Dr H. SRV

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Dépression

PsychiatrieFiche révisée · 15 oct. 2026

Voir aussi : INESSS — Ajustement des antidépresseurs

💊 Doses / traitement✉️ Signaler une erreur

En bref : On dépiste (PHQ-9, GDS, Cornell si démence), on confirme le diagnostic (SIG E CAPS), on évalue le risque suicidaire et on exclut un délirium, une cause médicale ou un trouble bipolaire. Selon CANMAT 2023, la psychothérapie (TCC, TIP, activation comportementale) et un antidépresseur de 1re ligne sont tous deux de 1re intention ; on évalue la réponse à 2–4 semaines, puis on optimise, change ou potentialise (aripiprazole, brexpiprazole en 1re ligne). On maintient 6–12 mois après la rémission, ≥ 2 ans si risque de récidive.

🩺 Au chevet

🚩 Signaux d'alarme

  • Idées suicidaires avec plan, moyens, intention ; ATCD de tentatives, alcool, isolement, homme âgé.
  • Psychose ; ATCD (hypo)maniaques (antidépresseur seul à éviter).
  • Délirium hypoactif qui imite la dépression.
  • Syndrome sérotoninergique (agitation, clonus, hyperthermie) ; hyponatrémie chez l'âgé.

✅ À faire maintenant

  • Confirmer l'EDM (SIG E CAPS, ≥ 5 symptômes ≥ 2 semaines) ; PHQ-9, GDS-15 ou Cornell si démence.
  • Évaluation clinique structurée du risque suicidaire et plan de sécurité.
  • CAM ; causes médicales : TSH, B12, calcium, FSC, médicaments (corticostéroïdes), alcool.
  • ECG si citalopram/escitalopram et facteurs de QT.

💊 Premières ordonnances

  • Psychothérapie (TCC, TIP, activation comportementale) et/ou antidépresseur de 1re ligne.
  • Sertraline 25–50 → 50–200 mg PO die ; escitalopram 5–10 → 10–20 mg PO die (10 si ≥ 65 ans).
  • Insomnie, perte d'appétit : mirtazapine 7,5–15 → 15–45 mg PO HS.
  • Âgé : la moitié de la dose ; éviter paroxétine et tricycliques.
  • Réponse à 2–4 semaines ; potentialisation : aripiprazole 2–15 mg PO die ou brexpiprazole 1–3 mg PO die.

📞 Appeler / référer si

  • Risque suicidaire élevé ou psychose : psychiatrie, surveillance, retrait des moyens ; P-38 si danger grave et immédiat.
  • Échec de ≥ 2 essais : psychiatrie (ECT, SMTr, eskétamine).
  • Suivi à 1–2 semaines ; Na à 2–4 semaines chez l'âgé.

📨 Référer : CRDS psychiatrie (priorités A à E) · 🚩 Alertes cliniques : urgence

🧮 Calculateur

🔗 Ressources et raisonnement

📘 Protocoles INESSS — Ajustement des antidépresseurs

📞 Consulter CRDS — Psychiatrie adulte · Urgente : consultation intrahospitalière · semi-urgente : intrahospitalière ou externe · élective : en externe

Diagnostic

  • Épisode dépressif majeur : ≥ 5 symptômes pendant ≥ 2 semaines, dont humeur dépressive ou perte d'intérêt, avec atteinte fonctionnelle.
  • Mnémotechnique SIG E CAPS (perle de Dr H.) : Sommeil (insomnie ou hypersomnie), Intérêt diminué, Guilt (culpabilité), Énergie, Concentration, Appétit, Psychomoteur (agitation ou ralentissement), Suicide, plus l'humeur.
Outil Usage Seuil
PHQ-9 Dépistage et suivi ≥ 10 : dépression probable ; 20–27 sévère
GDS-15 (gériatrie) Personne âgée sans démence importante ≥ 5 : à évaluer
Échelle de Cornell Démence (entrevue patient + soignant) ≥ 10 probable ; ≥ 18 dépression majeure
HADS, BDI-II Patients médicaux, post-SCA Selon l'outil

Évaluation hospitalière

  • Délirium hypoactif et apathie de la démence imitent la dépression : CAM avant de conclure.
  • Causes médicales : hypothyroïdie, B12, hypercalcémie, anémie, apnée du sommeil, cancer (pancréas), AVC, Parkinson, corticostéroïdes, interféron, alcool et sevrage.
  • Bipolarité : ATCD d'épisodes (hypo)maniaques, ATCD familial, psychose : un antidépresseur seul est à éviter.
  • Risque suicidaire : idées, plan, moyens, intention, ATCD de tentatives, alcool, isolement, maladie grave, homme âgé. SAD PERSONS est un aide-mémoire, mais ne prédit pas le risque : faire une évaluation clinique structurée et un plan de sécurité.

    ⚠️ Risque suicidaire élevé ou psychose : psychiatrie, surveillance, retrait des moyens ; au Québec, la garde préventive (P-38) est possible si danger grave et immédiat.

Prise en charge (CANMAT 2023)

  • Léger : psychoéducation, autogestion, exercice (1re ligne), psychothérapie (TCC, TIP, activation comportementale) ; antidépresseur selon la préférence.
  • Modéré à sévère : antidépresseur ± psychothérapie (combinaison supérieure à chacun seul).
  • Sévère avec psychose : antidépresseur + antipsychotique ; ECT en 1re ligne pour la dépression sévère.

Choix de l'antidépresseur

Molécule Dose initiale → cible (mg/j) Profil
Sertraline 25–50 → 50–200 Cardiopathie (post-SCA), bonne efficacité
Escitalopram 5–10 → 10–20 (10 si ≥ 65 ans) Bien toléré ; QT
Citalopram 10–20 → 20–40 (max 20 si ≥ 65 ans) QT dose-dépendant
Fluoxétine 10–20 → 20–60 Longue demi-vie ; activateur ; interactions 2D6
Paroxétine 10–20 → 20–50 Anticholinergique, sevrage marqué : éviter chez l'âgé
Venlafaxine XR 37,5–75 → 75–225 Douleur, anxiété ; HTA à haute dose
Desvenlafaxine 50 → 50–100 Peu d'interactions
Duloxétine 30 → 60–120 Douleur chronique, neuropathie
Mirtazapine 7,5–15 → 15–45 HS Insomnie, perte d'appétit, peu d'effets sexuels ; gain de poids
Bupropion XL 150 → 150–300 Fatigue, tabagisme, pas d'effet sexuel ni de prise de poids ; CI si convulsions, anorexie
Vortioxétine 5–10 → 10–20 Dysfonction cognitive, peu d'effets sexuels ; nausées
Trazodone (2e ligne) 150–300 en dépression Surtout utilisée à faible dose pour le sommeil
Quétiapine XR (2e ligne) 150–300 Sédation, métabolique
  • Spécificateurs : détresse anxieuse → ISRS/IRSN ; insomnie → mirtazapine ; douleur → duloxétine ; cognition → vortioxétine ; ralentissement, fatigue → bupropion ; caractéristiques mixtes → lurasidone.
  • Supériorité modeste (méta-analyses, CANMAT) : escitalopram, sertraline, mirtazapine, venlafaxine, vortioxétine (et agomélatine, non disponible au Canada).
  • Personne âgée : commencer à la moitié de la dose, titrer lentement ; privilégier sertraline, escitalopram, mirtazapine, vortioxétine. Éviter paroxétine et tricycliques (anticholinergiques, chutes, QT).
  • Post-SCA : dépister ; ISRS (sertraline) ou TCC ; pas de tricycliques.

Réponse insuffisante

Oui

Non

Oui

Non ou intolérance

Oui

Non

Antidépresseur de 1re ligne
dose thérapeutique

Amélioration ≥ 20 %
à 2-4 semaines ?

Poursuivre 6-8 semaines
de plus

Vérifier adhésion, dose,
comorbidités, diagnostic

Optimiser la dose
si bien toléré

Réponse partielle
et bonne tolérance ?

Potentialiser :
aripiprazole, brexpiprazole
2e ligne : bupropion, mirtazapine,
lithium, quétiapine XR, T3

Changer : autre mécanisme
ou molécule à efficacité supérieure

Rémission ?

Maintenir 6-12 mois
≥ 2 ans si facteurs de récidive

Échec de ≥ 2 essais :
psychiatrie, ECT, SMTr,
eskétamine intranasale

Potentialisation (CANMAT 2023) Dose Ligne
Aripiprazole 2–15 mg/j 1re
Brexpiprazole 1–3 mg/j 1re
Bupropion 150–300 mg/j 2e
Mirtazapine 15–45 mg/j 2e
Quétiapine XR 150–300 mg/j 2e
Rispéridone 1–3 mg/j 2e
Lithium 600–1200 mg/j (taux sériques) 2e
Liothyronine (T3) 25–50 µg/j 2e
Eskétamine intranasale, kétamine IV, cariprazine, modafinil, olanzapine Milieu spécialisé ou selon monographie 2e

⚠️ Mis à jour (CANMAT, 2023) : la quétiapine et la rispéridone passent de 1re à 2e ligne en potentialisation ; l'eskétamine et la cariprazine sont ajoutées en 2e ligne ; la psychothérapie est 1re ligne au même titre que la pharmacothérapie ; l'exercice est 1re ligne en monothérapie pour la dépression légère.

  • Changer plutôt que potentialiser si : 1er essai, intolérance, non-réponse franche (< 25 %), maladie moins sévère, préférence. Potentialiser si : ≥ 2 essais, bonne tolérance, réponse partielle, symptômes résiduels ciblables, dépression sévère.

Changer d'antidépresseur

De → vers Méthode
ISRS/IRSN → autre ISRS/IRSN Passage direct (doses faibles) ou sevrage croisé sur 1–2 semaines
ISRS/IRSN ↔ mirtazapine ou bupropion Sevrage croisé
Fluoxétine → autre Arrêt ; débuter le nouvel agent à faible dose (demi-vie longue, risque sérotoninergique)
Tout agent → IMAO Arrêt et attendre 5 demi-vies (5 semaines après la fluoxétine)
IMAO → tout agent Attendre 14 jours (2 jours pour le moclobémide)
  • Surveiller le syndrome sérotoninergique (agitation, tremblements, clonus, hyperréflexie, hyperthermie, diarrhée) et le syndrome d'arrêt (étourdissements, « chocs électriques », irritabilité), surtout avec paroxétine et venlafaxine.

Suivi et congé

  • Revoir à 1–2 semaines (effets indésirables, idées suicidaires surtout < 25 ans), puis q2–4 semaines jusqu'à la rémission ; PHQ-9 à chaque visite.
  • Na à 2–4 semaines chez la personne âgée (SIADH aux ISRS/IRSN) ; ECG si citalopram/escitalopram et facteurs de QT.
  • Saignement : ISRS + AINS, anticoagulant ou antiplaquettaire → envisager un IPP.
  • Au Québec, le PMN INESSS (2024) permet à l'infirmière d'ajuster l'antidépresseur (dépression majeure, TAG, anxiété sociale, panique).
  • Arrêt : réduction graduelle sur ≥ 4 semaines (plus long pour paroxétine et venlafaxine).

Pièges et perles

  • Un patient hospitalisé « déprimé » est souvent en délirium, en douleur non contrôlée ou en sevrage.
  • Hyponatrémie, chutes et saignements : principaux risques des ISRS chez l'âgé.
  • Insomnie : traiter la dépression avant d'ajouter une benzodiazépine ; mirtazapine ou trazodone faible dose.
  • Dépression dans la démence : non-pharmacologique d'abord ; efficacité des antidépresseurs modeste.

CANMAT 2023 : suivi, durée, arrêt et ajouts

Résumé dans nos mots, d’après : CANMAT 2023

Mesurer pour décider (soins fondés sur la mesure)

  • Utiliser une échelle validée à chaque visite (PHQ-9 en 1re ligne), aux 2 à 4 semaines en phase aiguë.
  • Amélioration précoce : baisse d’au moins 20 % du score en 2 à 4 semaines. Sans amélioration à 4 semaines, la réponse à 8-12 semaines est peu probable : augmenter la dose ou changer.
  • Réponse : baisse d’au moins 50 %. Rémission : PHQ-9 ≤ 4 (HAM-D ≤ 7, MADRS ≤ 10). Regarder aussi les items isolés (p. ex. insomnie résiduelle).
  • Phase aiguë d’environ 8 à 16 semaines, jusqu’à la rémission ; phase de maintien de 6 à 24 mois.
  • Pas de bilan sanguin de routine ; Na chez les 60 ans et plus ; poids, glycémie et lipides au départ puis aux 6 mois avec un antipsychotique ou un agent qui fait prendre du poids.

Durée du traitement et arrêt

  • Poursuivre l’antidépresseur 6 à 12 mois après la rémission ; 2 ans ou plus s’il y a des facteurs de récidive : symptômes résiduels, maltraitance dans l’enfance, épisodes sévères, chroniques ou nombreux, comorbidités, peu de soutien, stresseurs persistants.
  • Dépression récurrente ou sévère : ajouter une psychothérapie (TCC, TCC basée sur la pleine conscience) une fois l’état stabilisé, en gardant l’antidépresseur.
  • Arrêt : diminuer graduellement sur plusieurs semaines à mois, en espaçant les dernières baisses ; si le traitement a duré moins de 4 semaines, 2 semaines suffisent. La fluoxétine n’a pas besoin d’être diminuée.
  • Risque de symptômes d’arrêt (grippe, insomnie, nausées, déséquilibre, sensations « électriques », hyperéveil) : élevé avec paroxétine et venlafaxine ; modéré avec la plupart des ISRS et IRSN ; faible avec fluoxétine, bupropion, mirtazapine et vortioxétine. S’ils sont sévères : revenir à la dose précédente puis diminuer plus lentement, ou passer à la fluoxétine puis la diminuer.
  • Les symptômes d’arrêt apparaissent en quelques jours et sont surtout somatiques ; une récidive dépressive est plus tardive.

Réponse insuffisante : ajouter plutôt que changer ?

  • Revoir d’abord le diagnostic (bipolarité méconnue), l’observance, les comorbidités (anxiété, TDAH, TUS, apnée du sommeil, hypothyroïdie, anémie) et la dose.
  • Changer si aucune réponse ou effets indésirables gênants ; ajouter si réponse partielle et bonne tolérance. CANMAT conseille de penser à l’ajout tôt, dès le 1er ou le 2e essai insuffisant.
  • Ajouts de 1re ligne : aripiprazole 2 à 10 mg, brexpiprazole 0,5 à 2 mg. 2e ligne : bupropion 150-450 mg, quétiapine XR 150-300 mg, rispéridone 1-3 mg, olanzapine 2,5-10 mg, lithium (lithémie 0,5-0,8), mirtazapine, modafinil, T3 25-50 mcg, eskétamine intranasale ou kétamine IV (milieu spécialisé).
  • Psychothérapie (TCC, thérapie interpersonnelle, activation comportementale) à proposer tôt ; une cure de 12 à 16 séances convient à la plupart.
  • Plusieurs échecs : parler de dépression difficile à traiter et viser le fonctionnement et la qualité de vie plutôt que la seule rémission ; envisager la psychiatrie (stimulation magnétique transcrânienne, électroconvulsivothérapie).

Mode de vie

  • Exercice supervisé d’intensité faible à modérée, 30 à 40 min, 3 à 4 fois par semaine pendant au moins 9 semaines : 1re ligne en dépression légère, ajout en dépression modérée.
  • Luminothérapie (10 000 lux, 30 min le matin) pour la dépression saisonnière ; hygiène du sommeil et TCC-I en ajout.
  • Cannabis : non recommandé (efficacité non démontrée, risques).

Choisir l’antidépresseur selon le profil du patient

Résumé dans nos mots, d’après : tableau d’É. Teboul (2017) ; CANMAT 2023

SituationÀ privilégierÀ éviter ou prudence
Fatigue, manque d’énergieBupropion, IRSN, vortioxétineMirtazapine, quétiapine (sédatifs)
Insomnie, besoin d’un effet sédatifMirtazapine, quétiapine XR (2e ligne)Bupropion le soir
Crainte du gain de poidsBupropion, vortioxétine, ISRS (sauf paroxétine), IRSNMirtazapine, paroxétine, quétiapine
Crainte des effets sexuelsBupropion, mirtazapine, vortioxétineISRS, venlafaxine
Veut cesser de fumerBupropion—
Oublie souvent des dosesFluoxétine, vortioxétine (longue demi-vie)Paroxétine, venlafaxine (sevrage)
Risque de surdose intentionnelleISRS (escitalopram, sertraline), bupropion avec prudenceVenlafaxine, citalopram, tricycliques
Douleur chronique, fibromyalgie, neuropathieDuloxétine ; venlafaxine 150-225 mg—
Anxiété comorbide (TAG, panique, anxiété sociale)ISRS, venlafaxine, duloxétineBupropion (moins de données)
Bouffées de chaleur de la ménopauseVenlafaxine, desvenlafaxine, escitalopram, citalopramParoxétine si tamoxifène
Polymédication, interactionsEscitalopram, sertraline, desvenlafaxine, mirtazapineFluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, bupropion (CYP)
QT long ou médicaments qui allongent le QTSertralineCitalopram (max 20 mg après 65 ans), escitalopram
Grossesse prévue ou en coursSertraline, citalopram, escitalopramParoxétine
AllaitementSertraline, paroxétineFluoxétine (longue demi-vie)
Moins de 18 ansFluoxétine, escitalopram, sertralineSurveiller une bipolarité sous-jacente

Toujours vérifier la monographie et la couverture RAMQ ; prendre la sertraline avec de la nourriture améliore son absorption, et la duloxétine avec de la nourriture donne moins de nausées.

Fatigue, concentration et motivation résiduelles

Résumé dans nos mots, d’après : outil de P.P. Yale (2017), d’après CANMAT 2016 ; CANMAT 2023

  • Chercher d’abord ce qui y contribue : insomnie, apnée du sommeil, hypothyroïdie ou autre cause médicale, alimentation, déconditionnement par l’inactivité, sédation médicamenteuse (essayer de baisser ou de déplacer la dose).
  • Premier choix pour les symptômes cognitifs : vortioxétine 10 mg (5 mg après 65 ans), puis 10 à 20 mg après environ 2 semaines.
  • Autres options : bupropion (SR 100-400 mg ou XL 150-300 mg le matin), duloxétine 30-120 mg, autre ISRS.
  • ⚠️ Le bupropion double environ la concentration de vortioxétine : réduire la dose si on les combine.

Kétamine, eskétamine, psychédéliques : quoi répondre au patient

Résumé dans nos mots, d’après : CANMAT 2023 ; P. Lamanque, FMOQ 2024

  • Eskétamine intranasale (approuvée au Canada pour la dépression résistante) et kétamine IV : options de 2e ligne en ajout, en milieu spécialisé seulement. Effet rapide (pic à 24 h) mais rechutes fréquentes après une dose ; des séances répétées sont plus efficaces. Éviter les benzodiazépines le jour du traitement ; ne pas conduire le reste de la journée.
  • Psilocybine : encore expérimentale (CANMAT 2023 la classe « à l’étude »). Accès possible seulement par le Programme d’accès spécial de Santé Canada, avec psychothérapie avant, pendant et après. Études surtout en détresse de fin de vie (cancer) : signal favorable mais petits échantillons.
  • Exclusions habituelles : psychose (personnelle ou familiale), trouble bipolaire, idées suicidaires actives ; effets possibles : hausse de la TA et du pouls, nausées, céphalées, anxiété.
  • Au sans rendez-vous : ne pas prescrire ; informer, déconseiller l’automédication (produits non réglementés) et diriger vers le médecin traitant ou la psychiatrie.

Références