Dr H. SRV

Résidents

🚩 Drapeaux rouges

🚑 Au sans rendez-vous, critères généraux d’orientation vers l’urgence : FC ≤ 50 ou ≥ 110, FR ≥ 25, TAS ≤ 90 ou ≥ 200, TAD ≥ 120, T ≤ 35 ou ≥ 38,3 °C avec atteinte de l’état général, SpO₂ ≤ 92 %, altération de l’état de conscience, prise PO impossible, ou besoin d’investigation ou de traitement (IV) en moins de 24 h. Patient instable : 911.

Cardiologie et vasculaire

⚠️ Alertes cliniques — Cardiologie adulte (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger l’usager à l’urgence (liste non exhaustive) :
    • Syndrome coronarien aigu suspecté, angine de repos
    • Insuffisance cardiaque décompensée
    • Fibrillation auriculaire rapide ≥ 110 bpm au repos ou mal tolérée
    • Syncope brutale (sans prodrome)
    • Bradycardie symptomatique avec FC < 40 bpm ou pauses diurnes > 3 secondes documentées

Page CRDS : cardiologie adulte

⚠️ Alertes cliniques — Chirurgie vasculaire (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger l’usager vers l’urgence :
    • Suspicion d’ischémie aiguë avec déficit moteur ou sensitif du membre supérieur, inférieur
    • Ischémie mésentérique aiguë
    • Tout anévrisme douloureux ou rompu (aortique, viscéral ou des membres)
    • Suspicion d’une infection vasculaire (artère native ou prothèse vasculaire)
    • Hémorragie aiguë ou menace d’hémorragie, externe ou interne d’origine vasculaire (traumatisme vasculaire, hémorragie d’un accès vasculaire pour hémodialyse, dissection aortique aiguë, hématome expansif, etc.)
    • Gangrène humide ou suspicion d’infection nécrosante du pied
    • Abcès plantaire avec sepsis chez un usager avec insuffisance artérielle connue ou suspectée
    • Suspicion d’un AIT/AVC avec parésie unilatérale ou trouble de la parole persistant, fluctuant ou transitoire depuis < 48 h ou Référer à l’Accueil clinique si disponible et selon l’état de l’usager
  • Contacter le chirurgien vasculaire de garde : Pour toutes situations que vous identifiez de priorité A incluant les conditions cliniques suivantes, communiquer avec le chirurgien vasculaire de garde de votre région :
    • Suspicion d’ischémie récente (< 14 jours) sans déficit moteur ou sensitif
    • Sténose carotidienne documentée > 50 % avec AIT(ICT) ou amaurose fugace ou AVC récent < de 14 jours
    • Anévrisme de l’aorte abdominale > 70 mm

Page CRDS : chirurgie vasculaire

🚩 Douleur thoracique et SCA

  • 6 causes mortelles : SCA, dissection aortique, EP, pneumothorax sous tension, tamponnade, rupture œsophagienne.
  • IMO : STEMI, Sgarbossa, postérieur (sus-ST V7–V9), De Winter, T hyperaiguës ; Wellens.
  • Douleur déchirante dorsale, écart de TA > 20 mm Hg, déficit neurologique : dissection (pas d'anticoagulation ni de fibrinolyse).
  • Post-IM : nouveau souffle, OAP brutal, choc, BAV.

🚩 Dyslipidémie et statines

  • C-LDL ≥ 5,0 mmol/L : suspicion d'hypercholestérolémie familiale.
  • TG > 10 mmol/L : risque de pancréatite.
  • Symptômes musculaires avec CK > 10 × N : rhabdomyolyse ; ALT > 3 × N persistante.
  • Interactions : gemfibrozil + statine contre-indiqué ; simvastatine max 20 mg avec amlodipine ; CYP3A4 (clarithromycine, azolés).

🚩 ECG et ECG d'urgence

  • Occlusion coronarienne (STEMI ou équivalent : postérieur, de Winter, T hyperaiguës, Sgarbossa modifié positif).
  • Hyperkaliémie : T pointues, QRS large, onde sinusoïdale.
  • QRS > 100 ms avec R terminal en aVR > 3 mm : bloqueurs Na.
  • BAV 2 Mobitz II ou BAV 3 ; tachycardie à QRS large (TV jusqu'à preuve du contraire) ; FA pré-excitée.
  • QTc > 500 ms ; Wellens chez un patient sans douleur.

🚩 Fibrillation auriculaire et arythmies

  • Instabilité : hypotension, ischémie, OAP, altération de l'état de conscience.
  • QRS larges et irréguliers : FA préexcitée (WPW), pas de bloqueur du nœud AV.
  • Syncope, douleur thoracique, palpitations à l'effort, cardiopathie structurale, mort subite familiale.
  • FC ≈ 150 régulière : flutter 2:1.

🚩 Hypertension artérielle

  • PA souvent ≥ 180/120 + atteinte aiguë d'organe cible : encéphalopathie, AVC ou HIC, SCA, OAP, dissection, IRA, MAT, rétinopathie III–IV.
  • Grossesse ≥ 160/110 : prééclampsie, traiter en 30–60 min.
  • Créatinine ↑ > 30 % ou K > 5,5 sous IECA/ARA/diurétique.
  • Personne âgée : hypotension orthostatique, chutes.

🚩 Hypotension et hypotension orthostatique

  • TAS < 90, PAM < 65 ou baisse > 40 mmHg + hypoperfusion (lactate > 2, oligurie, confusion, marbrures, remplissage capillaire > 3 s) : choc.
  • Fièvre, GB anormaux : choc septique.
  • TVC élevée : cardiogénique ou obstructif (tamponnade, EP, pneumothorax).
  • Saignement ; syncope ou chutes.

🚩 Insuffisance cardiaque

  • Hypoperfusion (extrémités froides, oligurie, confusion, lactate ↑) ou TAS < 90 : choc cardiogénique.
  • Détresse respiratoire, FR > 40 ou SpO₂ < 90 %.
  • SCA, arythmie significative, chocs répétés du DCI.
  • Diurèse < 100–150 mL/h ou Na urinaire < 50–70 à 2 h : réponse insuffisante.

🚩 Maladie vasculaire athérosclérotique et MAP

  • Ischémie aiguë (6 P) : douleur, pâleur, absence de pouls, froideur, paresthésies, paralysie : urgence en heures.
  • Rutherford IIb (déficit sensitif au-delà des orteils, faiblesse) : revascularisation immédiate.
  • Ischémie chronique menaçante : douleur de repos ≥ 2 sem, plaie qui ne guérit pas, gangrène.
  • Après revascularisation : syndrome des loges, hyperkaliémie, rhabdomyolyse, IRA.

🚩 Péricardite

  • Tamponnade : péricardiocentèse urgente.
  • Haut risque majeur : fièvre > 38, évolution subaiguë, gros épanchement, échec des AINS à 1 semaine.
  • Haut risque mineur : troponine ↑ (myopéricardite), immunosuppression, anticoagulation (hémopéricarde), trauma.
  • Sus-ST localisé avec image en miroir : SCA jusqu'à preuve du contraire.
  • Origine d'un pays endémique, épanchement important ou subaigu : tuberculose.

🚩 Syncope

  • Syncope sans prodrome, à l'effort ou en position couchée ; palpitations
  • Histoire familiale de mort subite < 40 ans ; cardiopathie connue ; souffle (SA, CMH)
  • ECG : BAV de haut degré, bloc bifasciculaire, bradycardie < 40, QTc > 480 ms, Brugada, préexcitation
  • Dyspnée, douleur thoracique, méléna, céphalée : EP, dissection, hémorragie, HSA

🚩 Urgence et poussée hypertensives

  • Atteinte d'organe aiguë : confusion, convulsions, troubles visuels (encéphalopathie, PRES), déficit focal (AVC, HIC).
  • PA ou pouls asymétriques aux deux bras : dissection aortique.
  • OAP, SCA, IRA, schistocytes (MAT), œdème papillaire.
  • Grossesse ou post-partum ≤ 6 sem avec PA ≥ 160/110 : prééclampsie, même sans protéinurie.

🚩 Œdème

  • Angiœdème (lèvres, langue, visage) : urgence des voies respiratoires.
  • Unilatéral aigu (< 72 h) : TVP jusqu'à preuve du contraire ; aussi cellulite, kyste poplité rompu, syndrome des loges.
  • Dyspnée, orthopnée, TVC élevée, crépitants : insuffisance cardiaque.
  • Bilatéral : penser aussi à une TVP bilatérale (cancer, compression pelvienne).

Pneumologie

⚠️ Alertes cliniques — Pneumologie adulte (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger l’usager vers l’urgence (liste non exhaustive) :
    • PNEUMONIE : Tableau clinique de pneumonie avec signes de sévérité (désaturation < 90 %, confusion, hypotension, etc.) ou fièvre persistante (> 48 h) sous traitement antibiotique
    • MPOC : Détérioration grave AVEC somnolence ou désaturation < 90 %
    • HÉMOPTYSIE IMPORTANTE (100 ml ou +) ou répétée (20 ml à quelques reprises dans la même journée)
    • ASTHME : Exacerbation d’asthme aiguë sévère ou sans réponse à la corticothérapie orale depuis 24 h
    • DYSPNÉE : Au repos, rapidement progressive (< 1semaine)
    • SUSPICION D’EMBOLIE PULMONAIRE
    • ÉPANCHEMENT PLEURAL significatif AVEC fièvre associée ou suspicion d’infection (empyème) ou désaturation < 90 %

Page CRDS : pneumologie adulte

🚩 Apnée du sommeil (SAHS)

  • Désaturations sous opioïdes ou sédatifs, surtout en postopératoire (pire aux nuits 2–3).
  • Syndrome obésité-hypoventilation : IMC ≥ 30, HCO₃ veineux ≥ 27 mmol/L, SpO₂ éveillé < 90 % ; décompensation sous O₂ à haut débit et sédatifs.
  • Apnée centrale (Cheyne-Stokes) : IC, post-AVC, opioïdes.

🚩 Asthme et bronchospasme (adulte)

  • Thorax silencieux, somnolence, confusion, épuisement, bradycardie.
  • PaCO2 normale ou haute pendant une crise.
  • Parle en mots, FR > 30, FC > 120, SpO2 < 90 %, DEP ou VEMS ≤ 50 %.
  • Antécédent d'épisode quasi fatal.

🚩 Dyspnée

  • SpO2 < 90 %, FR > 30, tirage, respiration paradoxale, incapacité à parler, cyanose.
  • Altération de la conscience, stridor, hypotension, silence auscultatoire.
  • Apparition brutale : EP, pneumothorax, corps étranger, OAP flash.
  • Poumons clairs + hypoxémie : EP ; poumons clairs + tachypnée : acidose métabolique.

🚩 Imagerie thoracique

  • Médiastin élargi (> 8 cm en AP), perte du bouton aortique : syndrome aortique, trauma.
  • Pneumothorax (en décubitus : signe du sillon profond).
  • Air libre sous-diaphragmatique.
  • Tube endotrachéal trop près de la carène (ou trop haut ; viser ≈ 5–7 cm au-dessus, cou neutre) ; TNG pas dans l'estomac.

🚩 MPOC

  • pH < 7,35 et PaCO₂ > 45 : VNI ; pH < 7,25, épuisement ou coma : intubation selon niveau de soins
  • Hyperoxie : aggrave l'hypercapnie
  • Dyspnée sans changement des expectorations : EP ou IC ; fièvre élevée : pneumonie
  • Ottawa ≥ 3 points : risque élevé, favorise l'admission

🚩 Nodule pulmonaire et dépistage du cancer du poumon

  • Symptômes suspects : hémoptysie, toux ou dyspnée nouvelle persistante, douleur thoracique, perte de > 5 kg en 12 mois : investigation, pas dépistage.
  • Nodule solide > 8 mm, contour spiculé, lobe supérieur, croissance.
  • Composante solide ≥ 6 mm dans un nodule partiellement solide.
  • Lung-RADS 4B ou 4X.

🚩 Spirométrie

  • Maladie neuromusculaire : CVF < 1 L ou < 50 % du prédit, ou chute de > 25 % en décubitus : risque d'insuffisance respiratoire.
  • Plateau expiratoire et inspiratoire : obstruction fixe des voies aériennes supérieures (sténose trachéale).
  • Contre-indications relatives : IM ou AVC récent, pneumothorax, hémoptysie, EP aiguë.

🚩 Toux subaiguë et chronique

  • Hémoptysie ; fumeur avec toux nouvelle ou modifiée.
  • Perte de poids, fièvre, sueurs nocturnes (néoplasie, tuberculose).
  • Dysphagie ou toux aux repas (aspiration) ; voix rauque persistante.
  • Pneumonies récidivantes, crépitants, hippocratisme.
  • Enfant : étouffement brutal (corps étranger), toux grasse > 4 sem.

Gastro-entérologie et chirurgie générale

⚠️ Alertes cliniques — Gastroentérologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger l’usager à l’urgence :
    • Hémorragie digestive aiguë
    • Impaction alimentaire ou corps étranger
    • Cholangite
    • Pancréatite aiguë
    • Encéphalopathie hépatique de novo (1er épisode)
    • Ascite (1er épisode ou fébrile)
    • Hépatite aiguë sévère (ALT > 500)
  • Utiliser le formulaire de l’Accueil clinique si disponible

Page CRDS : gastroentérologie

⚠️ Alertes cliniques — Chirurgie générale (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger l’usager vers l’urgence :
    • Douleur abdominale aiguë (ex. : appendicite, cholécystite, diverticulite compliquée ou sans réponse au traitement initial, ulcère perforé, etc.)
    • Abcès ischiorectal
    • Hémorragie digestive aiguë
    • Hernie incarcérée
    • Occlusion intestinale
    • Abcès cutané / mammaire

Page CRDS : chirurgie générale

🚩 Côlon irritable et constipation

  • Perte de poids, rectorragies ou méléna, anémie ferriprive, début après 50 ans
  • Douleur, vomissements ou distension aiguës : occlusion ou Ogilvie avant tout laxatif
  • Fuites liquides chez la personne âgée : fécalome jusqu'à preuve du contraire
  • Pédiatrie : retard du méconium, fossette sacrée, botulisme infantile

🚩 Diarrhée aiguë

  • Hypovolémie, altération de l'état mental, sepsis.
  • Diarrhée sanglante afébrile : ECEH, risque de SHU.
  • C. difficile fulminant : hypotension, iléus, mégacôlon, perforation.
  • Douleur disproportionnée chez un vasculaire : colite ou ischémie mésentérique.

🚩 Diarrhée chronique et malabsorption

  • Début après 45–50 ans, perte de poids, rectorragies, anémie ferriprive, symptômes nocturnes.
  • Fièvre, calprotectine élevée, antécédent familial de cancer colorectal ou de MII.
  • Hypovolémie, hypokaliémie, acidose.
  • Patient hospitalisé : C. difficile, fécalome avec diarrhée de débordement.

🚩 Douleur abdominale aiguë (adulte)

  • Instabilité, syncope, douleur irradiant au dos : AAA rompu, dissection
  • Douleur disproportionnée à l'examen avec FA ou athérosclérose : ischémie mésentérique (lactate normal ne l'exclut pas)
  • Défense, rigidité, douleur à la décompression : péritonite
  • Vomissements, distension, arrêt des gaz : occlusion
  • Femme en âge de procréer : grossesse ectopique ; personne âgée ou sous corticoïdes : signes atténués

🚩 Dysphagie

  • Impaction alimentaire ou corps étranger : incapacité d’avaler la salive, hypersalivation, douleur rétrosternale → urgence (endoscopie ; immédiate si obstruction complète, pile bouton, aimants ou objet pointu).
  • Dysphagie rapidement progressive, perte de poids, anémie ferriprive, hématémèse ou méléna, odynophagie importante, âge > 50 ans.
  • Dysphagie oropharyngée aiguë avec déficit neurologique (AVC), voix nasonnée, ptose ou faiblesse fluctuante (myasthénie) → urgence.
  • Fausses routes avec fièvre ou toux productive (pneumonie d’aspiration), déshydratation, prise PO impossible → urgence.

🚩 Hémorragies digestives

  • Hypotension, tachycardie, syncope, index de choc (FC/TAS) > 1.
  • Hématémèse + méléna ; hématochézie massive instable (10–15 % source haute).
  • Cirrhose : varices probables.
  • Antécédent de chirurgie aortique : fistule aorto-entérique (angio-CT).

🚩 Hépatites virales (A, B, C)

  • Ictère avec RNI élevé, confusion, ascite : insuffisance hépatique, urgence.
  • Signes de cirrhose (plaquettes basses, angiomes stellaires, ascite) chez un patient porteur du VHB ou du VHC.
  • Hépatite aiguë chez une femme enceinte.

🚩 Ictère de l'adulte

  • Fièvre + douleur de l'HCD + ictère (Charcot) ; confusion et choc (Reynolds) : cholangite.
  • RNI ↑ avec encéphalopathie (astérixis) : insuffisance hépatique aiguë.
  • Ictère indolore progressif, perte de poids, vésicule palpable (Courvoisier) : néoplasie.
  • Transaminases > 1000 : virus, ischémie, acétaminophène.

🚩 Nausées et vomissements

  • Distension, absence de gaz, vomissements fécaloïdes, péritonisme : occlusion.
  • Céphalée avec signes neurologiques ou œdème papillaire : HTIC.
  • Douleur thoracique (SCA inférieur), acidocétose, hématémèse.
  • Grossesse, hypercalcémie, insuffisance surrénalienne, toxicité (digoxine, lithium).

🚩 Perte de poids involontaire

  • Dysphagie, saignement digestif, masse, adénopathies dures ou fixes.
  • Fièvre, sueurs nocturnes, toux chronique ou hémoptysie (cancer, tuberculose, VIH).
  • Perte rapide (plus de 10 % en 6 mois), cachexie, déshydratation, chutes.
  • Personne âgée seule, qui ne mange plus, avec dépression ou troubles cognitifs.

🚩 Probiotiques

  • Contre-indiqués : immunosuppression importante (neutropénie, greffe, chimiothérapie), cathéter veineux central (fongémie à S. boulardii), pancréatite aiguë sévère.
  • Prudence : valvulopathie ou prothèse valvulaire, soins intensifs, intestin court.
  • ICD active : le probiotique n'a aucun rôle thérapeutique.

🚩 RGO, dyspepsie et ulcère peptique

  • Méléna, hématémèse ; anémie ferriprive prouvée.
  • Dysphagie, odynophagie, perte de poids, satiété précoce, vomissements persistants, masse épigastrique.
  • Dyspepsie nouvelle à ≥ 60 ans ; ATCD familial de cancer digestif haut.
  • Douleur épigastrique : ne pas manquer SCA, pancréatite, cholécystite ; perforation (air libre).

🚩 Stéatose et lésions hépatiques

  • ALT > 1000 U/L : ischémie, acétaminophène, hépatite virale aiguë, calcul migré, auto-immune.
  • Cirrhotique avec ascite admis : PBS (neutrophiles ≥ 250/mm³) ; encéphalopathie (chercher infection, saignement, constipation, hypoK).
  • Nodule sur foie cirrhotique : CHC jusqu'à preuve du contraire.
  • Adénome avec douleur aiguë et choc : rupture.
  • Plaquettes basses, AST > ALT, albumine ↓, INR ↑ : fibrose avancée.

Neurologie et neurochirurgie

⚠️ Alertes cliniques — Neurologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger l’usager à l’urgence :
    • Suspicion d’un IAT/AVC avec parésie unilatérale et/ou trouble de la parole persistant, fluctuant ou transitoire depuis < 48 heures
    • Céphalée à début subit ou qui s’accompagne d’indice d’alarme (température, déficit neurologique, altération du sensorium, papilloedème, suspicion d’artérite temporale, etc.)
    • Altération de l’état de conscience ou état confusionnel aigu
    • Status épileptique ou crises convulsives à répétition
    • Suspicion d’une atteinte médullaire rapidement progressive
    • Suspicion d’un syndrome de Guillain-Barré

Page CRDS : neurologie

⚠️ Alertes cliniques — Neurochirurgie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Alertes cliniques et raisons de consultation de priorité A ou B (liste non exhaustive) :
  • Communiquer avec le neurochirurgien de garde :
    • Hémorragie intracrânienne
    • Syndrome d’hypertension intracrânienne avec ou sans altération de l’état de conscience
    • Apparition soudaine ou rapidement progressive d’un déficit neurologique (localisation cérébrale, médullaire ou queue de cheval ou radiculopathie aiguë avec déficit moteur significatif)
    • Myélopathie aiguë ou subaiguë (compression médullaire) avec évolution rapide des symptômes
    • Sténose carotidienne symptomatique
    • Traumatisme cranio-cérébral (TCC) ou spino-médullaire aigu modéré et sévère
    • Fracture du crâne ou du rachis
    • Tumeurs cérébrales intraparenchymateuses : métastases, gliomes ou autres
    • Tumeurs du rachis intra-durales ou extra-durales (primaires ou métastatiques)

Page CRDS : neurochirurgie

🚩 AVC et ICT

  • Déficit focal aigu : noter l'heure « vu normal » ; FAST/VITE.
  • Faiblesse + trouble visuel, aphasie ou négligence : occlusion de gros vaisseau.
  • Altération de conscience, diplopie, dysarthrie, déficits bilatéraux : penser basilaire.
  • Déficit fluctuant ou « en escalier » ; ICT < 48 h = risque très élevé.

🚩 Convulsions et état de mal épileptique

  • Crise ≥ 5 min ou crises répétées sans récupération = EME
  • Pas de retour à l'éveil en 15–20 min : EME non convulsif jusqu'à preuve du contraire
  • Fièvre, méningisme, déficit focal, trauma, anticoagulation, éclampsie (≤ 6 sem post-partum)

🚩 Céphalées et migraine

  • Début brutal (maximal en quelques minutes), à l'effort ou à la toux : HSA, SVCR, dissection, apoplexie hypophysaire.
  • Déficit « dur » (motricité, nerfs crâniens, ataxie) : traiter comme un AVC.
  • Fièvre, raideur de nuque, immunosuppression : méningite ; > 50 ans + claudication de la mâchoire : ACG.
  • Grossesse/post-partum (TVC, prééclampsie), trauma ou anticoagulant (HSD), plusieurs personnes du domicile (CO).

🚩 Paralysie faciale et névralgies crâniennes

  • Front épargné ou autre déficit (hémiparésie, aphasie) : atteinte centrale, protocole AVC.
  • Paralysie bilatérale (Guillain-Barré, Lyme, sarcoïdose, VIH), progressive > 72 h, récidivante, masse, autres NC.
  • Vésicules, otalgie intense (Ramsay Hunt) ; zona V1 avec atteinte de l'œil.
  • Œil rouge, douloureux ou baisse de la vision (kératite d'exposition).

🚩 Parkinson et troubles du mouvement

  • Arrêt brusque de la lévodopa : syndrome d'hyperpyrexie-parkinsonisme (rigidité, fièvre, CK élevée, dysautonomie).
  • Délirium : doses de lévodopa manquées, halopéridol ou métoclopramide donnés la nuit.
  • Chutes, pneumonie d'aspiration, rétention urinaire, HTO.
  • Corps de Lewy : sensibilité aux neuroleptiques potentiellement fatale.

🚩 Syndrome des jambes sans repos

  • Augmentation dopaminergique : symptômes plus tôt dans la journée, plus intenses, étendus aux bras.
  • Carence en fer même sans anémie (chercher la cause) ; IRC terminale, grossesse.
  • Agitation nocturne à l'hôpital : distinguer SJSR, akathisie et délirium.
  • Claudication (aggravée à la marche) : ne pas confondre.

🚩 Traumatisme crânien

  • Baisse du Glasgow (signe cardinal), pupilles asymétriques, signe focal, convulsion.
  • Triade de Cushing (HTA, bradycardie, respiration irrégulière), mydriase unilatérale : herniation.
  • Fracture de la base (hémotympan, raton laveur, Battle, LCR), fracture ouverte ou enfoncée, ≥ 2 vomissements.
  • Anticoagulant ou antiplaquettaire ; hypotension = chercher une hémorragie ailleurs.
  • Enfant : penser à la maltraitance.

🚩 Vertiges et étourdissements

  • Incapacité de marcher ou de s'asseoir sans aide : AVC jusqu'à preuve du contraire.
  • HINTS central : impulsion normale, nystagmus qui change de direction, skew ; surdité aiguë (AICA).
  • Signes focaux, dysarthrie, diplopie, dysphagie, céphalée brutale ou douleur cervicale (dissection).
  • Âge > 60 ans, HTA, diabète, FA, 1er épisode. Un TDM normal n'exclut pas un AVC.

Néphrologie et électrolytes

⚠️ Alertes cliniques — Néphrologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Communiquer avec le néphrologue de garde ou diriger l’usager à l’urgence :
    • IRA : Baisse du DFGe à moins de 15 ET symptômes urémiques ou atteintes à d’autres organes
    • Augmentation de la créatinine > 200 %
    • Augmentation de la créatinine > 100 % avec hématurie et protéinurie
    • Glomérulonéphrite avec hémoptysie (exemple : vasculite)
    • Troubles électrolytiques sévères et/ou symptomatiques
    • Troubles acido-basiques sévères
    • HTA sévère symptomatique

Page CRDS : néphrologie

🚩 Analyse d'urine, hématurie et protéinurie

  • Hématurie + protéinurie + créatinine qui monte en jours : GN rapidement progressive (urgence ; chercher une hémorragie alvéolaire).
  • Hématurie macroscopique : risque de cancer 10–20 %.
  • Bandelette + sang mais 0 GR : myoglobinurie (rhabdomyolyse) ou hémolyse.
  • Protéinurie néphrotique (> 3–3,5 g/j) : thrombose, infection.
  • Hématurie sous anticoagulant : n'est pas « expliquée » par l'anticoagulant.

🚩 Insuffisance rénale chronique

  • IRA sur IRC : hypovolémie, IECA/ARA, AINS, diurétiques, contraste, obstruction.
  • Baisse rapide du DFGe (> 25 % avec changement de stade, > 5 mL/min/an).
  • Hyperkaliémie persistante ; acidose (HCO₃⁻ < 18) ; hématurie glomérulaire, cylindres.

🚩 Lithiase urinaire

  • Fièvre ou sepsis avec calcul obstructif : urgence urologique (drainer).
  • Rein unique obstrué, obstruction bilatérale, IRA.
  • Homme > 60 ans avec « première colique néphrétique » : AAA fissuré.
  • Douleur ou vomissements réfractaires ; grossesse.

Urologie et santé masculine

⚠️ Alertes cliniques — Urologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger l’usager à l’urgence :
    • Hématurie macroscopique active (non infectieuse)
    • Colique néphrétique non soulagée par la médication — Utiliser le formulaire de l’Accueil clinique si disponible
    • Hyperthermie d’origine urinaire
    • Suspicion de torsion testiculaire
    • Rétention urinaire aiguë
    • Fracture du pénis ou priapisme

Page CRDS : urologie

🚩 Andropause et hypogonadisme masculin

  • Céphalées, troubles visuels ou atteinte des champs visuels avec testostérone basse et LH/FSH basses (tumeur hypophysaire) : consultation rapide en endocrinologie.
  • Céphalée brutale avec trouble visuel ou état de choc (apoplexie hypophysaire) : urgence.
  • Testostérone < 5,2 nmol/L avec LH/FSH basses ou normales, ou prolactine élevée : IRM hypophysaire et consultation rapide en endocrinologie.
  • Sous testostérone : dyspnée, douleur thoracique ou mollet tuméfié (embolie pulmonaire, TEV), palpitations (FA) : urgence.
  • Hématocrite > 0,54 sous testostérone : consultation rapide pour ajustement ; céphalées ou symptômes neurologiques associés : urgence.
  • APS en hausse de > 1,4 µg/L en 12 mois, APS > 4 µg/L ou toucher rectal anormal : consultation rapide en urologie.

🚩 Balanite et phimosis

  • Paraphimosis (prépuce rétracté coincé derrière le gland) non réductible : urgence (urologie de garde).
  • Rétention urinaire ou impossibilité d'uriner sur phimosis ou balanite : urgence.
  • Cellulite pénienne extensive, fièvre, crépitants ou douleur périnéale disproportionnée, surtout chez un diabétique sous iSGLT2 (gangrène de Fournier) : urgence.
  • Lésion persistante > 4–6 semaines malgré le traitement, plaque blanche, ulcère induré ou masse : biopsie, consultation rapide en dermatologie ou urologie.
  • Balanite récidivante avec polyurie, polydipsie, perte de poids ou atteinte de l'état général (diabète décompensé) : glycémie le jour même, urgence si hyperglycémie sévère.

🚩 Dysfonction érectile

  • Priapisme (érection > 4 h), après une injection ou spontané : urgence (urologie de garde).
  • Douleur thoracique pendant l'activité sexuelle ou après un iPDE5 : 911, en signalant la prise d'iPDE5 (nitrates contre-indiqués).
  • Perte de vision brutale sous iPDE5 (NOIAN) : urgence.
  • Craquement, détumescence brutale et hématome du pénis (fracture du pénis) : urgence (urologie de garde).
  • DE d'apparition aiguë avec anesthésie en selle, troubles sphinctériens ou déficit neurologique : urgence.
  • Hypogonadisme avec céphalée, troubles visuels ou galactorrhée (tumeur hypophysaire) : consultation rapide en endocrinologie.

Endocrinologie

⚠️ Alertes cliniques — Endocrinologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger l’usager vers l’urgence :
    • Acidocétose diabétique
    • Apoplexie hypophysaire
    • Hypercalcémie avec calcium corrigé > 3,5 mmol/l
    • Hypocalcémie très symptomatique ou calcium corrigé < 1,6 mmol/l
    • Insuffisance surrénalienne avec instabilité hémodynamique
    • Suspicion de phéochromocytome avec instabilité hémodynamique
    • Tempête thyroïdienne
  • Pour la condition clinique suivante, communiquer avec l’endocrinologue de garde de votre région :
    • Diabète de novo, type 1 soupçonné, sans acidose mais avec acétonurie

Page CRDS : endocrinologie

🚩 Diabète de type 2 et hypoglycémiants

  • Sous iSGLT2 : nausées, douleur abdominale, tachypnée avec glycémie < 14 = ACD euglycémique (doser le BHB).
  • Hyperglycémie symptomatique ou décompensation métabolique : insuline ; exclure un type 1.
  • Perte de poids involontaire : LADA ou atteinte pancréatique.
  • Hypoglycémies prolongées : sulfonylurées (glyburide), âgé, IR.

🚩 Incidentalomes

  • Nodule pulmonaire > 8 mm, ou partiellement solide avec composante solide ≥ 6 mm
  • Thyroïde : invasion locale, adénopathies anormales, captation focale à la TEP-FDG
  • Surrénale > 20 UH, ≥ 4 cm ou hétérogène ; hormone en excès
  • Rein : Bosniak III–IV ou masse solide rehaussée
  • Hypophyse : macroadénome en contact avec le chiasma

🚩 Obésité

  • Post-bariatrique : vomissements persistants, perte de poids rapide, alcool, œdèmes ou neuropathie → thiamine parentérale sans attendre le dosage.
  • Après bypass : douleur abdominale = hernie interne (TDM, avis chirurgical) ; ulcère marginal ; hypoglycémie post-prandiale tardive.
  • GLP-1 : ATCD de cancer médullaire de la thyroïde ou NEM2, pancréatite, grossesse.

🚩 Ostéoporose

  • Fracture de la hanche, vertébrale ou ≥ 2 fractures de fragilisation : traiter sans attendre la DMO.
  • Très haut risque : fracture vertébrale récente sévère, > 1 vertébrale avec T < −2,5.
  • Douleur à l'aine ou à la cuisse sous bisphosphonate : fracture fémorale atypique.
  • Arrêt ou retard > 1 mois du dénosumab : rebond de fractures vertébrales.
  • DFGe < 30 : TMO-IRC ; dénosumab et hypocalcémie sévère.

🚩 Syndrome métabolique et risque cardiovasculaire

  • TG > 5,6 mmol/L : risque accru de pancréatite ; > 20 mmol/L : risque important, traiter en priorité.
  • LDL ≥ 5,0 mmol/L : statine d'emblée (penser à l'hypercholestérolémie familiale).
  • ATCD familial de MCV précoce (H < 55, F < 65 ans) : FRS doublé (30–59 ans, sans diabète).
  • Lp(a) ≥ 50 mg/dL (≈ 100 nmol/L) : facteur de risque majeur.
  • Patient jeune avec 5 critères et FRS faible : risque à vie élevé.

🚩 Thyroïde

  • Fièvre + tachycardie, FA, délirium, IC chez un hyperthyroïdien : tempête (Burch-Wartofsky ≥ 45)
  • Hypothermie, altération de conscience, hypoventilation, bradycardie, hyponatrémie : coma myxœdémateux
  • Fièvre ou mal de gorge sous antithyroïdien : agranulocytose (FSC)
  • Patient hospitalisé : TSH faussée (maladie non thyroïdienne, corticoïdes, dopamine, biotine)

Hématologie et oncologie

⚠️ Alertes cliniques — Hématologie et néoplasie hématologique adulte (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Considérer diriger l’usager vers l’urgence (liste non exhaustive) :
    • Anémie sévère (Hb < 70 g/L)
    • Thrombocytopénie sévère < 20 x 10⁹/L ou avec saignement significatif
    • Suspicion de leucémie aiguë
    • Neutropénie < 1,0 x 10⁹/L et T° ≥ 38,3 °C
    • Thrombose aiguë
  • Utiliser le formulaire de l’Accueil clinique si disponible

Page CRDS : hématologie et néoplasie hématologique adulte

⚠️ Alertes cliniques — Oncologie médicale / hémato-oncologie adulte (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger ou garder l’usager à l’hôpital (urgence ou hospitalisation) :
    • Symptômes de compression médullaire
    • Hypercalcémie maligne Ca corrigé > 3 mmol/L
    • Neutropénie fébrile (T° ≥ 38,3 °C et neutrophiles < 1,0 X 10⁹/L)
    • Symptômes neurologiques rapidement progressifs d’une lésion primaire ou métastatique
    • Syndrome de la veine cave supérieure

Page CRDS : oncologie médicale / hémato-oncologie adulte

🚩 Anémie

  • Instabilité, saignement actif (méléna, hématochézie), angor, syncope, signes d'IC.
  • Schistocytes + thrombopénie : microangiopathie thrombotique (urgence).
  • Pancytopénie ou blastes au frottis.
  • Atteinte neurologique avec B12 basse.

🚩 FSC et hémogramme : anomalies de la formule sanguine

  • Neutrophiles < 0,5 × 10⁹/L avec T ≥ 38,3 °C (ou ≥ 38,0 °C 1 h) : neutropénie fébrile → urgence immédiate (antibiotiques IV dans l'heure).
  • Plaquettes < 20 × 10⁹/L, ou < 50 avec saignement ; Hb < 70 g/L sans saignement.
  • Frottis : blastes, érythroblastes, leucoérythroblastose, schistocytes (MAT : PTT, SHU, CIVD, HELLP).
  • Hémolyse, hyperleucocytose > 100 × 10⁹/L (leucostase), pancytopénie inexpliquée.
  • Héparine : chute des plaquettes > 50 % entre J5 et J10 (TIH).

🚩 Thrombocytopénie et diathèses hémorragiques et thrombotiques

  • Schizocytes + thrombopénie : PTT/MAT (PLASMIC 6–7 = risque élevé).
  • Chute > 50 % à J5–10 sous héparine : TIH.
  • Sepsis avec INR ↑, plaquettes ↓, D-dimères ↑ : CIVD.
  • Grossesse + HTA : HELLP ; blastes : leucémie aiguë.
  • Saignement SNC ou GI majeur ; PTT isolé ↑ non corrigé (hémophilie acquise).

🚩 Thromboembolie veineuse (TVP et EP)

  • PAS < 90, choc ou arrêt : EP catégorie E.
  • Lactate ou créatinine ↑ chez un normotendu : défaillance débutante (catégorie D).
  • Dysfonction VD, troponine ou BNP élevés (C2–C3).
  • EP sous anticoagulant bien pris : cancer, SAPL, TIH.
  • Ischémie menaçant le membre (phlegmatia).

🚩 Électrophorèse des protéines

  • IRA + hypercalcémie + anémie : myélome jusqu'à preuve du contraire
  • CRAB : Ca > 2,75, clairance < 40 ou créatinine > 177, Hb < 100, lésion lytique
  • Protéinurie néphrotique, IC à FEVG préservée avec parois épaisses et microvoltage : amylose AL
  • Hypogammaglobulinémie + IR : myélome à chaînes légères (l'électrophorèse seule le manque)
  • Pseudohyponatrémie ou trou anionique bas : paraprotéine

Infectiologie

⚠️ Alertes cliniques — Microbiologie médicale et infectiologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Conditions cliniques nécessitant une prise en charge < 24 h (liste non exhaustive) — Utiliser le formulaire d’Accueil clinique (si disponible) ou rejoindre le microbiologiste de garde ou diriger l’usager vers l’urgence :
    • Cellulite nécessitant un traitement IV ou réfractaire au traitement PO
    • Bursite nécessitant un traitement IV ou réfractaire au traitement PO
    • Morsure animale ou humaine surinfectée
  • Diriger ou garder l’usager à l’hôpital (urgence ou hospitalisation) :
    • Fièvre post retour de voyage, suspicion de malaria ou de maladie respiratoire sévère (MRS)
    • Sepsis
    • Méningite
    • Endocardite
    • Arthrite septique
    • Ténosynovite infectieuse
    • Cellulite rapidement progressive
    • Exposition accidentelle à un liquide biologique
    • Morsure animale autre que chien et chat
    • Infection sévère chez un usager immunosupprimé

Page CRDS : microbiologie médicale et infectiologie

🚩 Bronchite aiguë

  • Indices de pneumonie : FC > 100, FR > 24, T° > 38 °C, crépitants focaux, matité
  • Personne âgée : confusion, chute ou déclin fonctionnel
  • Dyspnée, douleur thoracique, hémoptysie
  • Toux en quintes, vomissements post-tussifs : coqueluche
  • MPOC connue : c'est une EAMPOC, pas une bronchite

🚩 Fièvre chez le voyageur et médecine du voyage

  • Fièvre ≤ 21 j après une zone d'éclosion + exposition à risque (malade, funérailles) : FHV, isolement immédiat.
  • Paludisme grave : parasitémie ≥ 5 %, altération de la conscience, convulsions, détresse respiratoire, choc, Hb ≤ 70, glucose < 2,2, pH < 7,25, créatinine > 265.
  • Dengue : douleur abdominale, vomissements, saignement muqueux, hématocrite ↑ et plaquettes ↓ (J3–J7).
  • Rougeole, tuberculose, MERS : isolement aérien ou gouttelettes.

🚩 Herpès et antiviraux

  • Fièvre, confusion, convulsions, signes focaux : encéphalite herpétique.
  • Zona disséminé (> 3 dermatomes, lésions à distance), viscéral ou chez l'immunosupprimé.
  • Zona V1, signe de Hutchinson : atteinte oculaire.
  • Confusion, myoclonies sous acyclovir chez un patient en IR : neurotoxicité.

🚩 Infection urinaire et cystite

  • Sepsis, vomissements, IRA ; pas d'amélioration à 72 h : obstruction ou abcès (pyélonéphrite obstructive = urgence urologique).
  • Homme : prostatite (fièvre, toucher rectal douloureux), orchi-épididymite.
  • Grossesse : hospitaliser la pyélonéphrite.
  • Délirium ou urine trouble seul chez l'aîné : chercher une autre cause, ne pas traiter la bactériurie asymptomatique.

🚩 Infections de la peau et cellulite

  • Fasciite nécrosante : douleur disproportionnée, induration ligneuse, bulles hémorragiques, crépitants, anesthésie cutanée, choc
  • Atteinte orbitaire (douleur aux mouvements oculaires, diplopie, proptose), Fournier, centrofaciale
  • Instabilité hémodynamique, membre ischémique
  • Rougeur bilatérale : dermite de stase, pas cellulite

🚩 Infections du SNC (méningite, encéphalite)

  • Fièvre, céphalée, raideur de nuque, altération de l'état de conscience.
  • Purpura pétéchial : méningocoque.
  • Confusion, comportement, convulsions, déficit focal : encéphalite.
  • GCS < 10, œdème papillaire ; âgé, immunosupprimé, grossesse, alcool : Listeria.

🚩 Pneumonie

  • PAC sévère ATS/IDSA : choc avec vasopresseurs, ventilation, ou ≥ 3 critères mineurs (FR ≥ 30, P/F ≤ 250, multilobaire, confusion, urée ≥ 7, T < 36 °C…).
  • CURB-65 ≥ 3 ; SMART-COP ≥ 3.
  • Pas d'amélioration à 72 h : empyème, abcès, germe non couvert, autre diagnostic.
  • Personne âgée sans fièvre : délirium, chute, tachypnée.

🚩 Sinusite bactérienne aiguë

  • Œdème ou rougeur périorbitaire, diplopie, ophtalmoplégie, baisse de vision.
  • Céphalée intense, raideur de nuque, altération de l'état de conscience, déficit neurologique.
  • Fièvre persistante > 38 °C avec atteinte de l'état général.
  • Immunosupprimé avec nécrose de la muqueuse ou du palais : sinusite fongique invasive.
  • Patient intubé ou avec TNG et fièvre inexpliquée : sinusite nosocomiale.

🚩 Syphilis

  • Neurosyphilis (tout stade) : méningite, AVC du jeune, démence rapide, psychose, tabès.
  • Syphilis oculaire (vision floue, uvéite) ou otique (surdité, acouphènes, vertige).
  • Grossesse : syphilis congénitale ; Jarisch-Herxheimer (détresse fœtale, travail prématuré).
  • Éruption des paumes et des plantes : syphilis secondaire.

🚩 Varicelle et zona

  • Zona V1, signe de Hutchinson ; baisse de vision, œil rouge douloureux, photophobie
  • Paralysie faciale + vésicules auriculaires : Ramsay Hunt
  • Zona disséminé (≥ 3 dermatomes ou lésions à distance), immunodépression grave
  • Pneumonie varicelleuse (adulte, fumeur, grossesse), encéphalite, AVC après un zona V1
  • Prodrome fébrile + lésions profondes au même stade : mpox (isoler, TAAN)

🚩 VIH

  • Pneumonie qui désature à la marche avec LDH élevées : PPJ.
  • Céphalée avec CD4 < 100 : cryptococcose (antigène, PL avec pression d'ouverture) ; toxoplasmose cérébrale.
  • CD4 < 50 : CMV, MAC disséminé, lymphome du SNC.
  • Aggravation paradoxale après le début de la TAR : IRIS.
  • Exposition au sang ou sexuelle : PPE idéalement < 2 h, au plus tard 72 h.

Médecine interne

⚠️ Alertes cliniques — Médecine interne (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger l’usager vers l’urgence :
    • Thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire suspectée non traitée – Pour la thrombose veineuse: Utiliser le formulaire de l’Accueil clinique si disponible
    • Ischémie périphérique aiguë
    • HTA sévère symptomatique
    • Dyspnée au repos, rapidement progressive (< 1 semaine)
    • Syndrome coronarien aigu suspecté ou angine de repos
    • Insuffisance cardiaque décompensée
    • Fibrillation auriculaire rapide > 110 bpm au repos ou mal tolérée
    • Syncope brutale sans prodrome
    • Bradycardie symptomatique avec FC < 40 bpm ou pause diurnes > 3 secondes documentées
    • Acidocétose diabétique
    • Hépatite aiguë sévère (ALT > 500) Utiliser le formulaire de l’Accueil clinique si disponible
    • Anémie sévère (Hb < 70 g/L)
    • Thrombocytopénie sévère < 20 x 10⁹/L ou avec saignement significatif
    • IRA: Baisse du DFGe à moins de 15 ET symptômes urémiques ou atteintes à d’autres organes
    • Augmentation de la créatinine > 200%
    • Augmentation de la créatinine > 100% avec hématurie et protéinurie.
    • Hémoptysie importante (> 100ml) ou répétée (20ml à quelques reprises dans la même journée)
    • Artérite temporale avec symptômes (céphalée nouvelle, perte visuelle ou diplopie, douleur au cuir chevelu, claudication de la mâchoire)
    • Vasculite ou collagénose avec atteinte d’organe sévère

Page CRDS : médecine interne

Allergie et immunologie

⚠️ Alertes cliniques — Immunologie clinique et allergie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger ou garder l’usager à l’hôpital (urgence ou hospitalisation) :
    • Anaphylaxie aiguë
    • Exacerbation d’asthme aiguë sévère ou sans réponse à la corticothérapie orale depuis 24 h

Page CRDS : immunologie clinique et allergie

Musculosquelettique, rhumatologie et orthopédie

⚠️ Alertes cliniques — Orthopédie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger l’usager à l’urgence :
    • Fracture ouverte avec ou sans compromis neurovasculaire
    • Luxation non réduite
    • Syndrome compartimental
    • Arthrite septique
    • Syndrome de la queue de cheval

Page CRDS : orthopédie

⚠️ Alertes cliniques — Rhumatologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Rejoindre le rhumatologue de garde ou diriger l'usager vers l'urgence (liste non exhaustive) :
    • Arthrite septique
    • Arthrite avec fièvre
    • Artérite temporale avec symptômes (céphalée nouvelle, perte visuelle ou diplopie, etc.)
    • Vasculite ou collagénose avec atteinte d'organe sévère

Page CRDS : rhumatologie

⚠️ Alertes cliniques — Physiatrie – médecine physique et réadaptation (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger l’usager vers l’urgence (liste non exhaustive) :
    • Syndrome de la queue de cheval
    • Pied tombant de moins de 48 h
    • Myélopathie rapidement progressive
    • Arthrite septique
    • Incapacité fonctionnelle complète aiguë (incapacité totale de se mobiliser et d’assurer ses activités de la vie quotidienne)

Page CRDS : physiatrie – médecine physique et réadaptation

🚩 Arthrose

  • Articulation chaude, rouge et douloureuse, surtout avec fièvre (arthrite septique ou microcristalline) : urgence.
  • Douleur articulaire avec fièvre ou frissons chez un porteur de prothèse articulaire : urgence (orthopédie de garde).
  • Douleur nocturne importante, perte de poids ou symptômes systémiques (néoplasie, infection) : consultation rapide.
  • Progression rapide de la douleur à la hanche ou au genou (nécrose avasculaire, fracture de stress) : consultation rapide en orthopédie.
  • Incapacité soudaine de mise en charge après une chute chez une personne âgée (fracture de la hanche) : urgence.

🚩 Cervicalgie et radiculopathie cervicale

  • Trauma récent important, ou trauma mineur chez une personne âgée ou ostéoporotique.
  • Fièvre, frissons, utilisation de drogues IV, immunosuppression, corticothérapie prolongée.
  • Antécédent de cancer, perte de poids inexpliquée, douleur nocturne ou au repos.
  • Signes de myélopathie :
    • maladresse des mains, trouble de la marche ;
    • Hoffmann, Babinski, hyperréflexie, clonus ;
    • atteinte sphinctérienne.
  • Céphalée brutale ou signes neurologiques centraux, qui évoquent une dissection (souvent après une manipulation ou un trauma mineur).
  • Âge > 50 ans avec raideur des ceintures et VS ou CRP élevée (pseudopolyarthrite rhizomélique, artérite temporale).

🚩 Examen musculosquelettique : manœuvres spéciales

  • Plaie de la main avec déficit d'un fléchisseur ou de la sensibilité d'un doigt : urgence (chirurgie de la main).
  • Douleur disproportionnée, loge tendue ou paresthésies après un traumatisme (syndrome du compartiment) : urgence.
  • Articulation chaude, rouge et douloureuse avec fièvre (arthrite septique) : urgence.
  • Hémarthrose précoce (< 2 h) après un pivot, ou genou bloqué : consultation rapide en orthopédie.
  • Faiblesse franche post-traumatique de l'épaule chez un patient < 60 ans, ou drop arm positif (déchirure aiguë de la coiffe) : consultation rapide en orthopédie.
  • Thompson positif (rupture du tendon d'Achille) ou fracture du scaphoïde confirmée : consultation rapide en orthopédie.

🚩 Exercices de physiothérapie

  • Rétention urinaire, incontinence, anesthésie en selle ou faiblesse bilatérale des jambes (syndrome de la queue de cheval) : urgence.
  • Déficit neurologique progressif (faiblesse, perte de sensibilité) : urgence ou consultation rapide en neurochirurgie plutôt que des exercices.
  • Douleur avec fièvre, perte de poids ou antécédent de cancer (infection, métastase) : évaluation médicale urgente.
  • Douleur après un traumatisme majeur (fracture possible) : urgence avant tout programme d'exercices.

🚩 Fibromyalgie, fatigue chronique et EM/SFC

  • Fatigue avec fièvre, sueurs nocturnes, perte de poids ou adénopathies : investigation rapide (infection, néoplasie).
  • Déficit neurologique, faiblesse objectivée ou diplopie fluctuante (myasthénie, SEP) : consultation rapide ; déficit aigu ou atteinte respiratoire : urgence.
  • Patient d'apparence malade, dyspnée d'effort nouvelle ou fatigue récente après 50 ans : investigation rapide.
  • Idées suicidaires ou dépression sévère associée à la douleur chronique : urgence.
  • Hypotension, vomissements et faiblesse (insuffisance surrénalienne) ou hypercalcémie symptomatique : urgence.

🚩 Genou : gonalgie et traumatismes

  • Instabilité multiligamentaire, luxation du genou même réduite, IPS < 0,9 ou pouls absents (atteinte de l'artère poplitée) : urgence.
  • Genou chaud, épanchement aigu, douleur intense ± fièvre (arthrite septique jusqu'à preuve du contraire) : urgence (ponction, orthopédie).
  • Incapacité d'extension active ou de lever la jambe tendue (rupture de l'appareil extenseur) : consultation rapide en orthopédie.
  • Genou bloqué (anse de seau) ou fracture : consultation rapide en orthopédie.
  • Douleur intense, tension du mollet ou de la jambe après trauma (syndrome du compartiment) : urgence.
  • Fièvre, perte de poids ou douleur nocturne (infection, néoplasie) : investigation rapide.

🚩 Hanche et sacro-iliaque

  • Personne âgée qui a chuté et ne peut plus porter de poids, même avec une radiographie normale (fracture occulte du col) : urgence.
  • Fièvre et refus de mobiliser la hanche, ou prothèse douloureuse avec fièvre (arthrite septique) : urgence.
  • Enfant qui boite avec fièvre, ou adolescent avec douleur de hanche ou de genou et boiterie (glissement épiphysaire) : urgence.
  • Douleur à l'aine avec facteurs de risque (corticoïdes, alcool, drépanocytose) de nécrose avasculaire : consultation rapide (IRM, orthopédie).
  • Douleur nocturne, perte de poids ou antécédent de cancer : investigation rapide (néoplasie).
  • Déficit neurologique progressif, anesthésie en selle ou rétention urinaire : urgence (syndrome de la queue de cheval).

🚩 Infiltrations

  • Articulation chaude, rouge, fièvre ou douleur croissante après 24 h (arthrite septique) : urgence.
  • Arthrite septique soupçonnée avant l'infiltration : ne pas infiltrer, ponction et urgence.
  • Douleur ou épanchement d'une prothèse articulaire : ne pas infiltrer, consultation rapide en orthopédie.
  • Rupture tendineuse soupçonnée après infiltration (perte de fonction soudaine) : consultation rapide en orthopédie.
  • Réaction allergique grave après l'injection (urticaire diffuse, dyspnée, hypotension) : 911.

🚩 Épaule

  • Douleur à l'épaule gauche à l'effort, avec dyspnée ou diaphorèse (ischémie myocardique) : 911.
  • Douleur à l'épaule avec douleur abdominale, hypotension ou grossesse possible (rupture splénique, grossesse ectopique rompue) : urgence.
  • Luxation, fracture déplacée ou déficit neurovasculaire (nerf axillaire, pouls) après un traumatisme : urgence (orthopédie).
  • Faiblesse franche après un traumatisme chez un patient actif (déchirure aiguë de la coiffe) : consultation rapide en orthopédie.
  • Fumeur avec douleur d'épaule et syndrome de Horner (tumeur de Pancoast) : consultation rapide (radiographie pulmonaire).
  • Patient âgé avec raideur bilatérale des ceintures et céphalée ou troubles visuels (artérite temporale) : urgence.

Dermatologie et chirurgie plastique

⚠️ Alertes cliniques — Dermatologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Alertes cliniques (liste non exhaustive) – Référer l’usager vers l’urgence :
    • Éruption pan-corporelle aiguë avec atteinte de l’état général
    • Éruption pustuleuse, bulleuse ou érosive avec atteinte de l’état général ou atteinte des muqueuses
    • Purpura aigu et progressif
    • Urticaire aiguë avec angio-œdème

Page CRDS : dermatologie

⚠️ Alertes cliniques — Chirurgie plastique (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger l’usager vers l’urgence :
    • Fracture déplacée ou ouverte ou immobilisation impossible (carpe, métacarpe, phalange)
    • Compromis vasculaire digital
    • Arthrite septique ou ténosynovite infectieuse
    • Luxation non réductible
    • Amputation digitale
    • Lacérations avec perte de substances très étendue des tissus mous (ex. : dégantement d’un doigt ou dos de la main) ou plaie très contaminée
    • Fracture du visage (os malaire, nez, mandibule, orbite)
    • Brûlure aiguë répondant aux critères d’un centre d’expertise
    • Syndrome du compartiment
    • Lacération complexe difficile à refermer
  • Communiquer avec le plasticien de garde de votre région :
    • Lacération refermée non compliquée avec atteinte tendineuse ou du nerf digital sans compromis vasculaire
    • Lacération main et doigt avec perte de substance > 1 cm² des tissus mous ou exposition des structures (voir aussi alertes cliniques)

Page CRDS : chirurgie plastique

🚩 Acné et rosacée

  • Acné fulminans : nodules ulcérés ou hémorragiques avec fièvre, arthralgies ou atteinte de l'état général : consultation rapide en dermatologie.
  • Humeur dépressive marquée ou idées suicidaires sous isotrétinoïne : urgence.
  • Céphalée intense, vomissements ou troubles visuels sous isotrétinoïne ou cycline (hypertension intracrânienne) : urgence.
  • Fièvre, éruption étendue, œdème facial ou adénopathies sous minocycline (DRESS) : urgence.
  • Rosacée oculaire avec douleur, photophobie, kératite ou baisse de la vision : consultation rapide en ophtalmologie.
  • Grossesse découverte sous isotrétinoïne (tératogène majeur) : consultation rapide en dermatologie et en obstétrique.

🚩 Cancers cutanés

  • Lésion pigmentée ABCDE ou « vilain petit canard », nouvelle ou qui change (mélanome possible) : consultation rapide en dermatologie.
  • Nodule pigmenté ou amélanotique à croissance rapide (mélanome nodulaire) : consultation rapide en dermatologie.
  • Nodule kératosique ou ulcéré à croissance rapide, surtout lèvre, oreille ou patient greffé (CSC à haut risque) : consultation rapide en dermatologie.
  • Adénopathie palpable dans le territoire d'un CSC ou d'un mélanome : consultation rapide (dermatologie ou oncologie).
  • Douleur, paresthésie ou faiblesse faciale près d'un cancer cutané (invasion périneurale) : consultation rapide en ORL ou dermatologie.

🚩 Cryothérapie à l'azote liquide

  • Lésion pigmentée atypique ou mélanome possible : ne pas geler, biopsie ou consultation rapide en dermatologie.
  • Lésion de diagnostic incertain, ulcérée ou évoquant un carcinome : ne pas geler, biopsie ou consultation rapide en dermatologie.
  • Lésion qui récidive ou persiste au même site après cryothérapie : biopsie ou consultation rapide en dermatologie.
  • Rougeur croissante, chaleur, pus ou fièvre après le traitement (cellulite) : consultation rapide, urgence si atteinte de l'état général.

🚩 Dermatologie : généralités

  • Fièvre avec pétéchies ou purpura (méningococcémie possible) : 911.
  • Éruption avec décollement cutané, bulles étendues ou atteinte des muqueuses (SJS/NET) : urgence.
  • Urticaire avec œdème de la langue ou de la gorge, dyspnée ou hypotension (anaphylaxie) : 911.
  • Fièvre ≥ 5 jours avec yeux rouges, lèvres fissurées ou mains enflées chez l'enfant (Kawasaki) : urgence.
  • Rougeole soupçonnée (toux, conjonctivite, Koplik) : appeler avant l'arrivée, isolement et urgence si atteinte de l'état général ; déclaration obligatoire.
  • Éruption chez la femme enceinte exposée à la rubéole, au parvovirus B19 ou à la varicelle : consultation rapide en obstétrique.

🚩 Eczéma, dermatite de contact et corticostéroïdes topiques

  • Vésicules ombiliquées, érosions et fièvre sur un eczéma (eczéma herpétiforme) : urgence.
  • Eczéma surinfecté étendu avec fièvre, cellulite ou atteinte de l'état général : urgence.
  • Érythrodermie (atteinte de presque toute la surface cutanée) : urgence (dermatologie de garde).
  • Œdème marqué du visage ou des paupières avec gêne respiratoire ou à la déglutition : urgence.
  • Dermatose rebelle chez l'adulte âgé (lymphome T cutané possible) : consultation rapide en dermatologie.

🚩 Onychomycose

  • Bande pigmentée qui s'élargit ou touche le repli unguéal (signe de Hutchinson, mélanome acral) : consultation rapide en dermatologie (biopsie).
  • Cellulite ou ulcère du pied chez un diabétique ou immunosupprimé : urgence si fièvre ou atteinte de l'état général.
  • Ictère, urine foncée ou nausées persistantes sous terbinafine ou itraconazole (hépatotoxicité) : urgence.
  • Dyspnée ou œdème sous itraconazole (insuffisance cardiaque) : urgence.

🚩 Psoriasis

  • Psoriasis érythrodermique ou pustuleux généralisé (von Zumbusch) : urgence (dermatologie de garde le jour même).
  • Poussée pustuleuse après arrêt brusque de corticoïdes systémiques : urgence (dermatologie de garde).
  • Psoriasis étendu avec fièvre, frissons ou hypothermie (sepsis) : urgence.
  • Arthrite psoriasique soupçonnée (dactylite, enthésite, IPD) : consultation rapide en rhumatologie.

🚩 Verrues et condylomes

  • Condylome ou lésion anogénitale pigmentée, indurée, ulcérée ou fixée (néoplasie possible) : biopsie ou consultation rapide.
  • Lésions périanales chez une personne HARSAH ou vivant avec le VIH : anuscopie et consultation rapide.
  • Condylomes volumineux obstruant le canal vaginal en grossesse : consultation rapide en obstétrique.
  • Condylomes anogénitaux chez un enfant (abus sexuel à évoquer) : consultation rapide (pédiatrie, DPJ selon le contexte).
  • Verrue atypique ou rebelle chez un immunosupprimé (carcinome possible) : consultation rapide en dermatologie.

🚩 Éruptions cutanées : médicamenteuses, infectieuses, exanthèmes

  • Atteinte des muqueuses, vésicules/bulles, Nikolsky, décollement épidermique : SJS/NET.
  • Œdème facial, fièvre, adénopathies, éosinophilie, ALT ou créatinine anormales : DRESS (2–6 semaines, jusqu'à 8, après le médicament).
  • Peau douloureuse plus que prurigineuse, fièvre > 38,5 °C.
  • Enfant avec fièvre + purpura ou pétéchies : méningococcémie jusqu'à preuve du contraire.

ORL et ophtalmologie

⚠️ Alertes cliniques — ORL (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Communiquer avec l’ORL de garde :
    • Épistaxis majeure non contrôlée
    • Fracture du nez avec hématome septal² (diriger vers l’urgence)
    • Abcès péri-amygdalien
    • Otite externe avec sténose complète du conduit auditif externe ou cellulite

Page CRDS : ORL

⚠️ Alertes cliniques — Ophtalmologie (adulte et enfant) (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Pour toutes urgences cliniques de priorités A (≤ 3 jours), communiquer directement avec l’ophtalmologiste de garde :
    • Œil rouge douloureux aigü : ulcère aigu, uvéite, glaucome aigu
    • Corps étranger de la cornée — Prescrire pommade antibiotique QID
    • Sidérose — Prescrire pommade antibiotique QID
    • Corps flottant du vitré avec flash aigu récent (< 7 jours)
    • Trauma oculaire ou orbitaire ou perforation oculaire ou hyphéma
    • Perte subite de vision < 24 heures ou amaurose fugace
    • Diplopie avec atteinte pupillaire
    • Cellulite orbitaire

Page CRDS : ophtalmologie (adulte et enfant)

🚩 Bouche, ATM et glossodynie

  • Ulcère induré ou indolore depuis plus de 3 semaines, ou plaque rouge ou blanche non détachable : consultation rapide en ORL (biopsie).
  • Trismus, engourdissement, mobilité dentaire inexpliquée ou adénopathie cervicale dure, surtout chez un fumeur ou buveur : consultation rapide en ORL.
  • Infection dentaire avec œdème du plancher buccal (angine de Ludwig), extension au cou, trismus, dysphagie ou atteinte respiratoire : urgence.
  • Claudication de la mâchoire après 50 ans, céphalée temporale ou trouble visuel (artérite temporale) : urgence si atteinte visuelle, sinon évaluation le jour même.
  • Candidose avec dysphagie ou douleur rétrosternale (atteinte œsophagienne), fièvre ou lésion unilatérale non détachable : consultation rapide.

🚩 Dysphonie

  • Stridor ou détresse respiratoire : 911 ou urgence (voies aériennes, ORL de garde).
  • Hémoptysie, dysphagie, odynophagie ou otalgie référée avec dysphonie : consultation rapide en ORL (laryngoscopie).
  • Masse cervicale ou adénopathie, perte de poids, tabac ou alcool importants : consultation rapide en ORL.
  • Dysphonie après une chirurgie du cou ou du thorax, ou après une intubation : consultation rapide en ORL.
  • Dysphonie avec autres symptômes neurologiques (dysphagie, faiblesse, ptose) : urgence si début brutal (AVC), sinon consultation rapide.
  • Dysphonie qui persiste plus de 4 semaines, surtout chez un fumeur : laryngoscopie rapide en ORL.

🚩 Masse cervicale et cancers ORL

  • Stridor, dyspnée ou incapacité d'avaler sa salive (obstruction des voies aérodigestives) : urgence ; 911 si détresse respiratoire.
  • Abcès cervical, trismus ou adénite qui ne s'améliore pas après 48–72 h d'antibiotique : urgence (ORL de garde).
  • Masse avec paralysie faciale, rétraction cutanée ou fistule : urgence (ORL).
  • Masse ≥ 2 semaines, ferme, fixée, > 1,5 cm ou ulcérée, surtout après 40 ans ou si tabac-alcool : consultation rapide en ORL.
  • Dysphonie, dysphagie, otalgie unilatérale à otoscopie normale ou ulcère buccal > 3 semaines : consultation rapide en ORL.
  • Adénopathies multiples avec symptômes B ou splénomégalie (lymphome) : consultation rapide pour biopsie-exérèse.

🚩 Otalgie et otites

  • Mastoïdite : rougeur et décollement du pavillon, douleur rétro-auriculaire : urgence.
  • Paralysie faciale, vertige important ou atteinte neurologique avec otite : urgence.
  • Otite externe chez un diabétique ou immunosupprimé avec douleur intense et tissu de granulation (otite externe maligne) : urgence.
  • Céphalée intense, raideur de nuque ou altération de l'état de conscience : 911.
  • Otalgie persistante avec tympan normal chez un fumeur ou buveur, ou otite séreuse unilatérale chez l'adulte : consultation rapide en ORL.

🚩 Perte auditive et acouphènes

  • Baisse auditive subite (≤ 72 h) avec otoscopie normale et Weber vers l'oreille saine : ORL en urgence.
  • Surdité subite ou vertige avec déficit neurologique ou signes centraux (AVC vertébrobasilaire, AICA) : 911.
  • Paralysie faciale, mastoïdite, méningite ou labyrinthite : urgence (ORL de garde).
  • Acouphène soudain non pulsatile inexpliqué : audiogramme en moins de 48 h et consultation rapide en ORL.
  • Acouphène pulsatile, ou unilatéral avec asymétrie auditive : imagerie et consultation rapide en ORL.
  • Acouphène très incommodant avec idées suicidaires : urgence.

🚩 Rhinite et congestion nasale

  • Atteinte de l'œil (cellulite, diplopie, proptose, perte de vision) : urgence (ORL et ophtalmologie de garde).
  • Signes neurologiques ou méningés avec rhinosinusite : urgence.
  • Hématome septal après un traumatisme nasal : urgence (drainage).
  • Obstruction unilatérale fixe qui progresse vite, épistaxis unilatérale récidivante, masse faciale ou déficit d'un nerf crânien : consultation rapide en ORL.
  • Otite séreuse unilatérale chez l'adulte avec obstruction nasale (carcinome nasopharyngé) : consultation rapide en ORL.
  • Anosmie isolée ou polypes unilatéraux : consultation rapide en ORL.

Gynécologie et santé sexuelle

⚠️ Alertes cliniques — Gynécologie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger l’usager vers l’urgence :
    • Grossesse ectopique soupçonnée ou confirmée
    • Ménorragie aiguë importante
    • Hyperemesis gravidarum avec déshydratation
    • Abcès de la glande de Bartholin
    • Infection pelvienne aiguë avec ou sans abcès
    • Prolapsus génital complet en rétention urinaire
    • Avortement avec saignement actif important ou fièvre
    • Saignement du 1er trimestre ou Orienter la femme vers les ressources disponibles dans la région : Accueil clinique (utiliser formulaire approprié), clinique du 1er trimestre

Page CRDS : gynécologie

🚩 Agression sexuelle

  • Blessures, saignement, douleur importante : urgence.
  • Altération de la conscience ou soupçon de soumission chimique (GHB, alcool, sédatifs).
  • Idées suicidaires, détresse aiguë, dissociation.
  • Danger persistant : agresseur dans l’entourage, violence conjugale ; victime mineure.

🚩 Aménorrhée et SOPK

  • Aménorrhée avec β-hCG positive et douleur pelvienne ou saignement (grossesse ectopique possible) : urgence.
  • Céphalées, troubles visuels ou atteinte du champ visuel avec prolactine élevée (adénome hypophysaire) : consultation rapide en endocrinologie (IRM hypophysaire).
  • Céphalée brutale, troubles visuels ou hypotension évoquant une apoplexie hypophysaire : urgence.
  • Virilisation rapide ou testostérone très élevée (plus de 2 fois la normale), tumeur virilisante suspectée : consultation rapide en endocrinologie ou gynécologie.
  • Aménorrhée fonctionnelle avec TCA : bradycardie, hypotension, syncope ou IMC très bas : urgence.
  • Saignements anormaux ou endomètre épaissi chez une patiente avec SOPK (hyperplasie ou cancer) : consultation rapide en gynécologie (biopsie de l'endomètre).

🚩 Contraception

  • Douleur ou œdème unilatéral d'un mollet, dyspnée ou douleur thoracique sous CHC (TEV) : urgence.
  • Céphalée inhabituelle et sévère, aura nouvelle ou déficit neurologique sous CHC : urgence.
  • Douleur abdominale aiguë ou saignement avec test de grossesse positif, surtout sous stérilet ou progestatif (grossesse ectopique) : urgence.
  • Fils du stérilet absents ou douleur pelvienne intense après l'insertion (perforation, expulsion) : consultation rapide ; urgence si fièvre ou signes péritonéaux.
  • TA ≥ 160/100 découverte sous CHC (catégorie 4) : consultation rapide.

🚩 Cytologie anormale et dépistage du col

  • Saignement postcoïtal ou col d'aspect anormal à l'examen, même si le test VPH est négatif : consultation rapide en colposcopie.
  • Cytologie évoquant un cancer, ou HSIL, ASC-H, AGC ou AIS : consultation rapide en colposcopie (idéalement en 4 à 6 semaines).
  • AGC chez une femme ≥ 35 ans ou avec saignement anormal, ou cellules endométriales atypiques : consultation rapide en gynécologie (biopsie de l'endomètre).
  • Lésion de haut grade découverte pendant la grossesse : consultation rapide en colposcopie pour exclure un cancer.
  • Saignement vaginal abondant avec étourdissements ou instabilité hémodynamique : urgence.

🚩 Dysménorrhée et douleur pelvienne

  • Douleur pelvienne avec β-hCG positive sans grossesse intra-utérine connue, saignement ou douleur à l'épaule (grossesse ectopique) : urgence.
  • Instabilité hémodynamique, défense ou signes de péritonite : 911.
  • Douleur brutale avec nausées et masse annexielle (torsion, même si Doppler normal) : urgence (gynécologie de garde).
  • Fièvre, sensibilité annexielle ou à la mobilisation du col avec atteinte de l'état général ou masse (abcès tubo-ovarien) : urgence.
  • Douleur migrant en fosse iliaque droite avec anorexie (appendicite) : urgence.
  • Masse annexielle complexe ou chez la femme ménopausée : consultation rapide en gynéco-oncologie.

🚩 Infertilité

  • Test de grossesse positif avec douleur pelvienne ou saignement (grossesse ectopique) : urgence.
  • Pendant une induction de l'ovulation : douleur abdominale, ballonnement marqué, dyspnée ou oligurie (hyperstimulation ovarienne) : urgence.
  • Douleur pelvienne aiguë brutale avec vomissements (torsion ovarienne) : urgence (gynécologie de garde).
  • Galactorrhée avec céphalées ou troubles visuels (adénome hypophysaire) : consultation rapide en endocrinologie.
  • Masse testiculaire découverte à l'examen : consultation rapide en urologie.

🚩 ITSS

  • AIP avec fièvre, atteinte de l'état général, grossesse, abcès soupçonné ou échec du traitement : urgence.
  • Douleur testiculaire aiguë et soudaine (torsion à exclure) : urgence (urologie de garde).
  • Arthrite, ténosynovite ou lésions cutanées pustuleuses avec fièvre (gonococcie disséminée) : urgence.
  • Syphilis avec symptômes neurologiques, visuels ou auditifs (neurosyphilis, syphilis oculaire) : urgence.
  • Exposition sexuelle à risque élevé de VIH depuis moins de 72 h : urgence ou clinique désignée pour la PPE.
  • Syphilis ou autre ITSS chez une femme enceinte : consultation rapide en obstétrique.

🚩 Leucorrhées et infections vaginales

  • Pertes avec douleur pelvienne, fièvre ou sensibilité à la mobilisation du col (infection pelvienne, abcès) : urgence si atteinte de l'état général.
  • Pertes ou saignement chez la femme ménopausée, ou lésion vulvaire ou cervicale focale (cancer) : consultation rapide en gynécologie (biopsie).
  • Pertes anormales pendant la grossesse avec douleur, saignement ou contractions : urgence (obstétrique).
  • Pertes persistantes ou récidivantes malgré un traitement bien conduit : consultation rapide pour confirmer le diagnostic (culture, TAAN).

🚩 Masse annexielle et myomes

  • Masse annexielle avec β-hCG positif (grossesse ectopique) : urgence.
  • Douleur pelvienne brutale avec nausées et masse (torsion annexielle, même si Doppler normal) : urgence (gynécologie de garde).
  • Douleur aiguë avec hypotension ou signes d'hémopéritoine (kyste rompu) : 911.
  • Masse avec fièvre et douleur (abcès tubo-ovarien) : urgence (gynécologie de garde).
  • Composante solide vascularisée, papilles, ascite ou CA-125 élevé après la ménopause : consultation rapide en gynéco-oncologie.
  • Croissance d'un myome après la ménopause ou saignement postménopausique (sarcome, cancer de l'endomètre) : consultation rapide en gynécologie.

🚩 Ménopause et hormonothérapie

  • Tout saignement survenant ≥ 12 mois après les dernières règles : consultation rapide (échographie endovaginale ± biopsie de l'endomètre).
  • Saignements irréguliers persistants > 6 mois sous HTM continue, ou nouveaux saignements : consultation rapide en gynécologie.
  • Douleur et œdème d'un mollet, dyspnée ou douleur thoracique sous HTM (TEV) : urgence.
  • Déficit neurologique soudain ou douleur thoracique sous HTM (AVC, syndrome coronarien) : 911.
  • Bouffées atypiques avec flush, diarrhée, palpitations ou HTA paroxystique (carcinoïde, phéochromocytome, hyperthyroïdie) : consultation rapide.
  • Masse mammaire nouvelle sous HTM : investigation rapide (imagerie, centre de santé du sein).

🚩 Saignement utérin anormal

  • Saignement abondant avec instabilité (FC ≥ 110, TAS ≤ 90), syncope ou lipothymie : 911.
  • Saignement avec β-hCG positive (grossesse ectopique, avortement) : urgence.
  • Hb < 100 g/L ou saignement très abondant : urgence (gynécologie de garde).
  • Échec du traitement du saignement aigu après 12–24 h : urgence (gynécologie).
  • Tout saignement post-ménopausique : consultation rapide (échographie endovaginale ± biopsie de l'endomètre).
  • Saignement post-coïtal ou col anormal à l'examen (cancer du col) : consultation rapide en colposcopie ou gynécologie.

🚩 Santé sexuelle, soins trans et LGBTQ+

  • Exposition sexuelle à risque de VIH dans les 72 h : urgence pour la PPE.
  • Idées suicidaires ou détresse aiguë : urgence ou 911 si danger immédiat.
  • Personne sous estrogènes avec douleur au mollet, dyspnée ou douleur thoracique (TEV) : urgence.
  • Sous spironolactone, faiblesse ou palpitations avec hyperkaliémie : urgence.
  • Érection douloureuse de plus de 4 h (priapisme) : urgence.

🚩 Sein : dépistage et masse palpable

  • Masse cliniquement suspecte (dure, fixée, rétraction, peau d'orange), même si l'imagerie est normale : consultation rapide au CRID (biopsie).
  • « Mastite » sans allaitement qui ne répond pas à 1–2 semaines d'antibiotiques (cancer inflammatoire) : imagerie et biopsie rapides, consultation rapide au CRID.
  • Écoulement mamelonnaire spontané, sanglant ou unilatéral : consultation rapide (imagerie, CRID).
  • Imagerie BI-RADS 4–5 : consultation rapide au CRID pour biopsie guidée.
  • Mastite avec fièvre, atteinte de l'état général ou abcès fluctuant : urgence.

Obstétrique

🚩 Nausées et vomissements de la grossesse

  • Incapacité de boire, oligurie ou rien par la bouche > 12 h : urgence.
  • Perte de poids > 5 %, FC ≥ 110 ou TAS ≤ 90 (hyperémèse gravidique) : urgence.
  • Hypokaliémie ou échec du traitement PO : urgence.
  • Confusion, ataxie ou troubles oculomoteurs après vomissements prolongés (encéphalopathie de Wernicke) : urgence.
  • Vomissements débutant après 10 semaines ou avec douleur abdominale, fièvre, céphalée ou HTA : urgence (obstétrique de garde).

🚩 Post-partum : mastite et dépression

  • Idées suicidaires ou d'automutilation (question 10 de l'EPDS positive) : évaluation immédiate, urgence psychiatrique.
  • Confusion, hallucinations ou idées délirantes concernant le bébé (psychose post-partum) : urgence, ne pas laisser la mère seule avec l'enfant.
  • Mastite avec atteinte de l'état général, hypotension ou tachycardie (sepsis) : urgence.
  • Masse fluctuante ou aucune amélioration après 48–72 h d'antibiotique (abcès) : échographie et consultation rapide en chirurgie.
  • Masse persistante ou aucune réponse au traitement (cancer inflammatoire) : consultation rapide (imagerie et biopsie).

🚩 Saignements de la grossesse

  • Hypotension, tachycardie, douleur ou défense abdominale avant 20 SA (grossesse ectopique rompue) : 911 ou urgence (gynécologie de garde).
  • Saignement de plus d'une serviette à l'heure pendant 4 h, ou facteurs de risque de grossesse ectopique : urgence.
  • Tout saignement après 20 SA, sans toucher vaginal avant l'échographie (placenta prævia) : urgence obstétricale ; ambulance si abondant.
  • Saignement douloureux avec utérus tendu ou hypertonique, ou diminution des mouvements fœtaux (décollement placentaire) : 911 ou urgence obstétricale.
  • Saignement et douleur avec cicatrice utérine (rupture utérine) : 911 ou urgence obstétricale.
  • Saignement chez une patiente Rh négative : urgence obstétricale ou service qui administre l'immunoglobuline anti-D, dans les 72 h.

🚩 Suivi de grossesse et laboratoires

  • Saignement vaginal, douleur abdominale ou perte de liquide pendant la grossesse : urgence (obstétrique).
  • TA ≥ 140/90 avec céphalée, troubles visuels ou douleur épigastrique (prééclampsie) : urgence (obstétrique).
  • Diminution des mouvements fœtaux au 3e trimestre : urgence (obstétrique).
  • VIH positif ou anticorps irréguliers positifs : référence urgente (centre désigné, médecine fœto-maternelle).
  • Bactériurie avec fièvre, douleur lombaire ou vomissements (pyélonéphrite) : urgence.

Pédiatrie

⚠️ Alertes cliniques — Pédiatrie générale (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Pour toutes situations que vous identifiez de priorité A, communiquer avec le pédiatre de garde :
  • Pour toutes situations que vous identifiez comme étant une alerte clinique, communiquer avec le pédiatre de garde ou diriger l’enfant vers l’urgence. :

Page CRDS : pédiatrie générale

🚩 Boiterie et orthopédie pédiatrique

  • Boiterie avec fièvre, refus de mise en charge ou de bouger le membre, CRP ou VS élevées (arthrite septique, ostéomyélite) : urgence (orthopédie).
  • Ado (souvent obèse) avec douleur à la hanche, la cuisse ou le genou, glissement épiphysaire suspecté : aucune mise en charge, urgence (orthopédie).
  • Pâleur, ecchymoses, hépatosplénomégalie, adénopathies ou perte de poids (leucémie) : urgence ou consultation rapide en hémato-oncologie pédiatrique.
  • Douleur nocturne qui réveille, perte de poids ou masse osseuse (tumeur osseuse) : consultation rapide en orthopédie pédiatrique.
  • Fracture inexpliquée ou histoire incohérente chez l'enfant qui ne marche pas (maltraitance) : urgence et signalement à la DPJ.
  • Ado qui boite avec douleur testiculaire ou abdominale (torsion testiculaire, appendicite) : urgence.

🚩 Convulsions fébriles

  • Crise qui dure plus de 5 min ou crises successives sans retour à l'état de base : 911.
  • Signes méningés, fontanelle bombée, enfant d'apparence toxique ou pétéchies : urgence (ponction lombaire).
  • État post-ictal anormalement prolongé, déficit neurologique focal ou paralysie de Todd : urgence.
  • Convulsion complexe (focale, ≥ 15 min ou plus d'une en 24 h) : urgence pour évaluation.
  • Enfant de 6 à 12 mois mal vacciné (Hib, pneumocoque) ou déjà sous antibiotique : urgence (méningite masquée possible).
  • Convulsion fébrile avant 6 mois ou après 5 ans, ou retard de développement : urgence (exclure une infection du SNC).

🚩 Croissance, puberté et développement

  • Retard pondéral avec déshydratation, malnutrition sévère, signes de cardiopathie ou suspicion de maltraitance : urgence (hospitalisation, signalement DPJ au besoin).
  • Régression du développement à tout âge : consultation rapide en pédiatrie.
  • Retard de langage ou absence de pointage à 15–18 mois, ou préférence manuelle avant 10–12 mois : référence rapide (audiologie, orthophonie, pédiatrie, dépistage de l'autisme).
  • Puberté avant 9 ans chez le garçon, ou précoce et progressive avant 8 ans chez la fille : consultation rapide en endocrinologie pédiatrique.
  • Décrochage de la courbe de taille, ou céphalées, vomissements matinaux ou troubles visuels associés (lésion intracrânienne) : consultation rapide ; signes neurologiques : urgence.
  • Fontanelle bombée ou périmètre crânien qui croise les percentiles vers le haut chez le nourrisson : urgence.

🚩 Dermatite de couche (érythème fessier)

  • Nourrisson de moins de 3 mois avec fièvre (≥ 38 °C) ou enfant d'apparence toxique avec éruption du siège : urgence.
  • Fièvre ≥ 5 jours avec langue framboisée, conjonctivite ou érythème desquamant du siège (Kawasaki) : urgence.
  • Bulles, pustules étendues ou décollement cutané avec fièvre ou atteinte de l'état général : urgence.
  • Pétéchies, purpura ou nodules du siège (histiocytose, trouble de la coagulation) : urgence si fièvre, sinon consultation rapide en pédiatrie.
  • Lésions inexpliquées, brûlures bien démarquées ou ecchymoses chez un bébé qui ne se déplace pas : évaluation urgente et signalement DPJ.
  • Éruption dans les 6 premières semaines de vie, ou atypique et rebelle au traitement : consultation rapide en pédiatrie ou dermatologie.

🚩 Examen de l'enfant et HEADSS

  • Triangle d'évaluation anormal : léthargie, irritabilité inconsolable, geignement, tirage ou marbrures : urgence.
  • Remplissage capillaire > 2 s, tachycardie ou tachypnée pour l'âge, ou TAS sous le seuil pour l'âge : urgence.
  • Fontanelle bombée, pétéchies avec fièvre, ou nourrisson de moins de 3 mois fébrile : urgence.
  • Masse abdominale, sang dans les selles ou tuméfaction scrotale (invagination, torsion, hernie incarcérée) : urgence.
  • Ecchymose chez un bébé qui ne se déplace pas ou lésion inexpliquée : évaluation urgente et signalement DPJ.
  • Adolescent avec idées suicidaires actives ou intoxication volontaire : urgence (évaluation et plan de sécurité).

🚩 Fièvre chez l'enfant et le nourrisson

  • Nourrisson ≤ 28 jours avec T ≥ 38,0 °C rectale ou hypothermie < 36,0 °C : urgence.
  • Nourrisson de 29 à 90 jours fébrile d'allure malade ou à haut risque : urgence.
  • Enfant d'apparence toxique, mauvaise perfusion (remplissage capillaire > 2 s), léthargie ou fontanelle bombée : 911.
  • Fièvre avec pétéchies ou purpura (méningococcémie jusqu'à preuve du contraire) : 911.
  • Fièvre avec vésicules, convulsions ou contact d'herpès maternel, surtout ≤ 6 semaines : urgence.
  • Fièvre ≥ 5 jours avec yeux rouges, lèvres fissurées ou mains enflées (Kawasaki) : urgence.

🚩 Gastro-entérologie pédiatrique : vomissements, déshydratation, diarrhée, reflux, encoprésie

  • Vomissements bilieux chez le nourrisson (malrotation avec volvulus) : urgence (chirurgie).
  • Déshydratation grave (> 10 %), léthargie, remplissage capillaire > 3 s ou échec de la réhydratation orale : urgence.
  • Fièvre chez un nourrisson < 3 mois, fontanelle bombée ou abdomen distendu avec défense : urgence.
  • Douleur intermittente avec selles « gelée de groseille » entre 6 mois et 3 ans (invagination) : urgence.
  • Vomissements en jet progressifs chez un nourrisson de 3 à 6 semaines (sténose du pylore) : urgence.
  • Diarrhée sanglante avec pâleur, oligurie ou pétéchies (SHU) : urgence.

🚩 Infection urinaire de l'enfant

  • Infection urinaire fébrile chez un nourrisson < 2–3 mois : urgence.
  • Enfant d'allure toxique, vomissements, déshydratation ou prise PO impossible : urgence.
  • Signes méningés ou altération de l'état de conscience : 911.
  • Pas d'apyrexie à 48 h de traitement, masse abdominale ou créatinine anormale : urgence (échographie urgente).
  • Anomalie urologique connue ou contexte psychosocial empêchant le suivi : urgence (pédiatrie).

🚩 Infections de l'enfant et exanthèmes

  • Fièvre avec pétéchies ou purpura, hypotension ou atteinte de l'état général (méningococcémie, choc toxique) : 911.
  • Fièvre ≥ 5 jours avec critères de Kawasaki (conjonctivite, éruption, extrémités, adénopathie, muqueuses) : urgence ou pédiatrie le jour même.
  • Éruption avec atteinte des muqueuses ou décollement cutané (SJS/NET) : urgence.
  • Rougeole soupçonnée chez un enfant abattu, en détresse respiratoire ou confus : urgence, prévenue d'avance pour l'isolement aérien.
  • Varicelle chez un immunodéprimé, ou compliquée (fasciite, pneumonie, encéphalite) : urgence.
  • Femme enceinte exposée à la varicelle, à la rougeole ou au parvovirus : sérologie urgente et consultation rapide (santé publique, obstétrique).

🚩 Infections respiratoires de l'enfant

  • Détresse respiratoire (tirage marqué, geignement, FR > 60), apnée, cyanose ou SpO₂ < 90 % : urgence.
  • Bronchiolite chez un nourrisson < 3 mois, ex-prématuré ou avec cardiopathie, ou boires insuffisants : urgence.
  • Stridor au repos, agitation, léthargie ou vomissements empêchant la dexaméthasone : urgence.
  • Bave, dysphagie, dysphonie, position du trépied, enfant toxique (épiglottite, trachéite bactérienne) : 911, ne pas examiner la gorge.
  • Pneumonie chez l'enfant < 3–6 mois, toxique, avec besoin d'O₂ ou épanchement : urgence.
  • Bronchospasme grave (PRAM ≥ 8), fatigue, ou salbutamol requis plus souvent que q3h : urgence.

🚩 Maltraitance

  • Ecchymose chez un bébé qui ne se déplace pas, ou critère TEN-4-FACESp sans explication plausible : évaluation urgente et signalement DPJ.
  • Nourrisson léthargique, qui vomit ou irritable avec suspicion de trauma crânien non accidentel : urgence (imagerie cérébrale).
  • Enfant en danger immédiat ou retour dans un milieu non sécuritaire : signalement DPJ sans délai et urgence pour assurer sa sécurité.
  • Agression sexuelle de moins de 5 jours avec contact génital, anal ou oral possible : urgence ou centre désigné.
  • Victime avec risque suicidaire, blessures physiques ou milieu non sécuritaire : urgence.
  • Aîné ou adulte vulnérable possiblement maltraité : signalement sans délai selon la procédure ; danger immédiat : 911.

🚩 Migraine pédiatrique

  • Céphalée nouvelle et sévère (« la pire »), avec fièvre et méningisme ou altération de l'état de conscience : urgence.
  • Examen neurologique anormal, œdème papillaire, ataxie ou aura atypique (motrice, prolongée) : urgence.
  • Réveils nocturnes par la céphalée, vomissements matinaux répétés ou céphalée qui s'aggrave progressivement : imagerie et consultation rapide.
  • Céphalée positionnelle ou déclenchée par la toux, ou enfant de moins de 6 ans : consultation rapide ; porteur de shunt qui vomit : urgence.
  • Échec du traitement PO, vomissements incoercibles ou incapacité de boire : urgence.

🚩 Nouveau-né : réanimation, glycémie, prophylaxies et sepsis

  • Apnée, gasps, FC < 100 ou détresse respiratoire à la naissance : 911.
  • Glycémie < 1,8 mmol/L à 2 h de vie, < 2,0 ensuite, < 2,6 malgré un boire, ou hypoglycémie symptomatique : urgence.
  • Fièvre, hypothermie, léthargie, mauvaise succion ou geignement (sepsis néonatal) : urgence.
  • Conjonctivite purulente entre J2 et J5 (gonocoque) ou vésicules (herpès) : urgence.
  • Ictère dans les 24 premières heures, ou ictère marqué chez un bébé léthargique : urgence.
  • Cyanose ou oxymétrie de dépistage anormale (cardiopathie congénitale critique) : urgence.

🚩 Pleurs du nourrisson et reflux

  • Pleurs aigus inconsolables avec vomissements bilieux, sang dans les selles ou masse abdominale (invagination, volvulus) : urgence.
  • Fièvre chez un nourrisson < 3 mois : urgence (bilan septique).
  • Fontanelle bombée, léthargie, tachycardie, mauvaise perfusion ou geignement (méningite, sepsis, TSV) : urgence.
  • Scrotum tuméfié, hernie non réductible, ou doigt, orteil ou pénis œdémateux (tourniquet de cheveux) : urgence.
  • Ecchymose chez un bébé qui ne se déplace pas, fracture ou hémorragies rétiniennes (maltraitance) : urgence et signalement à la DPJ.
  • Parent épuisé à risque de secouer le bébé, ou dépression post-partum avec idées suicidaires : urgence ; sinon soutien rapide (CLSC, 811).

🚩 Énurésie

  • Polyurie-polydipsie ou perte de poids (diabète) : glycémie le jour même ; urgence si vomissements, déshydratation ou somnolence.
  • Céphalée, nausées, vomissements ou confusion sous desmopressine (hyponatrémie) : urgence.
  • Signes neurologiques aux membres inférieurs ou anomalie lombosacrée (fossette, touffe de poils) : consultation rapide ; urgence si déficit progressif.
  • Jet faible ou goutte-à-goutte constant, infections urinaires répétées : consultation rapide en urologie pédiatrique.
  • HTA ou retard de croissance (néphropathie) : consultation rapide en néphrologie pédiatrique.
  • Énurésie secondaire récente avec indices de maltraitance ou d'abus : consultation rapide ; signalement à la DPJ au besoin.

Psychiatrie

⚠️ Alertes cliniques — Psychiatrie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger l’usager vers l’urgence :
    • État instable avec désorganisation marquée du langage ou du comportement
    • Délirium
  • Si jugé dangereux pour lui-même ou autrui, diriger l’usager aux urgences.
  • Si non collaborant et jugé dangereux pour lui-même ou autrui : composer le 911.
  • Attention : Consulter les Alertes cliniques au verso. Ne pas utiliser ce formulaire pour un usager dangereux ou non collaborant.

Page CRDS : psychiatrie

🚩 Anorexie et troubles des conduites alimentaires

  • FC < 50/min, TA < 90/60 (ado < 90/45), orthostatisme (FC + > 30/min, TAS − > 20 mm Hg), T° < 36 °C
  • IMC < 15 ou perte > 10 % en 6 mois (> 20 % en 1 an) ; syncope
  • K, Na, phosphore ou Mg bas ; glucose < 3,3 mmol/L
  • QTc > 450 ms ou autre anomalie significative à l'ECG ; risque suicidaire
  • Jours 2 à 4 de réalimentation : chute du phosphore, tachycardie, œdème

🚩 Antipsychotiques

  • Syndrome neuroleptique malin : hyperthermie, rigidité, altération de l'état de conscience, instabilité autonomique, CK ↑.
  • Clozapine : fièvre, neutropénie, myocardite, constipation sévère (iléus), convulsions.
  • Allongement du QT, torsades (halopéridol IV, ziprasidone, hypoK/hypoMg).
  • TNC : mortalité et AVC ↑ ; Parkinson ou corps de Lewy : sensibilité extrême.

🚩 Anxiété et TSPT

  • Aîné hospitalisé avec « anxiété » récente et agitation nocturne : délirium jusqu'à preuve du contraire (CAM) ; une BZD l'aggrave.
  • Causes médicales : SCA, arythmie, EP, hypoxie, hypoglycémie, hyperthyroïdie.
  • Sevrage d'alcool, de BZD ou d'opioïdes ; akathisie, syndrome sérotoninergique.
  • Risque suicidaire (surtout TSPT et trouble panique).

🚩 Deuil

  • Idées suicidaires liées à la dévalorisation : toujours demander.
  • Dysphorie envahissante, perte de réactivité, culpabilité globale, ralentissement psychomoteur marqué : dépression majeure.
  • Ennui intense ou préoccupation quotidienne ≥ 12 mois après le décès : trouble du deuil prolongé.
  • Hausse de l'alcool, des drogues ou des sédatifs ; isolement, dénutrition, abandon de la médication chez la personne âgée.

🚩 Dépression

  • Idées suicidaires avec plan, moyens, intention ; ATCD de tentatives, alcool, isolement, homme âgé.
  • Psychose ; ATCD (hypo)maniaques (antidépresseur seul à éviter).
  • Délirium hypoactif qui imite la dépression.
  • Syndrome sérotoninergique (agitation, clonus, hyperthermie) ; hyponatrémie chez l'âgé.

🚩 Insomnie

  • Somnolence diurne marquée, ronflements, apnées observées : apnée du sommeil, narcolepsie.
  • Dépression, anxiété, trouble lié à une substance.
  • Hospitalisé âgé ou délirant : BZD et Z-drugs ↑ chutes et délirium.
  • Arrêt brutal d'un hypnotique pris à domicile : sevrage, rebond.

🚩 Patient agressif ou violent, patient difficile

  • Arme, menace précise, violence en cours : quitter la pièce et appeler le 911.
  • Signes précurseurs : voix qui monte, poings serrés, va-et-vient, regard fixe, insultes, menaces.
  • Confusion, intoxication, sevrage, psychose, hypoglycémie, hypoxie, traumatisme crânien.

🚩 Promotion de la santé mentale, stress et résilience

  • Idées suicidaires avec plan, intention ou accès à des moyens : urgence ou 911 (ligne 9-8-8 en soutien).
  • Symptômes psychotiques, agitation ou danger pour autrui : urgence.
  • Intoxication ou sevrage d'alcool ou de drogues avec confusion ou convulsions : urgence.
  • Dépression ou anxiété avec atteinte marquée du fonctionnement : consultation rapide (médecin, psychologie, PAMQ pour les soignants).

🚩 Risque suicidaire et urgence psychiatrique

  • Plan précis avec moyen accessible, préparatifs, passage à l'acte imminent.
  • Tentative récente ou létale, désespoir marqué, intoxication actuelle, impulsivité, voix impératives, isolement.
  • Calme soudain après une crise.
  • Organique probable : 1er épisode > 40 ans, SV anormaux, altération de l'état de conscience, hallucinations visuelles, atteinte neurologique.

🚩 TDAH

  • Hospitalisé : délirium, psychose ou manie, tachyarythmie, SCA, HTA non contrôlée, intoxication aux stimulants → suspendre.
  • Arrêt brusque de la guanfacine ou de la clonidine : HTA et tachycardie rebond.
  • ATCD de mort subite familiale, syncope à l'effort, arythmie.
  • Trouble d'usage de substances : mésusage.

🚩 Trouble bipolaire et psychose

  • Risque suicidaire ou homicidaire ; agitation dangereuse.
  • Inattention, fluctuation de la conscience, hallucinations visuelles : délirium ou cause organique.
  • 1re psychose après 40 ans, signe focal, fièvre, convulsion, céphalée : cause organique.
  • Toxicité au lithium : tremblement grossier, ataxie, confusion, vomissements, convulsions.
  • Rigidité, hyperthermie, dysautonomie, CK ↑ : syndrome malin des neuroleptiques.

🚩 Troubles concomitants (santé mentale et dépendances)

  • Idées suicidaires ou homicidaires, surtout avec alcool (risque suicidaire multiplié, alcool dans environ 25 % des suicides et 50 % des homicides).
  • Psychose après une consommation de stimulants ou de cannabis.
  • Sevrage sévère (alcool, benzodiazépines) ou intoxication.
  • Besoins de base non comblés : logement, nourriture, sécurité, victimisation.

🚩 Troubles de la personnalité, conversion et mécanismes de défense

  • Risque suicidaire à chaque crise (trouble limite : suicide ≈ 10 %).
  • Atteinte organique : lésion frontale, démence frontotemporale, épilepsie temporale ; intoxication ou sevrage.
  • Conversion : 5 à 10 % ont aussi une maladie neurologique (p. ex. épilepsie).
  • Sécurité de l'équipe (trouble antisocial).

Dépendances

🚩 Abus de substances (troubles liés à l'usage)

  • Sevrage de dépresseurs (alcool, BZD, GHB) : convulsions, délirium tremens ; GHB parfois réfractaire aux BZD.
  • Dépression respiratoire, coma.
  • Stimulants : douleur thoracique (IM, dissection, pneumothorax), hyperthermie, convulsions, rhabdomyolyse.
  • Fièvre chez l'usager d'injection : endocardite possible → urgence (hémocultures, antibiotiques IV) ; tolérance perdue (hospitalisation, sevrage, incarcération) → surdose.

🚩 Alcool : sevrage et encéphalopathie de Wernicke

  • DT (48–96 h) : délirium + fièvre, tachycardie, HTA, diaphorèse.
  • Convulsions ; 1re convulsion ou focale → TDM.
  • Wernicke (≥ 2 critères de Caine) : ataxie, nystagmus/ophtalmoplégie, confusion.
  • 60 mg de diazépam (ou > 12 mg de lorazépam) en 12 h : réévaluer ; T > 39 °C, rhabdomyolyse.

🚩 Cannabis

  • Enfant ayant ingéré un comestible : coma, apnée, convulsions.
  • Cannabinoïde synthétique (« K2, Spice ») : agitation, convulsions, insuffisance rénale.
  • Douleur thoracique chez le jeune (SCA, arythmies) ; psychose.
  • SHC : hypokaliémie, alcalose, IRA prérénale.

🚩 Cessation tabagique

  • Dépendance élevée : 1re cigarette < 30 min après le réveil ou > 20 cig/j
  • Arrêt du tabac sous clozapine ou olanzapine : taux qui montent (CYP1A2)
  • Bupropion contre-indiqué : convulsions, boulimie ou anorexie, IMAO ou thioridazine < 14 j, sevrage brusque d'alcool ou de sédatifs, autre produit contenant du bupropion

🚩 Opioïdes, méthadone et TUO

  • Intoxication : somnolence, myosis, bradypnée, coma.
  • Sevrage seul sans TAO : ↑ risque de surdose mortelle, surtout au congé.
  • Induction de méthadone (2 premières semaines), nouvel inhibiteur (fluconazole, macrolide), benzodiazépines.
  • QTc > 500 ms sous méthadone.
  • Aggravation après la 1re buprénorphine : sevrage précipité.

Gériatrie

⚠️ Alertes cliniques — Gériatrie (urgence ou spécialiste de garde ; ne pas passer par le CRDS)

  • Diriger l’usager vers l’urgence :
    • Délirium ou altération de l’état d’éveil
    • Personne âgée présentant une dangerosité immédiate et significative affectant sa sécurité ou celle de son entourage
    • Chute avec séjour prolongé au sol ou incapacité significative à se déplacer

Page CRDS : gériatrie

🚩 Aptitude et régimes de protection

  • Délirium, dépression, intoxication : ne jamais conclure à une inaptitude permanente
  • Indices de maltraitance (financière, physique, négligence)
  • Refus catégorique d'un soin par une personne inapte
  • Congé dangereux, refus d'hébergement malgré des risques graves

🚩 Chutes, fragilité et perte d'autonomie

  • Perte de connaissance ou chute inexpliquée : syncope jusqu'à preuve du contraire.
  • Long lie > 1 h : rhabdomyolyse, hypothermie, plaies de pression.
  • Hanche : raccourcissement, rotation externe, douleur à la mise en charge.
  • TCC chez ≥ 65 ans, anticoagulé ou état mental altéré ; confusion fluctuante des semaines après (HSD chronique).
  • Délirium, sepsis, hypoNa, hypoglycémie, AVC.

🚩 Démence et troubles neurocognitifs

  • Début abrupt, inattention, fluctuations sur 24 h : delirium (ne pas diagnostiquer un TNC majeur pendant un delirium).
  • Déclin rapide (< 1–2 ans), myoclonies, signes focaux, céphalée ou convulsion de novo, âge < 60 ans.
  • Triade de l'HPN : marche magnétique, incontinence, troubles cognitifs.
  • Trauma crânien récent ou anticoagulant (HSD) ; danger : fugue, feu, conduite.

🚩 Dépression du sujet âgé

  • Idées ou intentions suicidaires (homme âgé seul, maladie, alcool, accès à armes ou médicaments)
  • Dépression psychotique (délire de ruine, nihiliste, de culpabilité)
  • Refus de boire et de manger, détérioration physique rapide
  • Aggravation, irritabilité, accélération sous antidépresseur : trouble bipolaire

🚩 Incontinence urinaire

  • Hématurie, douleur pelvienne, IU récidivantes, prolapsus important, rétention.
  • Symptômes neurologiques : compression médullaire, queue de cheval, SEP, hernie discale.
  • Nouvelle incontinence à l'hôpital : délirium, rétention, fécalome, hyperglycémie.

Urgence, traumatologie et réanimation

🚩 Hypothermie, coup de chaleur, électrisation

  • Hypothermie : FV spontanée sous 28 °C ; T < 30 °C avec arythmie ventriculaire ou PAS < 90.
  • Hyperthermie + atteinte neurologique = coup de chaleur.
  • Électrisation : haute tension, foudre, arythmie, syndrome des loges.

🚩 Intoxications et toxidromes

  • GCS ≤ 8, PCO2 > 45 mmHg, TAS ≤ 80 mmHg, convulsions, T° > 40 °C, pH ≤ 7,2.
  • ECG : QRS > 100 ms (bloqueurs Na), QTc > 500 ms, bloc AV, bradycardie.
  • Libération prolongée, body packer : « bombe à retardement ».
  • Salicylates : un pH « normal » chez un patient intubé ou épuisé est alarmant ; éviter l'intubation.

🚩 Plaies, lacérations et sutures

  • Atteinte tendineuse, nerveuse ou artérielle ; articulation ou fracture ouverte.
  • Injection à haute pression ; paupière (bord libre, canal lacrymal) ; cartilage avec perte de substance.
  • LAST : engourdissement péribuccal, goût métallique, convulsions, arythmies.

🚩 Trauma des extrémités et urgences orthopédiques

  • VON CHOP : vasculaire, fracture ouverte, neurologique (queue de cheval), compartiment, luxation de hanche, ostéomyélite/arthrite septique, pelvis instable.
  • Syndrome des loges : douleur disproportionnée, analgésie croissante, douleur à l'étirement passif (pouls souvent préservé).
  • Luxation du genou (artère poplitée) ; tabatière anatomique sensible (scaphoïde).
  • Chute en CHSLD : fracture de hanche occulte, anticoagulation.

🚩 ACLS – arrêt cardiaque et post-RCS

  • FR < 6 ou > 30, FC < 40 ou > 140, TAS < 90, baisse de l'état de conscience : appeler l'équipe d'intervention rapide.
  • ETCO2 < 10 mm Hg : RCR inefficace. Hausse brusque et soutenue : RCS probable.
  • Bradycardie avec BAV Mobitz II ou 3e degré ; tachycardie instable.

Autres

🚩 Permis de conduire et aptitude à conduire

  • Événement aigu récent : SCA, AVC/ICT, syncope, convulsion, TCC, chirurgie — le patient veut savoir quand il pourra reconduire.
  • Famille inquiète : accrochages, égarements, quasi-accidents, besoin d'un « copilote ».
  • Condition incompatible : acuité < 6/15, champ < 100°, démence modérée à sévère, IC classe IV, trouble d'usage modéré à sévère.
  • Chauffeur professionnel (classes 1–4) : délais beaucoup plus longs.

🚩 Baisse de vision et décollement de rétine

  • Baisse aiguë, indolore, monoculaire : occlusion artérielle rétinienne = AVC.
  • ≥ 50 ans avec céphalée, claudication de la mâchoire, PPR : ACG (risque pour l'autre œil en quelques jours).
  • Rideau, nouveaux flottants, éclairs : décollement de rétine.
  • Œil rouge douloureux : glaucome aigu ; trauma : globe rompu.
  • Déficit homonyme : AVC ou masse.

🚩 Douleur chronique et neuropathique

  • Perte de poids, fièvre, néoplasie connue.
  • Déficit neurologique progressif ; neuropathie asymétrique, motrice, proximale ou rapide (Guillain-Barré, mononévrite multiple).
  • Claudication de la mâchoire, douleur des ceintures avec VS élevée (artérite temporale, PPR).
  • Idées suicidaires ; gabapentinoïde + opioïde (± BZD) : dépression respiratoire.

🚩 Goutte

  • Monoarthrite fébrile : arthrite septique jusqu'à preuve du contraire (peut coexister avec la goutte).
  • Éruption sous allopurinol (DRESS, SJS/NET) : cesser immédiatement.
  • Colchicine avec un inhibiteur puissant du CYP3A4 ou de la P-gp (clarithromycine, azolés, cyclosporine), ou avec une statine en IRC : toxicité grave.

🚩 Hyperplasie bénigne de la prostate

  • Rétention, insuffisance rénale, hydronéphrose, infections récidivantes, lithiase vésicale, hématurie.
  • Sous 5-ARI : APS qui remonte → penser cancer.
  • Médicaments qui causent une rétention : anticholinergiques, antihistaminiques, tricycliques, antipsychotiques, opioïdes, décongestionnants, diurétiques.

🚩 Lombalgie

  • Rétention urinaire ou incontinence, anesthésie en selle, perte du tonus anal, déficit bilatéral : queue de cheval.
  • Déficit neurologique progressif ou multiradiculaire.
  • ATCD de cancer, perte de poids, douleur nocturne non mécanique.
  • Fièvre, UDI, immunosuppression, hémodialyse : infection.
  • Ostéoporose, corticostéroïdes, trauma : fracture ; 1er épisode après 50 ans.
  • Âgé, anticoagulé, douleur abdominale : AAA.

🚩 Plaies, ulcères et brûlures

  • Brûlure des voies respiratoires : brûlure faciale, poils brûlés, suie, voix rauque, stridor, espace clos
  • Brûlure circonférentielle : syndrome compartimentaire, escarrotomie
  • Contact osseux au stylet : ostéomyélite
  • IPSCB < 0,5 : ischémie sévère, référence vasculaire urgente
  • Plaie atypique ou qui ne guérit pas : biopsie ; histoire discordante : maltraitance

🚩 Polyarthrite rhumatoïde et arthrites

  • Monoarthrite aiguë : septique jusqu'à preuve du contraire, ponctionner avant de traiter
  • Liquide > 50 000 GB (LR ≈ 8 ; > 100 000 : LR ≈ 28), PMN > 90 % ou Gram + : arthrite septique
  • Septique possible sous 50 000 GB (sensibilité du seuil ≈ 61 % ; gonocoque, immunosupprimé, antibiotique reçu) ; cristaux n'excluent pas une infection
  • Poussée sur une seule grosse articulation chez un PAR : ponctionner

🚩 Prurit

  • Prurit généralisé persistant inexpliqué, symptômes B, perte de poids : lymphome (refaire le bilan si persistance).
  • Grossesse au 3e trimestre, prurit palmo-plantaire nocturne sans lésion : cholestase gravidique (risque fœtal).
  • Urticaire aiguë avec atteinte respiratoire ou hémodynamique : anaphylaxie.
  • Sujet âgé : pemphigoïde bulleuse (le prurit précède les bulles) ; prurit aquagénique : polyglobulie vraie.

🚩 Pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR)

  • Signes d'ACG : nouvelle céphalée, sensibilité du cuir chevelu, claudication de la mâchoire, troubles visuels (amaurose, diplopie), artère temporale anormale, fièvre ou perte de poids marquée.
  • Faiblesse vraie ou CK élevée : myopathie, pas une PPR.
  • Absence de réponse franche à 15–20 mg de prednisone : douter du diagnostic (PR, néoplasie, myélome, ACG).

🚩 Scrotum : torsion, épididymite, masse

  • Début brutal, testicule haut et horizontal, réflexe crémastérien absent : torsion (récupérable > 90 % si détorsion < 6 h).
  • TWIST ≥ 5 : exploration sans attendre l'imagerie.
  • Masse testiculaire solide indolore : cancer jusqu'à preuve du contraire.
  • Hernie incarcérée (< 2 ans).

🚩 Urgences et trauma oculaires

  • Exposition chimique (alcalis surtout) : irriguer avant tout examen
  • Globe ouvert : pupille déformée, Seidel +, hémorragie sous-conjonctivale importante, chambre antérieure plate
  • Proptose, œil dur, ↓ AV après trauma : hématome rétrobulbaire
  • Perte visuelle brutale indolore, DPAR : occlusion de l'artère centrale de la rétine
  • Projectile à haute vélocité (meulage, marteau sur métal) : plaie pénétrante, corps étranger intraoculaire

🚩 Épistaxis

  • Saignement qui coule surtout dans la gorge malgré la compression : source postérieure.
  • Épistaxis massive après chirurgie ou trauma : pseudoanévrisme carotidien.
  • Instabilité hémodynamique : ABC, réanimer.
  • Récidive unilatérale chez l'adolescent masculin : fibrome nasopharyngien.

🚩 Œil rouge et conjonctivite

  • Baisse de vision, douleur importante, photophobie, pupille anormale
  • Opacité cornéenne, infiltrat ou ulcère ; porteur de verres de contact ; trauma ; nouveau-né
  • Pupille mi-dilatée fixe, cornée trouble, halos, nausées : glaucome aigu
  • Purulence massive avec chémosis : gonocoque

🚩 AINS et antiplaquettaires

  • Saignement digestif sous AINS ou antiplaquettaire (risque ×4 avec anticoagulant)
  • IRA : AINS + IECA/ARA + diurétique (« triple whammy »), hypovolémie, cirrhose, IC
  • Hyperkaliémie, décompensation d'IC, hausse de PA
  • Endoprothèse coronarienne récente : ne jamais cesser la DAPT le 1er mois sans avis

🚩 Anaphylaxie et réactions aux produits de contraste

  • Stridor, bronchospasme, hypotension (TAS < 90 ou baisse > 30 %), syncope
  • Jusqu'à 10–20 % sans signe cutané, surtout en choc
  • Toute anaphylaxie : 911 en parallèle de l'épinéphrine. Instable après 2–3 doses IM = anaphylaxie réfractaire : perfusion d'épinéphrine, voies aériennes et soins intensifs par les paramédics / à l'urgence
  • Angio-œdème sans urticaire sous IECA : bradykinine, répond mal à l'épinéphrine

🚩 Déprescription et polypharmacie

  • Toute nouvelle plainte chez l'aîné (chute, confusion, constipation, incontinence, anorexie, hypotension orthostatique) : effet indésirable jusqu'à preuve du contraire.
  • Cascade médicamenteuse (p. ex. amlodipine → œdème → furosémide → incontinence → oxybutynine → delirium).
  • Médicaments à haut risque : anticoagulants, hypoglycémiants, psychotropes, digoxine, AINS, opioïdes.
  • Arrêt brusque à rebond : BZRA, antidépresseurs, bêtabloquants, clonidine, antipsychotiques, IChE ; dénosumab cessé sans relais.

🚩 IPP et anti-H2

  • Diarrhée sous IPP : penser au C. difficile, réévaluer l'IPP
  • IRA inexpliquée : néphrite interstitielle aiguë
  • Hypomagnésémie (diurétique, digoxine, arythmie, hypoCa ou hypoK réfractaire)
  • Famotidine non ajustée au rein chez l'âgé : délirium

🚩 Médicaments en vente libre

  • Délirium inexpliqué chez l'âgé : Gravol, Benadryl, somnifère « nuit » (diphenhydramine, doxylamine)
  • IRA : ibuprofène ou naproxène avec IECA/ARA + diurétique
  • Hépatotoxicité : cumul d'acétaminophène (produits contre le rhume, Robaxacet)
  • Saignement sous anticoagulant : AAS, AINS, produits naturels (ginkgo, curcuma)
  • Méléna douteux : bismuth ou fer

🚩 Médicaments prolongeant le QT

  • QTc ≥ 500 ms ou hausse ≥ 60 ms : risque élevé de TdP.
  • Palpitations, lipothymie, syncope ; torsades de pointes.
  • Cumul : âge > 65, femme, hypoK, hypoMg, bradycardie < 50, IC, interactions, ≥ 2 médicaments à risque, IV rapide.

🚩 Préparations magistrales

  • Peau lésée ou vésicules actives : ne pas appliquer (attendre la cicatrisation du zona)
  • Grande surface : somnolence, étourdissements (kétamine, amitriptyline), absorption de lidocaïne
  • Insuffisance hépatique ou antiarythmique de classe I : prudence
  • Enfants et animaux exposés (lidocaïne, kétamine)

🚩 Dépistage du cancer colorectal et de l'AAA

  • Rectorragie, changement persistant du transit ou anémie ferriprive : pas de RSOSi, coloscopie diagnostique en consultation rapide en gastroentérologie.
  • RSOSi positif : coloscopie obligatoire selon le délai du programme, ne jamais répéter le RSOSi.
  • AAA connu avec douleur abdominale, lombaire ou au flanc, hypotension ou syncope (rupture) : 911.
  • AAA ≥ 5,5 cm chez l'homme (≥ 5,0 cm chez la femme), croissance > 1 cm/an ou symptomatique : consultation rapide en chirurgie vasculaire.
  • Masse abdominale pulsatile et douloureuse à l'examen : urgence.

🚩 Examen médical périodique et dépistages

  • RSOSi positif ou rectorragie, anémie ferriprive inexpliquée : coloscopie rapide.
  • Masse mammaire palpable ou mammographie suspecte (BI-RADS 4–5) : consultation rapide (centre de santé du sein).
  • AAA ≥ 5,5 cm ou symptomatique : consultation rapide en chirurgie vasculaire ; douleur abdominale ou dorsale avec AAA connu : 911.
  • TA ≥ 180/110 avec céphalée, douleur thoracique, dyspnée ou déficit neurologique : urgence.
  • Perte de poids ≥ 10 %/an inexpliquée ou nodule pulmonaire suspect : investigation ou consultation rapide.

🚩 Santé des immigrants et des réfugiés

  • Fièvre dans les 3 mois après un séjour en zone d’endémie : paludisme jusqu’à preuve du contraire (frottis le jour même).
  • Toux chronique, sueurs, perte de poids : tuberculose active (isolement, radiographie, expectorations).
  • Idées suicidaires, TSPT sévère, violence subie ou en cours.
  • Grossesse sans suivi, enfant avec retard de croissance ou de développement.

🚩 Vaccination

  • Urticaire généralisée, œdème du visage, stridor, dyspnée ou hypotension après un vaccin (anaphylaxie) : 911 ou urgence.
  • Convulsion, encéphalopathie ou altération de l'état de conscience après un vaccin : urgence (déclarer la MCI à la santé publique).
  • Nourrisson après le vaccin rotavirus avec vomissements, douleurs abdominales en crises ou sang dans les selles (invagination) : urgence.
  • Fièvre avec atteinte de l'état général, ou chez un nourrisson de moins de 3 mois, sans l'attribuer d'emblée au vaccin : urgence.

🚩 Soins palliatifs – généralités

  • Détresse : panique et détresse respiratoire majeure subite, douleur intolérable subite ou hémorragie massive (niveau D).
  • Myoclonies, agitation paradoxale, hyperalgésie : neurotoxicité des opioïdes.
  • Délirium terminal : chercher rétention urinaire, fécalome.
  • Mourant actif : PPS ≤ 30 %, alitement, râles, marbrures, respiration irrégulière.

Sources : formulaires CRDS du MSSS (section « Alertes cliniques ») et fiches du site (bloc 🚩 Signaux d’alarme).