormales pendant la grossesse avec douleur, saignement ou contractions : urgence (obstétrique).
- Pertes persistantes ou récidivantes malgré un traitement bien conduit : consultation rapide pour confirmer le diagnostic (culture, TAAN).
🚩 Masse annexielle et myomes
- Masse annexielle avec β-hCG positif (grossesse ectopique) : urgence.
- Douleur pelvienne brutale avec nausées et masse (torsion annexielle, même si Doppler normal) : urgence (gynécologie de garde).
- Douleur aiguë avec hypotension ou signes d'hémopéritoine (kyste rompu) : 911.
- Masse avec fièvre et douleur (abcès tubo-ovarien) : urgence (gynécologie de garde).
- Composante solide vascularisée, papilles, ascite ou CA-125 élevé après la ménopause : consultation rapide en gynéco-oncologie.
- Croissance d'un myome après la ménopause ou saignement postménopausique (sarcome, cancer de l'endomètre) : consultation rapide en gynécologie.
🚩 Ménopause et hormonothérapie
- Tout saignement survenant ≥ 12 mois après les dernières règles : consultation rapide (échographie endovaginale ± biopsie de l'endomètre).
- Saignements irréguliers persistants > 6 mois sous HTM continue, ou nouveaux saignements : consultation rapide en gynécologie.
- Douleur et œdème d'un mollet, dyspnée ou douleur thoracique sous HTM (TEV) : urgence.
- Déficit neurologique soudain ou douleur thoracique sous HTM (AVC, syndrome coronarien) : 911.
- Bouffées atypiques avec flush, diarrhée, palpitations ou HTA paroxystique (carcinoïde, phéochromocytome, hyperthyroïdie) : consultation rapide.
- Masse mammaire nouvelle sous HTM : investigation rapide (imagerie, centre de santé du sein).
🚩 Saignement utérin anormal
- Saignement abondant avec instabilité (FC ≥ 110, TAS ≤ 90), syncope ou lipothymie : 911.
- Saignement avec β-hCG positive (grossesse ectopique, avortement) : urgence.
- Hb < 100 g/L ou saignement très abondant : urgence (gynécologie de garde).
- Échec du traitement du saignement aigu après 12–24 h : urgence (gynécologie).
- Tout saignement post-ménopausique : consultation rapide (échographie endovaginale ± biopsie de l'endomètre).
- Saignement post-coïtal ou col anormal à l'examen (cancer du col) : consultation rapide en colposcopie ou gynécologie.
🚩 Santé sexuelle, soins trans et LGBTQ+
- Exposition sexuelle à risque de VIH dans les 72 h : urgence pour la PPE.
- Idées suicidaires ou détresse aiguë : urgence ou 911 si danger immédiat.
- Personne sous estrogènes avec douleur au mollet, dyspnée ou douleur thoracique (TEV) : urgence.
- Sous spironolactone, faiblesse ou palpitations avec hyperkaliémie : urgence.
- Érection douloureuse de plus de 4 h (priapisme) : urgence.
🚩 Sein : dépistage et masse palpable
- Masse cliniquement suspecte (dure, fixée, rétraction, peau d'orange), même si l'imagerie est normale : consultation rapide au CRID (biopsie).
- « Mastite » sans allaitement qui ne répond pas à 1–2 semaines d'antibiotiques (cancer inflammatoire) : imagerie et biopsie rapides, consultation rapide au CRID.
- Écoulement mamelonnaire spontané, sanglant ou unilatéral : consultation rapide (imagerie, CRID).
- Imagerie BI-RADS 4–5 : consultation rapide au CRID pour biopsie guidée.
- Mastite avec fièvre, atteinte de l'état général ou abcès fluctuant : urgence.
Obstétrique
🚩 Nausées et vomissements de la grossesse
- Incapacité de boire, oligurie ou rien par la bouche > 12 h : urgence.
- Perte de poids > 5 %, FC ≥ 110 ou TAS ≤ 90 (hyperémèse gravidique) : urgence.
- Hypokaliémie ou échec du traitement PO : urgence.
- Confusion, ataxie ou troubles oculomoteurs après vomissements prolongés (encéphalopathie de Wernicke) : urgence.
- Vomissements débutant après 10 semaines ou avec douleur abdominale, fièvre, céphalée ou HTA : urgence (obstétrique de garde).
🚩 Post-partum : mastite et dépression
- Idées suicidaires ou d'automutilation (question 10 de l'EPDS positive) : évaluation immédiate, urgence psychiatrique.
- Confusion, hallucinations ou idées délirantes concernant le bébé (psychose post-partum) : urgence, ne pas laisser la mère seule avec l'enfant.
- Mastite avec atteinte de l'état général, hypotension ou tachycardie (sepsis) : urgence.
- Masse fluctuante ou aucune amélioration après 48–72 h d'antibiotique (abcès) : échographie et consultation rapide en chirurgie.
- Masse persistante ou aucune réponse au traitement (cancer inflammatoire) : consultation rapide (imagerie et biopsie).
🚩 Saignements de la grossesse
- Hypotension, tachycardie, douleur ou défense abdominale avant 20 SA (grossesse ectopique rompue) : 911 ou urgence (gynécologie de garde).
- Saignement de plus d'une serviette à l'heure pendant 4 h, ou facteurs de risque de grossesse ectopique : urgence.
- Tout saignement après 20 SA, sans toucher vaginal avant l'échographie (placenta prævia) : urgence obstétricale ; ambulance si abondant.
- Saignement douloureux avec utérus tendu ou hypertonique, ou diminution des mouvements fœtaux (décollement placentaire) : 911 ou urgence obstétricale.
- Saignement et douleur avec cicatrice utérine (rupture utérine) : 911 ou urgence obstétricale.
- Saignement chez une patiente Rh négative : urgence obstétricale ou service qui administre l'immunoglobuline anti-D, dans les 72 h.
🚩 Suivi de grossesse et laboratoires
- Saignement vaginal, douleur abdominale ou perte de liquide pendant la grossesse : urgence (obstétrique).
- TA ≥ 140/90 avec céphalée, troubles visuels ou douleur épigastrique (prééclampsie) : urgence (obstétrique).
- Diminution des mouvements fœtaux au 3e trimestre : urgence (obstétrique).
- VIH positif ou anticorps irréguliers positifs : référence urgente (centre désigné, médecine fœto-maternelle).
- Bactériurie avec fièvre, douleur lombaire ou vomissements (pyélonéphrite) : urgence.
Pédiatrie
⚠️ Alertes cliniques — Pédiatrie générale (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Pour toutes situations que vous identifiez de priorité A, communiquer avec le pédiatre de garde :
- Pour toutes situations que vous identifiez comme étant une alerte clinique, communiquer avec le pédiatre de garde ou diriger l’enfant vers l’urgence. :
🚩 Boiterie et orthopédie pédiatrique
- Boiterie avec fièvre, refus de mise en charge ou de bouger le membre, CRP ou VS élevées (arthrite septique, ostéomyélite) : urgence (orthopédie).
- Ado (souvent obèse) avec douleur à la hanche, la cuisse ou le genou, glissement épiphysaire suspecté : aucune mise en charge, urgence (orthopédie).
- Pâleur, ecchymoses, hépatosplénomégalie, adénopathies ou perte de poids (leucémie) : urgence ou consultation rapide en hémato-oncologie pédiatrique.
- Douleur nocturne qui réveille, perte de poids ou masse osseuse (tumeur osseuse) : consultation rapide en orthopédie pédiatrique.
- Fracture inexpliquée ou histoire incohérente chez l'enfant qui ne marche pas (maltraitance) : urgence et signalement à la DPJ.
- Ado qui boite avec douleur testiculaire ou abdominale (torsion testiculaire, appendicite) : urgence.
🚩 Convulsions fébriles
- Crise qui dure plus de 5 min ou crises successives sans retour à l'état de base : 911.
- Signes méningés, fontanelle bombée, enfant d'apparence toxique ou pétéchies : urgence (ponction lombaire).
- État post-ictal anormalement prolongé, déficit neurologique focal ou paralysie de Todd : urgence.
- Convulsion complexe (focale, ≥ 15 min ou plus d'une en 24 h) : urgence pour évaluation.
- Enfant de 6 à 12 mois mal vacciné (Hib, pneumocoque) ou déjà sous antibiotique : urgence (méningite masquée possible).
- Convulsion fébrile avant 6 mois ou après 5 ans, ou retard de développement : urgence (exclure une infection du SNC).
🚩 Croissance, puberté et développement
- Retard pondéral avec déshydratation, malnutrition sévère, signes de cardiopathie ou suspicion de maltraitance : urgence (hospitalisation, signalement DPJ au besoin).
- Régression du développement à tout âge : consultation rapide en pédiatrie.
- Retard de langage ou absence de pointage à 15–18 mois, ou préférence manuelle avant 10–12 mois : référence rapide (audiologie, orthophonie, pédiatrie, dépistage de l'autisme).
- Puberté avant 9 ans chez le garçon, ou précoce et progressive avant 8 ans chez la fille : consultation rapide en endocrinologie pédiatrique.
- Décrochage de la courbe de taille, ou céphalées, vomissements matinaux ou troubles visuels associés (lésion intracrânienne) : consultation rapide ; signes neurologiques : urgence.
- Fontanelle bombée ou périmètre crânien qui croise les percentiles vers le haut chez le nourrisson : urgence.
🚩 Dermatite de couche (érythème fessier)
- Nourrisson de moins de 3 mois avec fièvre (≥ 38 °C) ou enfant d'apparence toxique avec éruption du siège : urgence.
- Fièvre ≥ 5 jours avec langue framboisée, conjonctivite ou érythème desquamant du siège (Kawasaki) : urgence.
- Bulles, pustules étendues ou décollement cutané avec fièvre ou atteinte de l'état général : urgence.
- Pétéchies, purpura ou nodules du siège (histiocytose, trouble de la coagulation) : urgence si fièvre, sinon consultation rapide en pédiatrie.
- Lésions inexpliquées, brûlures bien démarquées ou ecchymoses chez un bébé qui ne se déplace pas : évaluation urgente et signalement DPJ.
- Éruption dans les 6 premières semaines de vie, ou atypique et rebelle au traitement : consultation rapide en pédiatrie ou dermatologie.
🚩 Examen de l'enfant et HEADSS
- Triangle d'évaluation anormal : léthargie, irritabilité inconsolable, geignement, tirage ou marbrures : urgence.
- Remplissage capillaire > 2 s, tachycardie ou tachypnée pour l'âge, ou TAS sous le seuil pour l'âge : urgence.
- Fontanelle bombée, pétéchies avec fièvre, ou nourrisson de moins de 3 mois fébrile : urgence.
- Masse abdominale, sang dans les selles ou tuméfaction scrotale (invagination, torsion, hernie incarcérée) : urgence.
- Ecchymose chez un bébé qui ne se déplace pas ou lésion inexpliquée : évaluation urgente et signalement DPJ.
- Adolescent avec idées suicidaires actives ou intoxication volontaire : urgence (évaluation et plan de sécurité).
🚩 Fièvre chez l'enfant et le nourrisson
- Nourrisson ≤ 28 jours avec T ≥ 38,0 °C rectale ou hypothermie < 36,0 °C : urgence.
- Nourrisson de 29 à 90 jours fébrile d'allure malade ou à haut risque : urgence.
- Enfant d'apparence toxique, mauvaise perfusion (remplissage capillaire > 2 s), léthargie ou fontanelle bombée : 911.
- Fièvre avec pétéchies ou purpura (méningococcémie jusqu'à preuve du contraire) : 911.
- Fièvre avec vésicules, convulsions ou contact d'herpès maternel, surtout ≤ 6 semaines : urgence.
- Fièvre ≥ 5 jours avec yeux rouges, lèvres fissurées ou mains enflées (Kawasaki) : urgence.
🚩 Gastro-entérologie pédiatrique : vomissements, déshydratation, diarrhée, reflux, encoprésie
- Vomissements bilieux chez le nourrisson (malrotation avec volvulus) : urgence (chirurgie).
- Déshydratation grave (> 10 %), léthargie, remplissage capillaire > 3 s ou échec de la réhydratation orale : urgence.
- Fièvre chez un nourrisson < 3 mois, fontanelle bombée ou abdomen distendu avec défense : urgence.
- Douleur intermittente avec selles « gelée de groseille » entre 6 mois et 3 ans (invagination) : urgence.
- Vomissements en jet progressifs chez un nourrisson de 3 à 6 semaines (sténose du pylore) : urgence.
- Diarrhée sanglante avec pâleur, oligurie ou pétéchies (SHU) : urgence.
🚩 Infection urinaire de l'enfant
- Infection urinaire fébrile chez un nourrisson < 2–3 mois : urgence.
- Enfant d'allure toxique, vomissements, déshydratation ou prise PO impossible : urgence.
- Signes méningés ou altération de l'état de conscience : 911.
- Pas d'apyrexie à 48 h de traitement, masse abdominale ou créatinine anormale : urgence (échographie urgente).
- Anomalie urologique connue ou contexte psychosocial empêchant le suivi : urgence (pédiatrie).
🚩 Infections de l'enfant et exanthèmes
- Fièvre avec pétéchies ou purpura, hypotension ou atteinte de l'état général (méningococcémie, choc toxique) : 911.
- Fièvre ≥ 5 jours avec critères de Kawasaki (conjonctivite, éruption, extrémités, adénopathie, muqueuses) : urgence ou pédiatrie le jour même.
- Éruption avec atteinte des muqueuses ou décollement cutané (SJS/NET) : urgence.
- Rougeole soupçonnée chez un enfant abattu, en détresse respiratoire ou confus : urgence, prévenue d'avance pour l'isolement aérien.
- Varicelle chez un immunodéprimé, ou compliquée (fasciite, pneumonie, encéphalite) : urgence.
- Femme enceinte exposée à la varicelle, à la rougeole ou au parvovirus : sérologie urgente et consultation rapide (santé publique, obstétrique).
🚩 Infections respiratoires de l'enfant
- Détresse respiratoire (tirage marqué, geignement, FR > 60), apnée, cyanose ou SpO₂ < 90 % : urgence.
- Bronchiolite chez un nourrisson < 3 mois, ex-prématuré ou avec cardiopathie, ou boires insuffisants : urgence.
- Stridor au repos, agitation, léthargie ou vomissements empêchant la dexaméthasone : urgence.
- Bave, dysphagie, dysphonie, position du trépied, enfant toxique (épiglottite, trachéite bactérienne) : 911, ne pas examiner la gorge.
- Pneumonie chez l'enfant < 3–6 mois, toxique, avec besoin d'O₂ ou épanchement : urgence.
- Bronchospasme grave (PRAM ≥ 8), fatigue, ou salbutamol requis plus souvent que q3h : urgence.
🚩 Maltraitance
- Ecchymose chez un bébé qui ne se déplace pas, ou critère TEN-4-FACESp sans explication plausible : évaluation urgente et signalement DPJ.
- Nourrisson léthargique, qui vomit ou irritable avec suspicion de trauma crânien non accidentel : urgence (imagerie cérébrale).
- Enfant en danger immédiat ou retour dans un milieu non sécuritaire : signalement DPJ sans délai et urgence pour assurer sa sécurité.
- Agression sexuelle de moins de 5 jours avec contact génital, anal ou oral possible : urgence ou centre désigné.
- Victime avec risque suicidaire, blessures physiques ou milieu non sécuritaire : urgence.
- Aîné ou adulte vulnérable possiblement maltraité : signalement sans délai selon la procédure ; danger immédiat : 911.
🚩 Migraine pédiatrique
- Céphalée nouvelle et sévère (« la pire »), avec fièvre et méningisme ou altération de l'état de conscience : urgence.
- Examen neurologique anormal, œdème papillaire, ataxie ou aura atypique (motrice, prolongée) : urgence.
- Réveils nocturnes par la céphalée, vomissements matinaux répétés ou céphalée qui s'aggrave progressivement : imagerie et consultation rapide.
- Céphalée positionnelle ou déclenchée par la toux, ou enfant de moins de 6 ans : consultation rapide ; porteur de shunt qui vomit : urgence.
- Échec du traitement PO, vomissements incoercibles ou incapacité de boire : urgence.
🚩 Nouveau-né : réanimation, glycémie, prophylaxies et sepsis
- Apnée, gasps, FC < 100 ou détresse respiratoire à la naissance : 911.
- Glycémie < 1,8 mmol/L à 2 h de vie, < 2,0 ensuite, < 2,6 malgré un boire, ou hypoglycémie symptomatique : urgence.
- Fièvre, hypothermie, léthargie, mauvaise succion ou geignement (sepsis néonatal) : urgence.
- Conjonctivite purulente entre J2 et J5 (gonocoque) ou vésicules (herpès) : urgence.
- Ictère dans les 24 premières heures, ou ictère marqué chez un bébé léthargique : urgence.
- Cyanose ou oxymétrie de dépistage anormale (cardiopathie congénitale critique) : urgence.
🚩 Pleurs du nourrisson et reflux
- Pleurs aigus inconsolables avec vomissements bilieux, sang dans les selles ou masse abdominale (invagination, volvulus) : urgence.
- Fièvre chez un nourrisson < 3 mois : urgence (bilan septique).
- Fontanelle bombée, léthargie, tachycardie, mauvaise perfusion ou geignement (méningite, sepsis, TSV) : urgence.
- Scrotum tuméfié, hernie non réductible, ou doigt, orteil ou pénis œdémateux (tourniquet de cheveux) : urgence.
- Ecchymose chez un bébé qui ne se déplace pas, fracture ou hémorragies rétiniennes (maltraitance) : urgence et signalement à la DPJ.
- Parent épuisé à risque de secouer le bébé, ou dépression post-partum avec idées suicidaires : urgence ; sinon soutien rapide (CLSC, 811).
🚩 Énurésie
- Polyurie-polydipsie ou perte de poids (diabète) : glycémie le jour même ; urgence si vomissements, déshydratation ou somnolence.
- Céphalée, nausées, vomissements ou confusion sous desmopressine (hyponatrémie) : urgence.
- Signes neurologiques aux membres inférieurs ou anomalie lombosacrée (fossette, touffe de poils) : consultation rapide ; urgence si déficit progressif.
- Jet faible ou goutte-à-goutte constant, infections urinaires répétées : consultation rapide en urologie pédiatrique.
- HTA ou retard de croissance (néphropathie) : consultation rapide en néphrologie pédiatrique.
- Énurésie secondaire récente avec indices de maltraitance ou d'abus : consultation rapide ; signalement à la DPJ au besoin.
Psychiatrie
⚠️ Alertes cliniques — Psychiatrie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger l’usager vers l’urgence :
- État instable avec désorganisation marquée du langage ou du comportement
- Délirium
- Si jugé dangereux pour lui-même ou autrui, diriger l’usager aux urgences.
- Si non collaborant et jugé dangereux pour lui-même ou autrui : composer le 911.
- Attention : Consulter les Alertes cliniques au verso. Ne pas utiliser ce formulaire pour un usager dangereux ou non collaborant.
🚩 Anorexie et troubles des conduites alimentaires
- FC < 50/min, TA < 90/60 (ado < 90/45), orthostatisme (FC + > 30/min, TAS − > 20 mm Hg), T° < 36 °C
- IMC < 15 ou perte > 10 % en 6 mois (> 20 % en 1 an) ; syncope
- K, Na, phosphore ou Mg bas ; glucose < 3,3 mmol/L
- QTc > 450 ms ou autre anomalie significative à l'ECG ; risque suicidaire
- Jours 2 à 4 de réalimentation : chute du phosphore, tachycardie, œdème
🚩 Antipsychotiques
- Syndrome neuroleptique malin : hyperthermie, rigidité, altération de l'état de conscience, instabilité autonomique, CK ↑.
- Clozapine : fièvre, neutropénie, myocardite, constipation sévère (iléus), convulsions.
- Allongement du QT, torsades (halopéridol IV, ziprasidone, hypoK/hypoMg).
- TNC : mortalité et AVC ↑ ; Parkinson ou corps de Lewy : sensibilité extrême.
🚩 Anxiété et TSPT
- Aîné hospitalisé avec « anxiété » récente et agitation nocturne : délirium jusqu'à preuve du contraire (CAM) ; une BZD l'aggrave.
- Causes médicales : SCA, arythmie, EP, hypoxie, hypoglycémie, hyperthyroïdie.
- Sevrage d'alcool, de BZD ou d'opioïdes ; akathisie, syndrome sérotoninergique.
- Risque suicidaire (surtout TSPT et trouble panique).
🚩 Deuil
- Idées suicidaires liées à la dévalorisation : toujours demander.
- Dysphorie envahissante, perte de réactivité, culpabilité globale, ralentissement psychomoteur marqué : dépression majeure.
- Ennui intense ou préoccupation quotidienne ≥ 12 mois après le décès : trouble du deuil prolongé.
- Hausse de l'alcool, des drogues ou des sédatifs ; isolement, dénutrition, abandon de la médication chez la personne âgée.
🚩 Dépression
- Idées suicidaires avec plan, moyens, intention ; ATCD de tentatives, alcool, isolement, homme âgé.
- Psychose ; ATCD (hypo)maniaques (antidépresseur seul à éviter).
- Délirium hypoactif qui imite la dépression.
- Syndrome sérotoninergique (agitation, clonus, hyperthermie) ; hyponatrémie chez l'âgé.
🚩 Insomnie
- Somnolence diurne marquée, ronflements, apnées observées : apnée du sommeil, narcolepsie.
- Dépression, anxiété, trouble lié à une substance.
- Hospitalisé âgé ou délirant : BZD et Z-drugs ↑ chutes et délirium.
- Arrêt brutal d'un hypnotique pris à domicile : sevrage, rebond.
🚩 Patient agressif ou violent, patient difficile
- Arme, menace précise, violence en cours : quitter la pièce et appeler le 911.
- Signes précurseurs : voix qui monte, poings serrés, va-et-vient, regard fixe, insultes, menaces.
- Confusion, intoxication, sevrage, psychose, hypoglycémie, hypoxie, traumatisme crânien.
🚩 Promotion de la santé mentale, stress et résilience
- Idées suicidaires avec plan, intention ou accès à des moyens : urgence ou 911 (ligne 9-8-8 en soutien).
- Symptômes psychotiques, agitation ou danger pour autrui : urgence.
- Intoxication ou sevrage d'alcool ou de drogues avec confusion ou convulsions : urgence.
- Dépression ou anxiété avec atteinte marquée du fonctionnement : consultation rapide (médecin, psychologie, PAMQ pour les soignants).
🚩 Risque suicidaire et urgence psychiatrique
- Plan précis avec moyen accessible, préparatifs, passage à l'acte imminent.
- Tentative récente ou létale, désespoir marqué, intoxication actuelle, impulsivité, voix impératives, isolement.
- Calme soudain après une crise.
- Organique probable : 1er épisode > 40 ans, SV anormaux, altération de l'état de conscience, hallucinations visuelles, atteinte neurologique.
🚩 TDAH
- Hospitalisé : délirium, psychose ou manie, tachyarythmie, SCA, HTA non contrôlée, intoxication aux stimulants → suspendre.
- Arrêt brusque de la guanfacine ou de la clonidine : HTA et tachycardie rebond.
- ATCD de mort subite familiale, syncope à l'effort, arythmie.
- Trouble d'usage de substances : mésusage.
🚩 Trouble bipolaire et psychose
- Risque suicidaire ou homicidaire ; agitation dangereuse.
- Inattention, fluctuation de la conscience, hallucinations visuelles : délirium ou cause organique.
- 1re psychose après 40 ans, signe focal, fièvre, convulsion, céphalée : cause organique.
- Toxicité au lithium : tremblement grossier, ataxie, confusion, vomissements, convulsions.
-
Rigidité, hyperthermie, dysautonomie, CK ↑ : syndrome malin des neuroleptiques.
🚩 Troubles concomitants (santé mentale et dépendances)
- Idées suicidaires ou homicidaires, surtout avec alcool (risque suicidaire multiplié, alcool dans environ 25 % des suicides et 50 % des homicides).
- Psychose après une consommation de stimulants ou de cannabis.
- Sevrage sévère (alcool, benzodiazépines) ou intoxication.
- Besoins de base non comblés : logement, nourriture, sécurité, victimisation.
🚩 Troubles de la personnalité, conversion et mécanismes de défense
- Risque suicidaire à chaque crise (trouble limite : suicide ≈ 10 %).
- Atteinte organique : lésion frontale, démence frontotemporale, épilepsie temporale ; intoxication ou sevrage.
- Conversion : 5 à 10 % ont aussi une maladie neurologique (p. ex. épilepsie).
-
Sécurité de l'équipe (trouble antisocial).
Dépendances
🚩 Abus de substances (troubles liés à l'usage)
- Sevrage de dépresseurs (alcool, BZD, GHB) : convulsions, délirium tremens ; GHB parfois réfractaire aux BZD.
- Dépression respiratoire, coma.
- Stimulants : douleur thoracique (IM, dissection, pneumothorax), hyperthermie, convulsions, rhabdomyolyse.
- Fièvre chez l'usager d'injection : endocardite possible → urgence (hémocultures, antibiotiques IV) ; tolérance perdue (hospitalisation, sevrage, incarcération) → surdose.
🚩 Alcool : sevrage et encéphalopathie de Wernicke
- DT (48–96 h) : délirium + fièvre, tachycardie, HTA, diaphorèse.
- Convulsions ; 1re convulsion ou focale → TDM.
- Wernicke (≥ 2 critères de Caine) : ataxie, nystagmus/ophtalmoplégie, confusion.
-
60 mg de diazépam (ou > 12 mg de lorazépam) en 12 h : réévaluer ; T > 39 °C, rhabdomyolyse.
🚩 Cannabis
- Enfant ayant ingéré un comestible : coma, apnée, convulsions.
- Cannabinoïde synthétique (« K2, Spice ») : agitation, convulsions, insuffisance rénale.
- Douleur thoracique chez le jeune (SCA, arythmies) ; psychose.
- SHC : hypokaliémie, alcalose, IRA prérénale.
🚩 Cessation tabagique
- Dépendance élevée : 1re cigarette < 30 min après le réveil ou > 20 cig/j
- Arrêt du tabac sous clozapine ou olanzapine : taux qui montent (CYP1A2)
- Bupropion contre-indiqué : convulsions, boulimie ou anorexie, IMAO ou thioridazine < 14 j, sevrage brusque d'alcool ou de sédatifs, autre produit contenant du bupropion
🚩 Opioïdes, méthadone et TUO
- Intoxication : somnolence, myosis, bradypnée, coma.
- Sevrage seul sans TAO : ↑ risque de surdose mortelle, surtout au congé.
- Induction de méthadone (2 premières semaines), nouvel inhibiteur (fluconazole, macrolide), benzodiazépines.
- QTc > 500 ms sous méthadone.
- Aggravation après la 1re buprénorphine : sevrage précipité.
Gériatrie
⚠️ Alertes cliniques — Gériatrie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)
- Diriger l’usager vers l’urgence :
- Délirium ou altération de l’état d’éveil
- Personne âgée présentant une dangerosité immédiate et significative affectant sa sécurité ou celle de son entourage
- Chute avec séjour prolongé au sol ou incapacité significative à se déplacer
🚩 Aptitude et régimes de protection
- Délirium, dépression, intoxication : ne jamais conclure à une inaptitude permanente
- Indices de maltraitance (financière, physique, négligence)
- Refus catégorique d'un soin par une personne inapte
-
Congé dangereux, refus d'hébergement malgré des risques graves
🚩 Chutes, fragilité et perte d'autonomie
- Perte de connaissance ou chute inexpliquée : syncope jusqu'à preuve du contraire.
- Long lie > 1 h : rhabdomyolyse, hypothermie, plaies de pression.
- Hanche : raccourcissement, rotation externe, douleur à la mise en charge.
- TCC chez ≥ 65 ans, anticoagulé ou état mental altéré ; confusion fluctuante des semaines après (HSD chronique).
-
Délirium, sepsis, hypoNa, hypoglycémie, AVC.
🚩 Démence et troubles neurocognitifs
- Début abrupt, inattention, fluctuations sur 24 h : delirium (ne pas diagnostiquer un TNC majeur pendant un delirium).
- Déclin rapide (< 1–2 ans), myoclonies, signes focaux, céphalée ou convulsion de novo, âge < 60 ans.
- Triade de l'HPN : marche magnétique, incontinence, troubles cognitifs.
- Trauma crânien récent ou anticoagulant (HSD) ; danger : fugue, feu, conduite.
🚩 Dépression du sujet âgé
- Idées ou intentions suicidaires (homme âgé seul, maladie, alcool, accès à armes ou médicaments)
- Dépression psychotique (délire de ruine, nihiliste, de culpabilité)
- Refus de boire et de manger, détérioration physique rapide
- Aggravation, irritabilité, accélération sous antidépresseur : trouble bipolaire
🚩 Incontinence urinaire
- Hématurie, douleur pelvienne, IU récidivantes, prolapsus important, rétention.
- Symptômes neurologiques : compression médullaire, queue de cheval, SEP, hernie discale.
- Nouvelle incontinence à l'hôpital : délirium, rétention, fécalome, hyperglycémie.
Urgence, traumatologie et réanimation
🚩 Hypothermie, coup de chaleur, électrisation
- Hypothermie : FV spontanée sous 28 °C ; T < 30 °C avec arythmie ventriculaire ou PAS < 90.
- Hyperthermie + atteinte neurologique = coup de chaleur.
-
Électrisation : haute tension, foudre, arythmie, syndrome des loges.
🚩 Intoxications et toxidromes
- GCS ≤ 8, PCO2 > 45 mmHg, TAS ≤ 80 mmHg, convulsions, T° > 40 °C, pH ≤ 7,2.
- ECG : QRS > 100 ms (bloqueurs Na), QTc > 500 ms, bloc AV, bradycardie.
- Libération prolongée, body packer : « bombe à retardement ».
-
Salicylates : un pH « normal » chez un patient intubé ou épuisé est alarmant ; éviter l'intubation.
🚩 Plaies, lacérations et sutures
- Atteinte tendineuse, nerveuse ou artérielle ; articulation ou fracture ouverte.
- Injection à haute pression ; paupière (bord libre, canal lacrymal) ; cartilage avec perte de substance.
-
LAST : engourdissement péribuccal, goût métallique, convulsions, arythmies.
🚩 Trauma des extrémités et urgences orthopédiques
- VON CHOP : vasculaire, fracture ouverte, neurologique (queue de cheval), compartiment, luxation de hanche, ostéomyélite/arthrite septique, pelvis instable.
- Syndrome des loges : douleur disproportionnée, analgésie croissante, douleur à l'étirement passif (pouls souvent préservé).
- Luxation du genou (artère poplitée) ; tabatière anatomique sensible (scaphoïde).
-
Chute en CHSLD : fracture de hanche occulte, anticoagulation.
🚩 ACLS – arrêt cardiaque et post-RCS
- FR < 6 ou > 30, FC < 40 ou > 140, TAS < 90, baisse de l'état de conscience : appeler l'équipe d'intervention rapide.
- ETCO2 < 10 mm Hg : RCR inefficace. Hausse brusque et soutenue : RCS probable.
- Bradycardie avec BAV Mobitz II ou 3e degré ; tachycardie instable.
Autres
🚩 Permis de conduire et aptitude à conduire
- Événement aigu récent : SCA, AVC/ICT, syncope, convulsion, TCC, chirurgie — le patient veut savoir quand il pourra reconduire.
- Famille inquiète : accrochages, égarements, quasi-accidents, besoin d'un « copilote ».
- Condition incompatible : acuité < 6/15, champ < 100°, démence modérée à sévère, IC classe IV, trouble d'usage modéré à sévère.
- Chauffeur professionnel (classes 1–4) : délais beaucoup plus longs.
🚩 Baisse de vision et décollement de rétine
- Baisse aiguë, indolore, monoculaire : occlusion artérielle rétinienne = AVC.
- ≥ 50 ans avec céphalée, claudication de la mâchoire, PPR : ACG (risque pour l'autre œil en quelques jours).
- Rideau, nouveaux flottants, éclairs : décollement de rétine.
- Œil rouge douloureux : glaucome aigu ; trauma : globe rompu.
- Déficit homonyme : AVC ou masse.
🚩 Douleur chronique et neuropathique
- Perte de poids, fièvre, néoplasie connue.
- Déficit neurologique progressif ; neuropathie asymétrique, motrice, proximale ou rapide (Guillain-Barré, mononévrite multiple).
- Claudication de la mâchoire, douleur des ceintures avec VS élevée (artérite temporale, PPR).
- Idées suicidaires ; gabapentinoïde + opioïde (± BZD) : dépression respiratoire.
🚩 Goutte
- Monoarthrite fébrile : arthrite septique jusqu'à preuve du contraire (peut coexister avec la goutte).
- Éruption sous allopurinol (DRESS, SJS/NET) : cesser immédiatement.
- Colchicine avec un inhibiteur puissant du CYP3A4 ou de la P-gp (clarithromycine, azolés, cyclosporine), ou avec une statine en IRC : toxicité grave.
🚩 Hyperplasie bénigne de la prostate
- Rétention, insuffisance rénale, hydronéphrose, infections récidivantes, lithiase vésicale, hématurie.
- Sous 5-ARI : APS qui remonte → penser cancer.
- Médicaments qui causent une rétention : anticholinergiques, antihistaminiques, tricycliques, antipsychotiques, opioïdes, décongestionnants, diurétiques.
🚩 Lombalgie
- Rétention urinaire ou incontinence, anesthésie en selle, perte du tonus anal, déficit bilatéral : queue de cheval.
- Déficit neurologique progressif ou multiradiculaire.
- ATCD de cancer, perte de poids, douleur nocturne non mécanique.
- Fièvre, UDI, immunosuppression, hémodialyse : infection.
- Ostéoporose, corticostéroïdes, trauma : fracture ; 1er épisode après 50 ans.
- Âgé, anticoagulé, douleur abdominale : AAA.
🚩 Plaies, ulcères et brûlures
- Brûlure des voies respiratoires : brûlure faciale, poils brûlés, suie, voix rauque, stridor, espace clos
- Brûlure circonférentielle : syndrome compartimentaire, escarrotomie
- Contact osseux au stylet : ostéomyélite
- IPSCB < 0,5 : ischémie sévère, référence vasculaire urgente
- Plaie atypique ou qui ne guérit pas : biopsie ; histoire discordante : maltraitance
🚩 Polyarthrite rhumatoïde et arthrites
- Monoarthrite aiguë : septique jusqu'à preuve du contraire, ponctionner avant de traiter
- Liquide > 50 000 GB (LR ≈ 8 ; > 100 000 : LR ≈ 28), PMN > 90 % ou Gram + : arthrite septique
- Septique possible sous 50 000 GB (sensibilité du seuil ≈ 61 % ; gonocoque, immunosupprimé, antibiotique reçu) ; cristaux n'excluent pas une infection
- Poussée sur une seule grosse articulation chez un PAR : ponctionner
🚩 Prurit
- Prurit généralisé persistant inexpliqué, symptômes B, perte de poids : lymphome (refaire le bilan si persistance).
- Grossesse au 3e trimestre, prurit palmo-plantaire nocturne sans lésion : cholestase gravidique (risque fœtal).
- Urticaire aiguë avec atteinte respiratoire ou hémodynamique : anaphylaxie.
- Sujet âgé : pemphigoïde bulleuse (le prurit précède les bulles) ; prurit aquagénique : polyglobulie vraie.
🚩 Pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR)
- Signes d'ACG : nouvelle céphalée, sensibilité du cuir chevelu, claudication de la mâchoire, troubles visuels (amaurose, diplopie), artère temporale anormale, fièvre ou perte de poids marquée.
- Faiblesse vraie ou CK élevée : myopathie, pas une PPR.
- Absence de réponse franche à 15–20 mg de prednisone : douter du diagnostic (PR, néoplasie, myélome, ACG).
🚩 Scrotum : torsion, épididymite, masse
- Début brutal, testicule haut et horizontal, réflexe crémastérien absent : torsion (récupérable > 90 % si détorsion < 6 h).
- TWIST ≥ 5 : exploration sans attendre l'imagerie.
- Masse testiculaire solide indolore : cancer jusqu'à preuve du contraire.
- Hernie incarcérée (< 2 ans).
🚩 Urgences et trauma oculaires
- Exposition chimique (alcalis surtout) : irriguer avant tout examen
- Globe ouvert : pupille déformée, Seidel +, hémorragie sous-conjonctivale importante, chambre antérieure plate
- Proptose, œil dur, ↓ AV après trauma : hématome rétrobulbaire
- Perte visuelle brutale indolore, DPAR : occlusion de l'artère centrale de la rétine
- Projectile à haute vélocité (meulage, marteau sur métal) : plaie pénétrante, corps étranger intraoculaire
🚩 Épistaxis
- Saignement qui coule surtout dans la gorge malgré la compression : source postérieure.
- Épistaxis massive après chirurgie ou trauma : pseudoanévrisme carotidien.
- Instabilité hémodynamique : ABC, réanimer.
- Récidive unilatérale chez l'adolescent masculin : fibrome nasopharyngien.
🚩 Œil rouge et conjonctivite
- Baisse de vision, douleur importante, photophobie, pupille anormale
- Opacité cornéenne, infiltrat ou ulcère ; porteur de verres de contact ; trauma ; nouveau-né
- Pupille mi-dilatée fixe, cornée trouble, halos, nausées : glaucome aigu
- Purulence massive avec chémosis : gonocoque
🚩 AINS et antiplaquettaires
- Saignement digestif sous AINS ou antiplaquettaire (risque ×4 avec anticoagulant)
- IRA : AINS + IECA/ARA + diurétique (« triple whammy »), hypovolémie, cirrhose, IC
- Hyperkaliémie, décompensation d'IC, hausse de PA
- Endoprothèse coronarienne récente : ne jamais cesser la DAPT le 1er mois sans avis
🚩 Anaphylaxie et réactions aux produits de contraste
- Stridor, bronchospasme, hypotension (TAS < 90 ou baisse > 30 %), syncope
- Jusqu'à 10–20 % sans signe cutané, surtout en choc
- Toute anaphylaxie : 911 en parallèle de l'épinéphrine. Instable après 2–3 doses IM = anaphylaxie réfractaire : perfusion d'épinéphrine, voies aériennes et soins intensifs par les paramédics / à l'urgence
- Angio-œdème sans urticaire sous IECA : bradykinine, répond mal à l'épinéphrine
🚩 Déprescription et polypharmacie
- Toute nouvelle plainte chez l'aîné (chute, confusion, constipation, incontinence, anorexie, hypotension orthostatique) : effet indésirable jusqu'à preuve du contraire.
- Cascade médicamenteuse (p. ex. amlodipine → œdème → furosémide → incontinence → oxybutynine → delirium).
- Médicaments à haut risque : anticoagulants, hypoglycémiants, psychotropes, digoxine, AINS, opioïdes.
- Arrêt brusque à rebond : BZRA, antidépresseurs, bêtabloquants, clonidine, antipsychotiques, IChE ; dénosumab cessé sans relais.
🚩 IPP et anti-H2
- Diarrhée sous IPP : penser au C. difficile, réévaluer l'IPP
- IRA inexpliquée : néphrite interstitielle aiguë
- Hypomagnésémie (diurétique, digoxine, arythmie, hypoCa ou hypoK réfractaire)
- Famotidine non ajustée au rein chez l'âgé : délirium
🚩 Médicaments en vente libre
- Délirium inexpliqué chez l'âgé : Gravol, Benadryl, somnifère « nuit » (diphenhydramine, doxylamine)
- IRA : ibuprofène ou naproxène avec IECA/ARA + diurétique
- Hépatotoxicité : cumul d'acétaminophène (produits contre le rhume, Robaxacet)
- Saignement sous anticoagulant : AAS, AINS, produits naturels (ginkgo, curcuma)
- Méléna douteux : bismuth ou fer
🚩 Médicaments prolongeant le QT
- QTc ≥ 500 ms ou hausse ≥ 60 ms : risque élevé de TdP.
- Palpitations, lipothymie, syncope ; torsades de pointes.
- Cumul : âge > 65, femme, hypoK, hypoMg, bradycardie < 50, IC, interactions, ≥ 2 médicaments à risque, IV rapide.
🚩 Préparations magistrales
- Peau lésée ou vésicules actives : ne pas appliquer (attendre la cicatrisation du zona)
- Grande surface : somnolence, étourdissements (kétamine, amitriptyline), absorption de lidocaïne
- Insuffisance hépatique ou antiarythmique de classe I : prudence
- Enfants et animaux exposés (lidocaïne, kétamine)
🚩 Dépistage du cancer colorectal et de l'AAA
- Rectorragie, changement persistant du transit ou anémie ferriprive : pas de RSOSi, coloscopie diagnostique en consultation rapide en gastroentérologie.
- RSOSi positif : coloscopie obligatoire selon le délai du programme, ne jamais répéter le RSOSi.
- AAA connu avec douleur abdominale, lombaire ou au flanc, hypotension ou syncope (rupture) : 911.
- AAA ≥ 5,5 cm chez l'homme (≥ 5,0 cm chez la femme), croissance > 1 cm/an ou symptomatique : consultation rapide en chirurgie vasculaire.
- Masse abdominale pulsatile et douloureuse à l'examen : urgence.
🚩 Examen médical périodique et dépistages
- RSOSi positif ou rectorragie, anémie ferriprive inexpliquée : coloscopie rapide.
- Masse mammaire palpable ou mammographie suspecte (BI-RADS 4–5) : consultation rapide (centre de santé du sein).
- AAA ≥ 5,5 cm ou symptomatique : consultation rapide en chirurgie vasculaire ; douleur abdominale ou dorsale avec AAA connu : 911.
- TA ≥ 180/110 avec céphalée, douleur thoracique, dyspnée ou déficit neurologique : urgence.
- Perte de poids ≥ 10 %/an inexpliquée ou nodule pulmonaire suspect : investigation ou consultation rapide.
🚩 Santé des immigrants et des réfugiés
- Fièvre dans les 3 mois après un séjour en zone d’endémie : paludisme jusqu’à preuve du contraire (frottis le jour même).
- Toux chronique, sueurs, perte de poids : tuberculose active (isolement, radiographie, expectorations).
- Idées suicidaires, TSPT sévère, violence subie ou en cours.
- Grossesse sans suivi, enfant avec retard de croissance ou de développement.
🚩 Vaccination
- Urticaire généralisée, œdème du visage, stridor, dyspnée ou hypotension après un vaccin (anaphylaxie) : 911 ou urgence.
- Convulsion, encéphalopathie ou altération de l'état de conscience après un vaccin : urgence (déclarer la MCI à la santé publique).
- Nourrisson après le vaccin rotavirus avec vomissements, douleurs abdominales en crises ou sang dans les selles (invagination) : urgence.
- Fièvre avec atteinte de l'état général, ou chez un nourrisson de moins de 3 mois, sans l'attribuer d'emblée au vaccin : urgence.
🚩 Soins palliatifs – généralités
- Détresse : panique et détresse respiratoire majeure subite, douleur intolérable subite ou hémorragie massive (niveau D).
- Myoclonies, agitation paradoxale, hyperalgésie : neurotoxicité des opioïdes.
- Délirium terminal : chercher rétention urinaire, fécalome.
- Mourant actif : PPS ≤ 30 %, alitement, râles, marbrures, respiration irrégulière.