En bref : On dépiste (PHQ-9, GDS, Cornell si démence), on confirme le diagnostic (SIG E CAPS), on évalue le risque suicidaire et on exclut un délirium, une cause médicale ou un trouble bipolaire. Selon CANMAT 2023, la psychothérapie (TCC, TIP, activation comportementale) et un antidépresseur de 1re ligne sont tous deux de 1re intention ; on évalue la réponse à 2–4 semaines, puis on optimise, change ou potentialise (aripiprazole, brexpiprazole en 1re ligne). On maintient 6–12 mois après la rémission, ≥ 2 ans si risque de récidive.
🩺 Au chevet
🚩 Signaux d'alarme
- Idées suicidaires avec plan, moyens, intention ; ATCD de tentatives, alcool, isolement, homme âgé.
- Psychose ; ATCD (hypo)maniaques (antidépresseur seul à éviter).
- Délirium hypoactif qui imite la dépression.
- Syndrome sérotoninergique (agitation, clonus, hyperthermie) ; hyponatrémie chez l'âgé.
✅ À faire maintenant
- Confirmer l'EDM (SIG E CAPS, ≥ 5 symptômes ≥ 2 semaines) ; PHQ-9, GDS-15 ou Cornell si démence.
- Évaluation clinique structurée du risque suicidaire et plan de sécurité.
- CAM ; causes médicales : TSH, B12, calcium, FSC, médicaments (corticostéroïdes), alcool.
- ECG si citalopram/escitalopram et facteurs de QT.
💊 Premières ordonnances
- Psychothérapie (TCC, TIP, activation comportementale) et/ou antidépresseur de 1re ligne.
- Sertraline 25–50 → 50–200 mg PO die ; escitalopram 5–10 → 10–20 mg PO die (10 si ≥ 65 ans).
- Insomnie, perte d'appétit : mirtazapine 7,5–15 → 15–45 mg PO HS.
- Âgé : la moitié de la dose ; éviter paroxétine et tricycliques.
- Réponse à 2–4 semaines ; potentialisation : aripiprazole 2–15 mg PO die ou brexpiprazole 1–3 mg PO die.
📞 Appeler / référer si
- Risque suicidaire élevé ou psychose : psychiatrie, surveillance, retrait des moyens ; P-38 si danger grave et immédiat.
- Échec de ≥ 2 essais : psychiatrie (ECT, SMTr, eskétamine).
- Suivi à 1–2 semaines ; Na à 2–4 semaines chez l'âgé.
📨 Référer : CRDS psychiatrie (priorités A à E) · 🚩 Alertes cliniques : urgence
🧮 Calculateur
🔗 Ressources et raisonnement
📘 Protocoles INESSS — Ajustement des antidépresseurs
📞 Consulter CRDS — Psychiatrie adulte · Urgente : consultation intrahospitalière · semi-urgente : intrahospitalière ou externe · élective : en externe
Diagnostic
- Épisode dépressif majeur : ≥ 5 symptômes pendant ≥ 2 semaines, dont humeur dépressive ou perte d'intérêt, avec atteinte fonctionnelle.
- Mnémotechnique SIG E CAPS (perle de Dr H.) : Sommeil (insomnie ou hypersomnie), Intérêt diminué, Guilt (culpabilité), Énergie, Concentration, Appétit, Psychomoteur (agitation ou ralentissement), Suicide, plus l'humeur.
| Outil | Usage | Seuil |
|---|---|---|
| PHQ-9 | Dépistage et suivi | ≥ 10 : dépression probable ; 20–27 sévère |
| GDS-15 (gériatrie) | Personne âgée sans démence importante | ≥ 5 : à évaluer |
| Échelle de Cornell | Démence (entrevue patient + soignant) | ≥ 10 probable ; ≥ 18 dépression majeure |
| HADS, BDI-II | Patients médicaux, post-SCA | Selon l'outil |
Évaluation hospitalière
- Délirium hypoactif et apathie de la démence imitent la dépression : CAM avant de conclure.
- Causes médicales : hypothyroïdie, B12, hypercalcémie, anémie, apnée du sommeil, cancer (pancréas), AVC, Parkinson, corticostéroïdes, interféron, alcool et sevrage.
- Bipolarité : ATCD d'épisodes (hypo)maniaques, ATCD familial, psychose : un antidépresseur seul est à éviter.
- Risque suicidaire : idées, plan, moyens, intention, ATCD de tentatives, alcool, isolement, maladie grave, homme âgé. SAD PERSONS est un aide-mémoire, mais ne prédit pas le risque : faire une évaluation clinique structurée et un plan de sécurité.
⚠️ Risque suicidaire élevé ou psychose : psychiatrie, surveillance, retrait des moyens ; au Québec, la garde préventive (P-38) est possible si danger grave et immédiat.
Prise en charge (CANMAT 2023)
- Léger : psychoéducation, autogestion, exercice (1re ligne), psychothérapie (TCC, TIP, activation comportementale) ; antidépresseur selon la préférence.
- Modéré à sévère : antidépresseur ± psychothérapie (combinaison supérieure à chacun seul).
- Sévère avec psychose : antidépresseur + antipsychotique ; ECT en 1re ligne pour la dépression sévère.
Choix de l'antidépresseur
| Molécule | Dose initiale → cible (mg/j) | Profil |
|---|---|---|
| Sertraline | 25–50 → 50–200 | Cardiopathie (post-SCA), bonne efficacité |
| Escitalopram | 5–10 → 10–20 (10 si ≥ 65 ans) | Bien toléré ; QT |
| Citalopram | 10–20 → 20–40 (max 20 si ≥ 65 ans) | QT dose-dépendant |
| Fluoxétine | 10–20 → 20–60 | Longue demi-vie ; activateur ; interactions 2D6 |
| Paroxétine | 10–20 → 20–50 | Anticholinergique, sevrage marqué : éviter chez l'âgé |
| Venlafaxine XR | 37,5–75 → 75–225 | Douleur, anxiété ; HTA à haute dose |
| Desvenlafaxine | 50 → 50–100 | Peu d'interactions |
| Duloxétine | 30 → 60–120 | Douleur chronique, neuropathie |
| Mirtazapine | 7,5–15 → 15–45 HS | Insomnie, perte d'appétit, peu d'effets sexuels ; gain de poids |
| Bupropion XL | 150 → 150–300 | Fatigue, tabagisme, pas d'effet sexuel ni de prise de poids ; CI si convulsions, anorexie |
| Vortioxétine | 5–10 → 10–20 | Dysfonction cognitive, peu d'effets sexuels ; nausées |
| Trazodone (2e ligne) | 150–300 en dépression | Surtout utilisée à faible dose pour le sommeil |
| Quétiapine XR (2e ligne) | 150–300 | Sédation, métabolique |
- Spécificateurs : détresse anxieuse → ISRS/IRSN ; insomnie → mirtazapine ; douleur → duloxétine ; cognition → vortioxétine ; ralentissement, fatigue → bupropion ; caractéristiques mixtes → lurasidone.
- Supériorité modeste (méta-analyses, CANMAT) : escitalopram, sertraline, mirtazapine, venlafaxine, vortioxétine (et agomélatine, non disponible au Canada).
- Personne âgée : commencer à la moitié de la dose, titrer lentement ; privilégier sertraline, escitalopram, mirtazapine, vortioxétine. Éviter paroxétine et tricycliques (anticholinergiques, chutes, QT).
- Post-SCA : dépister ; ISRS (sertraline) ou TCC ; pas de tricycliques.
Réponse insuffisante
| Potentialisation (CANMAT 2023) | Dose | Ligne |
|---|---|---|
| Aripiprazole | 2–15 mg/j | 1re |
| Brexpiprazole | 1–3 mg/j | 1re |
| Bupropion | 150–300 mg/j | 2e |
| Mirtazapine | 15–45 mg/j | 2e |
| Quétiapine XR | 150–300 mg/j | 2e |
| Rispéridone | 1–3 mg/j | 2e |
| Lithium | 600–1200 mg/j (taux sériques) | 2e |
| Liothyronine (T3) | 25–50 µg/j | 2e |
| Eskétamine intranasale, kétamine IV, cariprazine, modafinil, olanzapine | Milieu spécialisé ou selon monographie | 2e |
⚠️ Mis à jour (CANMAT, 2023) : la quétiapine et la rispéridone passent de 1re à 2e ligne en potentialisation ; l'eskétamine et la cariprazine sont ajoutées en 2e ligne ; la psychothérapie est 1re ligne au même titre que la pharmacothérapie ; l'exercice est 1re ligne en monothérapie pour la dépression légère.
- Changer plutôt que potentialiser si : 1er essai, intolérance, non-réponse franche (< 25 %), maladie moins sévère, préférence. Potentialiser si : ≥ 2 essais, bonne tolérance, réponse partielle, symptômes résiduels ciblables, dépression sévère.
Changer d'antidépresseur
| De → vers | Méthode |
|---|---|
| ISRS/IRSN → autre ISRS/IRSN | Passage direct (doses faibles) ou sevrage croisé sur 1–2 semaines |
| ISRS/IRSN ↔ mirtazapine ou bupropion | Sevrage croisé |
| Fluoxétine → autre | Arrêt ; débuter le nouvel agent à faible dose (demi-vie longue, risque sérotoninergique) |
| Tout agent → IMAO | Arrêt et attendre 5 demi-vies (5 semaines après la fluoxétine) |
| IMAO → tout agent | Attendre 14 jours (2 jours pour le moclobémide) |
- Surveiller le syndrome sérotoninergique (agitation, tremblements, clonus, hyperréflexie, hyperthermie, diarrhée) et le syndrome d'arrêt (étourdissements, « chocs électriques », irritabilité), surtout avec paroxétine et venlafaxine.
Suivi et congé
- Revoir à 1–2 semaines (effets indésirables, idées suicidaires surtout < 25 ans), puis q2–4 semaines jusqu'à la rémission ; PHQ-9 à chaque visite.
- Na à 2–4 semaines chez la personne âgée (SIADH aux ISRS/IRSN) ; ECG si citalopram/escitalopram et facteurs de QT.
- Saignement : ISRS + AINS, anticoagulant ou antiplaquettaire → envisager un IPP.
- Au Québec, le PMN INESSS (2024) permet à l'infirmière d'ajuster l'antidépresseur (dépression majeure, TAG, anxiété sociale, panique).
- Arrêt : réduction graduelle sur ≥ 4 semaines (plus long pour paroxétine et venlafaxine).
Pièges et perles
- Un patient hospitalisé « déprimé » est souvent en délirium, en douleur non contrôlée ou en sevrage.
- Hyponatrémie, chutes et saignements : principaux risques des ISRS chez l'âgé.
- Insomnie : traiter la dépression avant d'ajouter une benzodiazépine ; mirtazapine ou trazodone faible dose.
- Dépression dans la démence : non-pharmacologique d'abord ; efficacité des antidépresseurs modeste.
CANMAT 2023 : suivi, durée, arrêt et ajouts
Résumé dans nos mots, d’après : CANMAT 2023
Mesurer pour décider (soins fondés sur la mesure)
- Utiliser une échelle validée à chaque visite (PHQ-9 en 1re ligne), aux 2 à 4 semaines en phase aiguë.
- Amélioration précoce : baisse d’au moins 20 % du score en 2 à 4 semaines. Sans amélioration à 4 semaines, la réponse à 8-12 semaines est peu probable : augmenter la dose ou changer.
- Réponse : baisse d’au moins 50 %. Rémission : PHQ-9 ≤ 4 (HAM-D ≤ 7, MADRS ≤ 10). Regarder aussi les items isolés (p. ex. insomnie résiduelle).
- Phase aiguë d’environ 8 à 16 semaines, jusqu’à la rémission ; phase de maintien de 6 à 24 mois.
- Pas de bilan sanguin de routine ; Na chez les 60 ans et plus ; poids, glycémie et lipides au départ puis aux 6 mois avec un antipsychotique ou un agent qui fait prendre du poids.
Durée du traitement et arrêt
- Poursuivre l’antidépresseur 6 à 12 mois après la rémission ; 2 ans ou plus s’il y a des facteurs de récidive : symptômes résiduels, maltraitance dans l’enfance, épisodes sévères, chroniques ou nombreux, comorbidités, peu de soutien, stresseurs persistants.
- Dépression récurrente ou sévère : ajouter une psychothérapie (TCC, TCC basée sur la pleine conscience) une fois l’état stabilisé, en gardant l’antidépresseur.
- Arrêt : diminuer graduellement sur plusieurs semaines à mois, en espaçant les dernières baisses ; si le traitement a duré moins de 4 semaines, 2 semaines suffisent. La fluoxétine n’a pas besoin d’être diminuée.
- Risque de symptômes d’arrêt (grippe, insomnie, nausées, déséquilibre, sensations « électriques », hyperéveil) : élevé avec paroxétine et venlafaxine ; modéré avec la plupart des ISRS et IRSN ; faible avec fluoxétine, bupropion, mirtazapine et vortioxétine. S’ils sont sévères : revenir à la dose précédente puis diminuer plus lentement, ou passer à la fluoxétine puis la diminuer.
- Les symptômes d’arrêt apparaissent en quelques jours et sont surtout somatiques ; une récidive dépressive est plus tardive.
Réponse insuffisante : ajouter plutôt que changer ?
- Revoir d’abord le diagnostic (bipolarité méconnue), l’observance, les comorbidités (anxiété, TDAH, TUS, apnée du sommeil, hypothyroïdie, anémie) et la dose.
- Changer si aucune réponse ou effets indésirables gênants ; ajouter si réponse partielle et bonne tolérance. CANMAT conseille de penser à l’ajout tôt, dès le 1er ou le 2e essai insuffisant.
- Ajouts de 1re ligne : aripiprazole 2 à 10 mg, brexpiprazole 0,5 à 2 mg. 2e ligne : bupropion 150-450 mg, quétiapine XR 150-300 mg, rispéridone 1-3 mg, olanzapine 2,5-10 mg, lithium (lithémie 0,5-0,8), mirtazapine, modafinil, T3 25-50 mcg, eskétamine intranasale ou kétamine IV (milieu spécialisé).
- Psychothérapie (TCC, thérapie interpersonnelle, activation comportementale) à proposer tôt ; une cure de 12 à 16 séances convient à la plupart.
- Plusieurs échecs : parler de dépression difficile à traiter et viser le fonctionnement et la qualité de vie plutôt que la seule rémission ; envisager la psychiatrie (stimulation magnétique transcrânienne, électroconvulsivothérapie).
Mode de vie
- Exercice supervisé d’intensité faible à modérée, 30 à 40 min, 3 à 4 fois par semaine pendant au moins 9 semaines : 1re ligne en dépression légère, ajout en dépression modérée.
- Luminothérapie (10 000 lux, 30 min le matin) pour la dépression saisonnière ; hygiène du sommeil et TCC-I en ajout.
- Cannabis : non recommandé (efficacité non démontrée, risques).
Choisir l’antidépresseur selon le profil du patient
Résumé dans nos mots, d’après : tableau d’É. Teboul (2017) ; CANMAT 2023
| Situation | À privilégier | À éviter ou prudence |
|---|---|---|
| Fatigue, manque d’énergie | Bupropion, IRSN, vortioxétine | Mirtazapine, quétiapine (sédatifs) |
| Insomnie, besoin d’un effet sédatif | Mirtazapine, quétiapine XR (2e ligne) | Bupropion le soir |
| Crainte du gain de poids | Bupropion, vortioxétine, ISRS (sauf paroxétine), IRSN | Mirtazapine, paroxétine, quétiapine |
| Crainte des effets sexuels | Bupropion, mirtazapine, vortioxétine | ISRS, venlafaxine |
| Veut cesser de fumer | Bupropion | — |
| Oublie souvent des doses | Fluoxétine, vortioxétine (longue demi-vie) | Paroxétine, venlafaxine (sevrage) |
| Risque de surdose intentionnelle | ISRS (escitalopram, sertraline), bupropion avec prudence | Venlafaxine, citalopram, tricycliques |
| Douleur chronique, fibromyalgie, neuropathie | Duloxétine ; venlafaxine 150-225 mg | — |
| Anxiété comorbide (TAG, panique, anxiété sociale) | ISRS, venlafaxine, duloxétine | Bupropion (moins de données) |
| Bouffées de chaleur de la ménopause | Venlafaxine, desvenlafaxine, escitalopram, citalopram | Paroxétine si tamoxifène |
| Polymédication, interactions | Escitalopram, sertraline, desvenlafaxine, mirtazapine | Fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, bupropion (CYP) |
| QT long ou médicaments qui allongent le QT | Sertraline | Citalopram (max 20 mg après 65 ans), escitalopram |
| Grossesse prévue ou en cours | Sertraline, citalopram, escitalopram | Paroxétine |
| Allaitement | Sertraline, paroxétine | Fluoxétine (longue demi-vie) |
| Moins de 18 ans | Fluoxétine, escitalopram, sertraline | Surveiller une bipolarité sous-jacente |
Toujours vérifier la monographie et la couverture RAMQ ; prendre la sertraline avec de la nourriture améliore son absorption, et la duloxétine avec de la nourriture donne moins de nausées.
Fatigue, concentration et motivation résiduelles
Résumé dans nos mots, d’après : outil de P.P. Yale (2017), d’après CANMAT 2016 ; CANMAT 2023
- Chercher d’abord ce qui y contribue : insomnie, apnée du sommeil, hypothyroïdie ou autre cause médicale, alimentation, déconditionnement par l’inactivité, sédation médicamenteuse (essayer de baisser ou de déplacer la dose).
- Premier choix pour les symptômes cognitifs : vortioxétine 10 mg (5 mg après 65 ans), puis 10 à 20 mg après environ 2 semaines.
- Autres options : bupropion (SR 100-400 mg ou XL 150-300 mg le matin), duloxétine 30-120 mg, autre ISRS.
- ⚠️ Le bupropion double environ la concentration de vortioxétine : réduire la dose si on les combine.
Kétamine, eskétamine, psychédéliques : quoi répondre au patient
Résumé dans nos mots, d’après : CANMAT 2023 ; P. Lamanque, FMOQ 2024
- Eskétamine intranasale (approuvée au Canada pour la dépression résistante) et kétamine IV : options de 2e ligne en ajout, en milieu spécialisé seulement. Effet rapide (pic à 24 h) mais rechutes fréquentes après une dose ; des séances répétées sont plus efficaces. Éviter les benzodiazépines le jour du traitement ; ne pas conduire le reste de la journée.
- Psilocybine : encore expérimentale (CANMAT 2023 la classe « à l’étude »). Accès possible seulement par le Programme d’accès spécial de Santé Canada, avec psychothérapie avant, pendant et après. Études surtout en détresse de fin de vie (cancer) : signal favorable mais petits échantillons.
- Exclusions habituelles : psychose (personnelle ou familiale), trouble bipolaire, idées suicidaires actives ; effets possibles : hausse de la TA et du pouls, nausées, céphalées, anxiété.
- Au sans rendez-vous : ne pas prescrire ; informer, déconseiller l’automédication (produits non réglementés) et diriger vers le médecin traitant ou la psychiatrie.
Références
- Lam RW et coll. CANMAT 2023 Update on Clinical Guidelines for Management of Major Depressive Disorder in Adults. Can J Psychiatry. 2024;69(9):641-687. (sections ajoutées : suivi, durée, arrêt, ajouts, mode de vie)
- Teboul É. Individualiser le traitement par antidépresseur (tableau), juin 2017.
- Yale P.P. Traitement d’une perte de concentration et des signes d’amotivation (outil clinique, mai 2017), d’après CANMAT 2016.
- Yale P.P., Tourjman V. Traitement de la dépression résistante — stratégies inspirées de CANMAT 2016 (outil clinique, 2016).
- Lamanque P. La thérapie psychédélique pour la souffrance existentielle de fin de vie. FMOQ, Soins palliatifs et aide médicale à mourir, juin 2024.
- CANMAT 2023 Update on Clinical Guidelines for Management of Major Depressive Disorder in Adults (Lam et coll., Can J Psychiatry, 2024)
- Ajustement des antidépresseurs – protocole médical national (INESSS, 2024)
- Screening and Treatment of Depression Following Acute Coronary Syndrome (AAFP, 2019)
- Notes personnelles de Dr H. (Apple Notes) : « CANMAT 2023 », « Dépression » (CANMAT 2016, tableaux de choix, changement d'antidépresseur), « Échelle Cornell », « Depression » (SIG E CAPS, SAD PERSONS), « Dépression après infarctus ».