Dr H. SRV

Fiches › Gynécologie et santé sexuelle

Dysménorrhée et douleur pelvienne

Gynécologie et santé sexuelle⚠︎ Points à vérifier

⚠️ Fiche en cours de révision : certains points, dont des doses, n'ont pas encore été validés par l'auteur (voir la liste). Confirmer avec une source officielle ou le guide de votre établissement.

En bref : Devant une douleur pelvienne aiguë, on commence toujours par un test de grossesse, puis on recherche une urgence (GEU, torsion, AIP/abcès tubo-ovarien, appendicite). La dysménorrhée primaire se traite par un AINS commencé dès le début des règles (3 cycles avant de conclure à un échec), avec ou sans contraceptif hormonal. Une dysménorrhée secondaire (début tardif, dyspareunie, dyschézie, ménorragie) fait penser à l'endométriose ou à l'adénomyose.

🩺 Au chevet

🚩 Signaux d'alarme : diriger vers l'urgence ou consulter rapidement

  • Douleur pelvienne avec β-hCG positive sans grossesse intra-utérine connue, saignement ou douleur à l'épaule (grossesse ectopique) : urgence.
  • Instabilité hémodynamique, défense ou signes de péritonite : 911.
  • Douleur brutale avec nausées et masse annexielle (torsion, même si Doppler normal) : urgence (gynécologie de garde).
  • Fièvre, sensibilité annexielle ou à la mobilisation du col avec atteinte de l'état général ou masse (abcès tubo-ovarien) : urgence.
  • Douleur migrant en fosse iliaque droite avec anorexie (appendicite) : urgence.
  • Masse annexielle complexe ou chez la femme ménopausée : consultation rapide en gynéco-oncologie.

📨 Référer : CRDS gynécologie (priorités A à E) · 🚩 Alertes cliniques : urgence

Douleur pelvienne aiguë

β-hCG positive

β-hCG négative

Oui

Non

Douleur pelvienne aiguë

β-hCG, signes vitaux,
examen abdominal et pelvien

Écho endovaginale :
exclure une GEU
(voir Complications de la grossesse)

Instable, défense
ou péritonite ?

Réanimation
Gynécologie ou chirurgie STAT

Écho pelvienne avec Doppler
FSC, analyse d'urine,
TAAN chlamydia-gonorrhée

Masse annexielle + douleur brutale
→ torsion : gynécologie urgente

Fièvre, sensibilité annexielle
ou à la mobilisation du col
→ AIP ou abcès tubo-ovarien

Kyste hémorragique ou rompu,
endométriome, léiomyome

Cause non gynécologique :
appendicite, colique néphrétique,
diverticulite, IU

Diagnostic Indices
Grossesse ectopique β-hCG positive, aucune GIU à l'écho, saignement, douleur à l'épaule
Torsion annexielle Douleur brutale, nausées, masse ou kyste > 5 cm. Un Doppler normal n'exclut pas la torsion
AIP Sensibilité à la mobilisation du col, annexielle ou utérine ; leucorrhée ; fièvre
Kyste rompu ou hémorragique Douleur brutale, souvent en milieu de cycle ou après un rapport ; liquide libre
Appendicite Douleur périombilicale qui migre en FID, anorexie

Dysménorrhée : primaire ou secondaire

Primaire Secondaire
Début 6 mois à 2 ans après la ménarche Souvent dans la vingtaine ou plus tard, s'aggrave avec l'âge
Douleur Crampes qui commencent quelques heures avant les règles et durent 48–72 h ; nausées, céphalée, selles molles Douleur qui précède les règles, se prolonge, ou douleur pelvienne chronique
Signes associés Examen normal Dyspareunie, saignements anormaux, infertilité, nodularité des utérosacrés, utérus fixe ou augmenté
Investigation Aucune si le tableau est typique Écho pelvienne (endovaginale), dépistage des ITSS, cytologie à jour

Triades à retenir (perles de Dr H.)

Traitement de la dysménorrhée primaire

Option Posologie ou détail
Naproxène sodique 550 mg PO puis 275 mg q6–8 h (max 1 375 mg/j), dès le début des règles ou des symptômes, pendant 2–3 jours
Ibuprofène 400 mg PO q4–6 h (max 1 200 mg/j sans ordonnance, 2 400 mg/j sur ordonnance)
Acide méfénamique 500 mg puis 250 mg q6 h
Contraception hormonale COC (y compris en continu), SIU-LNG 52 mg, progestatif seul : 1re ligne si contraception désirée ou si les AINS échouent
Non pharmacologique Chaleur locale, activité physique, TENS

Endométriose (prise en charge de 1re ligne)

⚠️ Mis à jour (SOGC No. 449, 2024) : la SOGC insiste sur un diagnostic clinique et échographique précoce pour réduire le délai diagnostique (souvent 7–10 ans), plutôt que d'attendre une confirmation chirurgicale (détails non vérifiés en ligne : texte intégral payant).

Pièges et perles

💡 Les AINS sont plus efficaces s'ils sont commencés avant que la douleur s'installe.

Voir aussi

Références